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lundi 31 juillet 2006


Le miroir à l'enfant

Reflet d'un Tarquinou dans un miroir




Pittoresque Tarquinette

Tarquinette à sa mère, trois semaines après l'avoir quitté :

- Oh Maman ! Tu as grandi !!


Tarquinette à sa copine Priscille (sans savoir qu'elle est à portée d'oreille de ladite mère) :

- Ma mère, elle est amoureuse de la technologie !
- Meuh on ne peut pas être amoureuse de ça dit Priscille
- Bah si ! lui rétorque Tarquinette !
- Elle couche même avec son ordinateur !




samedi 29 juillet 2006


" Le jus pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau, guérit la mélancolie qui est noire maladie "

J'ai une foi sans borne dans la science !

Deuil difficile, chute de cheveux, dépit amoureux, prurit anal, quelque soit le problème une seule adresse : la banque d'images de la Bibliothèque interuniversitaire de médecine et d'ontologie.

Et comme un grand discours ne vaut pas mieux qu'un bon cliché, me voilà dorénavant muni du sauf-conduit qui me permettra de vadrouiller tranquillement dans ma vie en cessant de me faire interpeller à tout bout de champs par une conscience aussi tatillone que tyrannique :

Explication du fonctionnement du coeur - cardiologie - 17ème siècle

De motu cordis adversaria analytica
détail du fonctionnement du coeur dessiné en l'an 1698 par le Sieur Pierre Chirac


Remarquez bien que si cela ne suffit pas, il me reste l'intervention chirurgicale, dont j'avoue pourtant que les bénéfices escomptés ne suffisent pas à me convaincre de son impérieuse nécessité...

Trépanation faite à l'aide d'un triploïde garni d'un bouton en forme de manche. - 16ème siècle



Le titre de ce billet « Le jus pressé du pouliot avec du vin, non de l'eau, guérit la mélancolie qui est noire maladie » est un proberbe tiré de la très mal foutue mais très complète base de données du site du Ministère de la Culture.






vendredi 28 juillet 2006


Quand la nuit s'étire...

Il suffit de le réclamer à corps et à cris et le voilà qui fuit.
Alors j'écoute la nuit et je guette la silhouette des moustiques qui viennent se cogner à la lumière de mon écran.
J'essaye de ne pas penser à cette écrasante température, qui m'indiffère assez si ce n'est qu'elle me rappelle 2003. L'année où tout a basculé.
Un moustique vient de prélever sa dîme sur le petit orteil de mon pied droit.
Il me distrait un instant de cette sirène de SAMU que je ne cesse d'entendre retentir.

J'ai menti à tout le monde.
Et d'abord à lui-même.
Tout le monde se rassurait de me voir y croire.
Moi qui en avait tant vu dans mes dossiers de ces hémorragies cérébrales.
Moi qui était la seule à comprendre ce qu'ils me disaient, les termes étaient si compliqués.
Ils savaient pourtant que je savais. Je savais qu'ils savaient.
Ils ne m'ont jamais menti. Et je leur en ai toujours su gré.
Mais personne ne le voyait.
Je n'ai pas travesti la réalité. Simplement, je n'ai pas exprimé les non-dits.
Et déjà j'ai cultivé ma solitude.
Ils voulaient tellement y croire.
Moi aussi. Tellement que je ne voulais même pas briser leur espoir.

J'ai pas partagé ma peine.
Il n'y avait qu'à lui que je savais confier mes chagrins.
Lui il s'en foutait que je sois solide ou non. Il me prenait juste dans ses bras et me serrait à me rompre. Il n'aimait pas voir les gens malheureux. Et moi, moins que quiconque.
J'ai pas partagé ma peine.
Et je sais bien que je ne le ferai jamais.
Je ne suis pas même certaine de savoir encore partager un chagrin quel qu'il soit...
Je ne crois pas.




jeudi 27 juillet 2006


Cardinale et impérative nécessité :

pioncer !



mercredi 26 juillet 2006


Le monde, la postérité, et les nichons de sa mère.

Il fait grand soleil.
Nous déambulons dans un village axonais parfaitement quelconque mais qui est cher à mon cœur.
La petite main de Tarquinou serre ma main gauche.
La petite main de Tarquinette serre ma main droite.
En dépit de la chaleur je n'envisage pas un instant de cesser de tenir leurs menottes qui m'irradient de bonheur.
Tarquinet nous précède d'un pas nonchalant en ne parvenant pas à masquer sa joie d'être ainsi agrégés.

