lundi 28 juillet 2008
Deux pages arrachées d'un carnet.
Entre des notes sur l'acqua alta et la joie d'être deux.
Sidération et débandade
Interdite. Ce que je suis.
A peine apaisée et trop épuisée pour être venimeuse.
Interdite de ce que je suis. Interdite de ce que je vis.
Le venin s'est tari. Ou bien s'est noyé dans le sang.
Celui trop rouge qui coule dans les courses.
A peine apaisée et trop épuisée par mes débandades. Non, pas celles des foulées dominicales.
Lesquelles aujourd'hui, Ô comble de l'ironie, m'ont valu une coupe.
Clinquant et plastique bleu pour y boire toute ma peine d'être nulle.
La dérision est si belle !
Harassée plus que tout par ces murs que je dresse et contre lesquels je décharne ma vie.
Des murs pour mieux dresser le poing et l'abattre.
Un coup sur eux. un coup sur moi.
L'ire masque si bien l'horizon...
Interdite de...
Le bonheur est-il l'infortuné captif du passé ?
Par Veuve Tarquine
lundi 28 juillet 2008 à 12:39
Tréfonds et sentiments
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jeudi 24 juillet 2008
On va dire que je pinaille mais parfois la lecture des quotidiens, à l'instar de quelqu'un et de sa plume savoureuse, me chagrine parfois...
Libération avait une qualité à mes yeux : c'est de continuer à pondre des titres aussi spirituels que pétillants. Talent dont il convient de saluer d'autant plus la constance que le contenu qu'ils précèdent est de plus en plus improbable !
Je dois cependant avouer qu'aujourd'hui leur accroche « Corrida: Les gradins s’écroulent, les taureaux attaquent » qui trône en tête de site depuis ce matin m'a laissé songeuse... ils attaquent les bougres ? Ah bon ? Où ça ?
Quant au Figaro, je crois que l'un de ses journalistes ignore le sens du mot derechef (adverbe qui, vous l'aurez compris, fait partie de ceux que j'affectionne tout particulièrement).
" Le chef de l'Etat a affirmé jeudi que la France ne signerait pas l'accord de l'OMC dans sa version actuelle. Le commissaire européen au commerce l'a derechef recadré, lui rappelant que c'était l'UE-et non les Etats membres - qui négociait à l'OMC. "
Je croyais benoîtement que not' chefaillon s'était donc fait taper sur les doigts une seconde fois par Monsieur Peter Mandelson mais la lecture de l'article ne fait pas mention de la première... Derechef... cela m'aurait amusé pourtant au moment où la France prend la présidence du Conseil de l'Union européenne ...
Par Veuve Tarquine
jeudi 24 juillet 2008 à 19:58
De bric en vrac
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mercredi 23 juillet 2008
...cela donne " le livre blanc des assureurs ".
Pauvres victimes tellement victimes qu'il faut même les défendre contre elles-même... Et même de leur juges, qu'il vaut mieux — dans l'intérêt des premières — évincer des processus indemnitaires !
" Je ne suis pas un numéro " qu'il disait... et bien grâce à eux vous n'allez bientôt plus être réduit qu'à cela... un numéro... et soyez-en bien certains : le plus petit possible !
Par Veuve Tarquine
mercredi 23 juillet 2008 à 11:45
(non) droit ou (in)justice
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mardi 22 juillet 2008
Matériel nécessaire :
- un petit carnet noir (je suis une grande fidèle
des petits
moleskine lignés)
- un stylo plume (ici un vieux Parker à l'encre
bleu-noir
avec lequel mon père signait mes carnets de notes)
- un casque audio
- un dispositif musical quelconque à la seule
condition
qu'il dispense du Vivaldi sous l'archet de Giuliano Carmignola.
Temps de préparation :
- 10 minutes m'ont suffit pour refouler le succube.
Résultat, sans rature (ne venez pas me dire que la rage est mauvaise inspiratrice !) et — surtout — sans bavure (" couic " qu'il a fait le succube !)
L'appétit qui se coupe. Comme une porte qui claque
Le coeur qui cogne un peu plus fort. Comme un poing que l'on serre.
Une rogne qui monte. Comme une marée qui vous noie.
Trop tard pour aller épuiser mon corps.
Une nuit qui tombe trop tôt. Quand tout à l'heure
je rêvais de bougies.
De l'encre qui coule comme des larmes qui vous rincent.
Ne pas céder, ne pas gâcher.
Carmignola dans les oreilles. Oublier le reste du monde. Et
surtout sa rage. Pour des broutilles. Ou pas. Pour des choses
que je ne sais pas dire. Un stylo et une plume pour biffer ce noir.
Une feuille blanche pour souhaiter de nouveau que les bougies luisent
dans la nuit.
Ralentir ces coups dans ce corps trop vif. Vivaldi pour s'envoler. Pour
faire silence en moi. Pour que sa cadence ne soit plus que celle que
j'entende. Et goûter de nouveau le bonheur d'être
deux.
- Le dîner aux chandelles fut très chouette, merci !
Par Veuve Tarquine
mardi 22 juillet 2008 à 19:35
De bric en vrac
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vendredi 18 juillet 2008
Instant de grâce lisboète : un café sans amertume dans un café d'un autre âge...
Par Veuve Tarquine
vendredi 18 juillet 2008 à 00:55
De bric en vrac
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mercredi 16 juillet 2008
Portrait de blogueurs — dont votre serviteur...
Par Veuve Tarquine
mercredi 16 juillet 2008 à 12:23
Blogs à brac
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mardi 15 juillet 2008
Alors que je m'interrogeais quant à savoir ce que pouvait bien représenter ces azulejos devant lesquels je campais mon canon et ma curiosité, il s'est trouvé quelqu'un qui m'a dessillée en m'annonçant, séance tenante, d'une voix haute, claire et résolue qu'il s'agissait d'une fonderie de formes à chapeaux.
Comme je suis une femme de confiance, je n'ai pas douté un instant de la véracité de cette mâle affirmation...
Et puis, avisant le sourire amusé qui suivait immédiatement celle-ci, j'ai ri à gorge déployée...
J'ai beaucoup ri à Lisbonne...
Par Veuve Tarquine
mardi 15 juillet 2008 à 23:57
Déambulations
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vendredi 11 juillet 2008
Ce matin j'étais dans le métro.
La sangle de l'une de mes sandales s'était rompue.
J'avais aussi un genou qui protestait vigoureusement contre le poids de ma valoche...
Il y avait trop de monde, il faisait chaud et je ne déteste rien que d'emprunter le métropolitain au mois de juillet.
Et pourtant.
La seule chose qui venait à l'esprit c'était de réaliser combien j'étais heureuse.
Ce soir, je dors à Lisbonne.
Pas seule...
Par Veuve Tarquine
vendredi 11 juillet 2008 à 11:04
Tréfonds et sentiments
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