Tarquinette, avec le pittoresque qui la caractérise, me demande alors :

- Maman, parle-moi du monde.

Et moi, en veine d'inspiration, de lui répondre :

- Le monde est très vaste ma chérie et il est peuplé de gens de toute sorte.
- Il y en a qui sont gentils, d'autre qui ne le sont pas.
- Ce ne sont jamais tout à fait les mêmes et parfois ils sont tantôt gentils, tantôt méchants.
- Il y en a qui sont intelligents et d'autres qui ne le sont pas.
- Ce ne sont jamais tout à fait les mêmes car tantôt ils sont bêtes, tantôt ils ne le sont plus.
- Sauf que l'on ne peut jamais être tout à fait bête en étant gentil, parce que la gentillesse c'est toujours une forme d'intelligence. Et il faut être stupide pour ne pas le comprendre !


A ce point de ma déclamation qui, je l'espérai secrètement, passerai à la postérité tarquiniolesque, Tarquinou (4 ans) s'exclame d'un ton joyeux :

- Maman, j'aime bien tes nichons !

Et c'est ainsi que mon beau discours, noyé dans une truculente hilarité a perdu toute illusion de survie pour les générations futures...




mardi 25 juillet 2006


Je ne suis là pour personne...

... hormis mes tarquinets désormais au grand complet !




dimanche 23 juillet 2006


Vrac de photo

Bruland — Pour repos et malades

Refuge à VAIO en devenir...



Tarquinou une main sur le ventre de sa mère

« Y-a un bébé dans ton ventre ? »




samedi 22 juillet 2006


Tarquinou et son doudou.

Tarquinou et son doudou




Radio et sanglots

France Musique ne passe pas aujourd'hui.
Alors juchée sur une échelle, je laisse se déverser une improbable radio locale.
Un morceau de Santana.
Et c'est la débandade.

Ça me prends à la gorge et ça me monte aux yeux.

Il n'y a aucun signe annonciateur.
Quelque soit mon moral ou mes projets, cela ne prévient pas.
Parfois c'est dans un taxi, tantôt sur un parking, souvent sur mon vélo, aujourd'hui sur une échelle.

Simplement cela me terrasse.
J'ai juste le temps d'enfouir la tête dans mes bras.
Et de pleurer à m'en étouffer.

Putain qu'il me manque.
C'est comme s'il était mort hier. 
Comme s'il pouvait encore m'offrir une moquerie comme on offre une fleur
Comme s'il pouvait encore partager ses rires pour mieux offrir sa tendresse.
Comme si je pouvais encore sentir son amour.

Presque trois ans.
A peine quelques jours.





C'est quoi ce truc ?

Tarquinou, interrogatif




Rage ! Enfin !!

Mais comment ai-je pu mettre tant de temps à venir ici ?
Pourquoi donc tant d'atermoiements à foncer chez moi ?
Qu'il me semble pourtant limpide le chemin vu d'ici !

Mais ce soir, même épuisée, je ne pouvais plus attendre.

Je la sentais qui bouillonnait depuis quelques jours.
Je l'humais, je l'attendais.
Je savais qu'elle viendrait et qu'avec elle la secousse qui me tirerait d'affaire, qui m'ouvrirait les yeux.
Qu'elle me manquait ma rage sans laquelle je ne sais pas faire face lorsque ma barque prend de la gîte.

J'ai carré mes mains sur le volant.
J'ai haussé le son et même, Ô fait singulier, chanté à tue-tête.

Retrouver la fraîcheur.
Retrouver l'odeur des thuyas qui baigne la nuit noire.
Retrouver enfin l'impression d'être soi !

Laisser défiler le long des kilomètres les évidences qui soudain se rappellent à moi.
Sans queue ni tête elles s'effrangent, mais j'en saisis parfaitement le sens et l'articulation.

Il est mort ton mari ma cocotte... et personne ne pourra plus jamais t'offrir ce que lui savait te donner.
Oublie cette quiétude, plus jamais tu ne pourras t'imaginer que le bonheur est acquis.
Avec lui tu es morte aussi.
Elle n'existe plus celle des certitudes et des douceurs tranquilles.
Alors je vais les enterrer mes vérités.
Peu importe ce en quoi je croyais. Peu importe ce qui m'importait. Peu importe celle que je pensais être.
Je vais foutre tout cela au panier.

Et dans ta vie entière, ils sont combien ceux que tu croyais aimer, ceux que tu aimais peut-être et qui t'ont laissé aujourd'hui un souvenir qui ne soit pas empreint de leur insignifiance ? Deux... Ton bonhomme et le seul amant avec lequel je n'ai pas pris une hache pour couper définitivement les ponts. Deux c'est peu. C'est la faute à la vie, c'est ce qu'elle m'a laissé de tous les autres après avoir fait son œuvre de digestion, après avoir confronté chacun d'eux à ses petites compromissions qui supportent bien mal l'épreuve du temps.

Je vais retrouver ma maison.
Je vais aller sentir combien ils m'aimaient mes fantômes.
Et forte de leur amour, je vais faire la seule chose pour laquelle il semble que soit douée, bouffer la vie au lieu de me faire bouffer par elle...
Je vais laisser tomber mes démons trop bien nourris de mes certitudes révolues. Je vais laisser tomber mes convictions et avant d'en adopter de nouvelles je vais déjà me hasarder à me faire une idée par moi-même. Moi-même, celle de maintenant. Pas l'ancienne.




vendredi 21 juillet 2006


Ma bouteille à la mer : " session musicale de Saugues "

Un jour dans un billet j'ai écrit « session musicale de Saugues ».
Google est passé, google a indexé et moi j'avais oublié.
Quand aujourd'hui, j'ai reçu un mail.
Un mail parce que quelqu'un a recherché session musicale de Saugues dans une requête et que Google l'a mené nez à nez avec ce billet.
Vincent, en lisant ton mail, j'ai eu les larmes aux yeux.
Je te réponds.
Evidemment !
Et puis aussi Benoît, excuse moi d'être si négligente, j'en suis morte de honte !



Et puis si un jour, on essayait de se revoir ?
Si l'année prochaine au mois de juillet, par exemple, on tentait de se réunir ?



Session musicale de Saugues,
Session musicale de Saugues
Session musicale de Saugues.



Google, aide-moi à les retrouver tous !







Dixon Wilson ou comment clamer sa médiocrité en écrasant le talent !

« Nous avons très récemment découvert avec surprise l'existence d'un site internet de type "weblog" (plus communément appelé blog) dont vous étiez l'auteur, qui comportait des informations, commentaires et descriptions relatifs à votre travail et votre employeur. Bien que les noms des personnes et de l’entreprise soient remplacés par des pseudonymes, il est néanmoins très aisé de vous identifier et par là même de faire le lien avec notre cabinet, certains associés et membres de notre personnel. Vous avez de plus laissé publier votre photographie avec l’adresse de votre site dans le journal Le Parisien (un quotidien à très large diffusion), ce qui rend ce lien encore plus évident.»

Oyez Oyez bonnes gens de la blogandie, écrivaillons à la plume discrète mais alerte, gens de web et de blog, dorénavant planquez tout et surtout votre talent !

Figurez-vous qu'en ce 21ème siècle au numérique flambloyant il se trouve encore quelques employeurs dont l'esprit semble s'être figé à ces temps immémoriaux ou le verbe travailler signifiait n'exister corps et âme que pour le bénéfice de son seigneur et maître !

Négriers ? Que nenni ! Dixon Wilson est bien sous tous rapports. Enfin, il paraît...

Messieurs et Mesdames de chez Dixon Wilson, je vous conseille de n'engager dorénavant que des cadavres... comme cela vous aurez la parfaite certitude que vos employés n'auront pas le droit de vivre. Et encore moins de s'exprimer... C'est si grave !!

Et puis, au point où en sont vos arguments et compte tenu de la hauteur de votre campagne de communication, vous conviendrez vous-même que n'avez plus grand chose à perdre...

A lire séance tenante chez mon confrère Eolas :

Nota bene : comme à cette heure le site de Petite Anglaise, n'est plus accessible à son adresse http://www.petiteanglaise.com, vous pouvez sans aucune restriction consulter le cache google pour vérifier non seulement la qualité de son écriture mais in situ les assertions de son employeur quant aux informations par elle divulguée... c'est proprement édifiant !





Et de 1000 sans même y penser !

Je réalise tout à coup et grâce à un judicieux commentaire de Claire il y a quelques jours, que je viens de publier mon 1000ème billet.

Je vous rassure c'est parfaitement indolore !

Je reconnais qu'il eût été de bon ton de profiter de ce kilo-billet pour  faire de longs développements sur les bénéfices que le vulgum pecum peut retirer à venir gribouiller comme je le fais ses feuillets sur la toile mais franchement si je persiste au delà de mille unités comme c'est devenu le cas à l'heure qu'il est, la démonstration m'en semble d'ores et déjà faite et parfaite !

Je ne sais pas s'il y en aura deux mille mais je n'envisage pas un instant de cesser de vous importuner !





Dotclear 2 mon amour !

Ce n'est un secret pour personne, je n'aime pas les parasites du web qui à défaut d'avoir un quelconque talent, entendent profiter de celui des autres !

Les affres du référencements et la bataille pour sortir vainqueur des requêtes lancées sur les moteurs de recherches nous permettent d'étudier à la loupe les mœurs de ces nouveaux morpions numériques.

La dernière pédiculose en date a pour dessein de profiter de la renommée (plus que méritée) de l'outil que j'utilise pour mes feuillets, c'est à dire dotclear, pour tenter d'attirer sur des pages couvertes de publicités nauséabondes des chalands égarés par des moteurs de recherche abusés.

La solution, outre de dénoncer cette pratique, est de remettre lesdits moteurs dans le droit chemin en indiquant la bonne route à leurs robots qui parcourent nos pages :

« L'adresse Dotclear2 a été cybersquattée, si vous voulez joindre Dotclear 1 ou Dotclear 2, un seul clic : Dotclear2 ! » (en faisant un lien sur l'adresse http://dotclear.net)

Pour plus d'explications, je vous invite à prendre connaissance des billets de :




jeudi 20 juillet 2006


La force et le courage - ou le leurre et le mensonge

S'il y a des qualificatifs que j'exècre c'est bien ceux qui tiennent à l'être.
Ils me semble toujours usurpés. Par principe.
Dites-moi que ma prose vous ravit et je rougirais.
En revanche que l'on me parle de force et de courage et je mordrai.
Je ne sais pas très bien pourquoi.
Sans doute parce que je ne crois pas à la force et au courage.
Leurs adjectifs ne veulent rien dire.
Ils ne sont la projection que ce que l'autre perçoit de vous.
Mais jamais ils ne représentent ce que vous êtes.

Ils sont tellement réducteurs et surtout tellement contradictoires ces compliments que l'on vous sert.
Qu'il est facile d'avoir du courage quand on a perdu père, mère et mari...
Mais se gonfler le jabot de leur survivre presque involontairement n'est-il pas plus odieux ?
En tirer gloire est proprement nauséeux.
C'est alors de ne pas mourrir qui est courageux ?
A moins que pour affronter sa propre mort il ne faille un courage que je n'avais pas.
Parce que j'y ai pensé, une fois...

Quel courage faut-il avoir pour faire le vide autour de soi ?
Quelle force est-elle nécessaire pour cultiver sa colère sans accorder la moindre concession ?
Pour ne pas affronter le regard des autres, leur pitié et même leur générosité j'ai fui comme personne, j'ai fui comme jamais.
Être parfois même incapable de répondre à un courrier, n'est-ce pas plutôt de la lâcheté ?

Le courage serait dans le fait d'élever ses enfants en parlant librement de leur père ?
Voire de continuer à "vivre".
Mais faut-il vraiment de la force pour trouver du plaisir à être dans les bras d'un autre homme ?

Et quelle force faut-il avoir pour ne pas s'avoir s'affranchir de ses propres démons alors même que l'on mesure la bêtise de se laisser gouverner par eux ?
Est-ce donc être forte que de se laisser bouffer par des paniques stériles qu'explique votre passé mais gâchent irrémédiablement votre présent ?

En réalité et même si je force volontairement le trait je crois que force et courage n'ont pas grand chose à voir avec la façon dont on mène sa barque. Il ne sont que l'illusion dont on pare bon gré mal gré le simple fait de continuer à vivre. Parce qu'il faut bien une raison. Parce qu'il faut bien que l'on se souvienne de toutes ces ignominies. Mais pas plus que vivre n'est une fatalité, continuer à vivre n'est pas un exploit... On s'étonne même de retomber dans les mêmes banalités, les mêmes médiocrités — et les mêmes engouements, les mêmes transports et sans doute les même aveuglements.

Il ne faut ni force ni courage pour cela, juste un minimum d'humanité...




mardi 18 juillet 2006


L'alpha et l'oméga. Et quelques iotas hors champs.

Tarquinou, Tarquinou, Tarquinou...




Souveraine et lotophage ou l'improbable illusion.

On a toujours le choix.
On a le choix de ne pas subir.
On a même celui de rester maître de sa vie.
Même face à l'innommable. Je le sais.
Alors parfois, je ferais bien de m'en souvenir plutôt que de laisser mes démons me gouverner.



J'ai nettoyé mon ordinateur.
J'ai vidé mes téléphones portables.



Pour l'heure je laisse sans plus de manière mon épuisement et ma lassitude combattre ma mémoire vive.
Et peu m'importe de savoir ce qu'il ressortira de ce duel.
Je suis bien trop rompue pour m'en préoccuper.

Brisée à nager dans un univers trop incertain pour moi.
Les écheveaux ténébreux font de moi un être si tourmenté qu'il devient intolérable à moi-même.
Alors je ne suis plus.



J'ai nettoyé mon ordinateur.
J'ai vidé mes téléphones portables.



Je vais déjà me souvenir d'où je viens.
Du chemin que j'ai fait.
Mais surtout de ces souffrances qu'on oublie jamais tout à fait.
Alors de ridicule mes paniques vont se couvrir.
Sans doute. Peut-être.



Et puis, Tarquinou avec un à propos qui n'appartient qu'à lui me déclame soudain que je suis « la plus belle des mamans ».
En rajoutant qu'il est mon amoureux.
- Je ne sais plus qui est mon amoureux, Tarquinou.
- Mais je sais que ce ne sera jamais toi.
- Toi tu es bien plus que cela mon amour.



Je vais déjà me souvenir d'où je viens.
Je vais aussi m'emparer de cette insondable lassitude.
Je vais m'y engloutir.
Je vais m'y dérober.
Je vais fuir.
Un instant ou plus longtemps. Je ne sais.
Là il me faut survivre.
Après je réapprendrai à sourire, peut-être à rire, et puis peut-être qu'un jour je saurais vivre loin des énigmes que j'abomine autant qu'elles me minent.
Cela m'est déjà arrivé.
Un temps seulement.



- Oui Tarquinou, je pleure pour papa.
- Je pleure aussi pour lui.






dimanche 16 juillet 2006


Palabres et glace au chocolat

Tarquinou s'exprimant la bouche maculée de glace au chocolat




Phersurvivant !

Sonnez hautbois, résonnez trompettes !

Phersu est vivant !

et déguisé en Pseudo-Geek, rien ne l'arrête !



samedi 15 juillet 2006


Face à face

Un chamois sur le rocher du zoo de Vincennes




Le zoo... ses bonnes résolutions, et ses considérations tant sur l'état domestique que sur l'état sauvage.

un moineau sur le dossier d'une chaise

10 heures 30 : « Tarquinou, même ici, il est beaucoup trop tôt pour s'enfiler une gaufre au Nutella ! J'ai dit en dessert ! »
11 heures 02 : « Tu vois Tarquinou je t'avais bien dit qu'ici se servent les meilleurs gaufres de la place de Paris. Heu... tu penses la finir ta gaufre au Nutella ? »



Des lions ? Heu non, ils ne sont plus là.
Des tigres ? Humm pas visibles.
Des ours, non plus...
Les éléphants... ils sont partis aussi.
« Mais franchement Tarquinou tu as déjà vu des moineaux pareils ?
Des moineaux super star qui viennent te manger dans la main et se poser exactement devant l'appareil de ta mère en présentant leur meilleur profil, tu en as vu souvent hummm ? »



« Doudou ? Ton doudou ? Heu oui il est où Doudou » (oude-oude pour les intimes selon un code hérité des parents qui ne veulent pas prononcer ce mot devant leurs enfants notamment lorsque les premiers ont oublié ce précieux objet !)
« Ah Tarquinou c'est terrible !!! »
« Ton doudou n'est plus domestique du tout ! »
« Tarquinou !!!! Ton doudou est retourné à l'état sauvage !!! »
« Regarde, tu le vois ? C'est lui qui court dans la cage là-bas !! »



Mais que fait ce briquet au fond de mon sac ! Je ne fume plus depuis 32 mois !
« Tarquinou tu viens ? Je vais me boire un café ! (je compense l'envie de nicotine par des rasades de caféine...)
Un briquet... un briquet au fond de mon sac! on aura tout vu !
Putain... je me damnerai pour une clope en ce moment...
« Tarquinou ? Vite je t'offre une glace si tu veux » (d'un strict point de vue diététique, perdu pour perdu : autant se faire plaisir !)
A moment précis une jeune fille devant moi se lève d'un banc et je vois comme au ralenti son paquet de cigarette tomber de sa poche pour se poser doucement devant mes pieds...
— grand moment de silence, d'incertitude et d'envie —
Tarquine avise le paquet de cigarettes chu à terre : des royal menthe !
« Mademoiselle, mademoiselle ? Vous avez perdu votre paquet de cigarette !! »



Et c'est ainsi que Tarquine a quitté l'état sauvage pour avaler un grand crème bien blanc en gavant son petit dernier de glace au cola !
On a les vices qu'on peut...




mercredi 12 juillet 2006


Se requinquer avec un petit bout de zan :

  • Parce qu'elles sont rouges et terriblement séduisantes, commencer le repas par des fraises juteuses et sucrées.
  • Parce qu'elles sont grasses et fondantes, continuer par des crêpes abondamment tartinées de Nutella.
  • Parce qu'on aime cela tous les deux, se gaver ensuite d'une bouillie de Phosphatine cacao
  • Parce qu'on est fous et qu'on s'en fout, terminer par deux énormes bols de pop corn qu'on ne pourra à peine entamer.
  • Parce que c'est blanc et doux, se noyer dans des verres de lait frais.
  • Parce qu'on en crève d'envie tous les deux, se blottir l'un contre l'autre dans le grand lit.
  • Parce qu'il n'y a rien de mieux pour s'oublier, installer devant nous le Vaio pour savourer Les Noces Funèbres de Tim Burton.
  • Et se jeter dans le sommeil comme si ma vie en dépendait...

  • Demain, on mangera bien.
  • Demain, on sera sage.
  • Demain tout ira mieux.
  • J'espère.




La plainte et les deux agneaux

Quand j'ai vu la signature de celui qui le premier ce soir a offert son échine à mes dents carnassières, l'appétit m'en est presque tombé ! Imaginez plutôt : celui-là même dont je suis pétrie d'admiration, dont l'œuvre a fait mes délices et dont le seul reproche est d'avoir mis fin à ce qui constituait mon bonheur quotidien !

Déjà hésitante à dévorer cet agneau dont l'esprit m'a enchanté tant d'année, la gentillesse du second m'a convaincu de cesser là toute velléité belliqueuse à l'endroit de ces proies si charmantes !

Il faut dire qu'un ange gardien a soudain détourné mon courroux de ces gorges si tendrement offertes et que s'est exposé à celui-ci, avec une rare opportunité, une proie dont je n'imaginais qu'elle puisse être d'un tel choix !

Monsieur le compositeur spammeur qui pourrit les blogs pour tenter d'attirer le chaland que sa propre musique fait fuir, je vous remercie d'avoir passé près de trois heures sur ces pages à vous acharner avec une obstination que se dispute votre bêtise béante.

Ne doutez pas un instant que votre œuvre (et vous vous doutez bien que je ne parle pas de votre musique qui n'en est pas) passe à la postérité : vos spams par kilos vont bien vous profiter, mes copies d'écran qui vous réjouissent tant ne vont pas manquer de venir soutenir la plainte que je me m'en vais déposer contre vous dès la première heure demain matin...




mardi 11 juillet 2006


Avis de bourrasque

Ceci est un communiqué officiel à destination des courageux commentateurs qui ont encore la hardiesse de s'aventurer sous mes billets :

Je péte le feu !

Je suis une furie en quête de proies tendres et juteuses !

J'en ai tellement ras le cul de jouer les Pénélope passives et connes alors que le sang bout dans mes veines que je suis prête à dévorer tout cru le premier innocent qui me colle une virgule de travers sous un de mes billets !!

Voilà c'est dit...

Si quelqu'un veut bien se dévouer pour calmer les ardeurs d'une veuve un peu dérangée et complétement affamée, il est bien entendu le bienvenu pour jouer les agneaux sacrificiels !

Et putain que ça fait du bien de jeter sa vindicte sur ces pages ! J'aurais dû jouer à bloquer les IP depuis des lustres... j'y aurais incontestablement gagné une certaine forme de liberté et un indiscutable défoulement !





Parasitisme itératif

Le poux de web qui outre d'être dénué de talent est également dénué d'intelligence continue a étaler son insigne médiocrité céans s'obstinant à commenter par trois fois un billet qui, qui plus est, me tient à coeur...

Comme il semble qu'il soit définitivement perdu à toute forme de discernement, son IP — 84.5.76.196 — est bloqué ici. L'animal essaimant ses crottes sur d'autres blogs, je n'hésite pas un instant à partager cette forme d'identité...

Mise à jour un peu plus tard :

Et j'ai même la preuve en image de l'indigence intellectuelle dont fait preuve ce qui n'est plus un poux mais une vraie tique !

copie d'écran de Spam Clear, un antispam de dotclear
copie d'écran de Spam Clear, un antispam de dotclear
copie d'écran de Spam Clear, un antispam de dotclear
copie d'écran de Spam Clear, un antispam de dotclear




Son et lumière

  • Les bougies ne doivent-elles donc brûler qu'en silence ?




Les murs, qu'on dresse et ceux qu'on contourne ... ou non.

MUR, subst. masc.
A. 1. Ouvrage de maçonnerie vertical (parfois oblique), d'épaisseur et de hauteur variable, formé de pierres, de briques, de moellons superposés et liés par du mortier ou du ciment, et élevé sur une certaine longueur pour constituer le côté d'un bâtiment, enclore ou séparer des espaces, soutenir et supporter des charges.

Battre les murs (fam., vieilli). ,Vaciller d'un côté à l'autre de la rue comme un homme ivre`` (LITTRÉ, DG).
Faire les pieds au mur. Se tenir en équilibre sur les mains, les pieds reposant contre le mur.
Être au pied du mur. Être acculé à prendre une décision, être contraint d'agir.
Être logé entre quatre murs (fam.). Être enfermé, mis en prison.
Être, se trouver le dos au mur. Être dans l'impossibilité de fuir, de reculer, d'échapper à une situation. 
Se cogner, se taper la tête contre les murs. Se désespérer.
C'est à se taper la tête contre les murs/un mur! (fam.). C'est impossible, impensable. Dans quoi nous sommes-nous fourrés! C'est à se taper la tête contre les murs! (TRIOLET, Prem. accroc, 1945, p. 137).

B. 2. Ce qui forme un obstacle infranchissable, ou sépare des personnes, empêche la communication.
Un mur, un mur! Avoir le sentiment que l'on est devant un mur très haut, très lisse, très épais, et que ce mur-là, c'est l'avenir, et qu'on ne peut ni l'escalader, ni le renverser, ni le percer.
DUHAMEL, Confess. min., 1920, p. 104.

Mur d'airain, mur de séparation ou simplement mur. ,Causes qui divisent deux personnes et empêchent qu'elles ne puissent se rapprocher, se réunir. Il y a un mur entre ces deux hommes`` (Ac. 1935).

Mais aussi :
Ce qui protège, isole, défend. Vivre derrière un mur :
. ... il n'est pas d'amants qu'on ne trouve occupés, acharnés à tuer l'amour, tâchant de le borner, de se l'approprier, de lui donner des murs. G. BATAILLE, Exp. int., 1943, p. 213.
Mur de la vie privée. Secret, discrétion qui entoure la vie privée. Franchissons le mur de la vie privée, de la vie la plus privée, celui du cabinet de toilette (HUYGHE, Dialog. avec visible, 1955, p. 42).


Mais moi ce que je redoute et me répète en pleurant ce soir n'est pas même défini par cet article... Aller dans le mur... Aller dans le mur ou pire attendre qu'il vienne à moi sans même me donner l'illusion d'agir ne serait-ce même que pour avancer vers lui. Comme si toute forme de vie autre que végétative m'était interdite. Moi qui ne déteste rien dans la vie que de rester les bras ballants on peut dire que j'ai un don inné pour la souffrance...





Goûter textile

Tarquinou, les dents plantés dans son tee-shirt



piège à robots