mardi 28 février 2006
Dans la même lignée que l'indigent rapport d'une commission clownesque présidée en son temps par Monsieur Benisti, voici maintenant un rapport de l'INSERM préconisant au chapitre de la sûreté publique, le dépistage prédictif de nos bambins dès la crèche !
Parents, vous êtes prévenus, si votre enfants est colérique ou fait montre de froideur, vous êtes peut-être en présence, non pas d'un enfant éventuellement malheureux dont il faudrait s'occuper davantage mais d'un déliquant en puissance dont il faut se méfier !
Evidemment pour le traitement de fond, vous pouvez compter sur Monsieur Sarkozy qui, sans désamparer, entend bien inventorier ces armées de bambins potentiellement nuisibles avec un carnet de comportement pour chacune de nos têtes blondes !
Qu'on se le dise, compte tenu de leur virtuelle dangerosité, les enfants ne sont dorénavant tolérables dans notre société que fichés et drogués !
Quant aux doux rêveurs qui continuent à mettre un soupçon d'espoir dans le développement de nos jeunes générations, ils peuvent aller signer la pétition :
Par Veuve Tarquine
mardi 28 février 2006 à 11:55
(non) droit ou (in)justice
39 commentaires
3 trackbacks
dimanche 26 février 2006
Un café au lait sans lequel mes soirées sont trop
mornes. On a les douceurs qu'on peut.
Le tabac me fait bien depuis deux jours un époustouflant
numéro de séduction mais je n'ai pas plus envie
d'une satisfaction sans lendemain que de me préparer
à une nouvelle rupture. Douces tiges empoisonnées
plus vous me charmez, plus je mesure votre danger...
Un enfant malade dont je me réjouirais presque puisqu'il
constitue un judicieux prétexte pour déroger
à la froideur de mon lit : ce soir ma fiévreuse
Tarquinette dormira avec moi. Tempétueuse qu'elle sera, je
côtoierai terreurs nocturnes et bourrades sans parvenir
à cesser de m'en féliciter. C'est donc que le
moral est bas.
Alors je me me persuade que demain sera différent.
Mais c'est surtout d'hier dont je dois m'efforcer de
détourner le regard. Ce n'est pourtant pas facile d'ignorer
la décennie qui vient de s'écouler quand on
fête les 10 ans de son aîné. De ma vie
d'alors il ne reste quasiment rien. Souvent j'y jette un regard ahuri,
comme si ce n'était pas la mienne, comme si elle
était tellement loin qu'elle était hors
d'atteinte.
Je pourrais faire la morbide chronologie de sa disparation. Le premier
jeudi c'était mon mari. Le samedi suivant mes beaux-parents
vociféraient comme des bêtes dans un appartement
où nuls cris hormis des vagissements n'avaient jamais
retentis. Je comprenais leur chagrin. Je comprends la colère
mais pas la haine et la méchanceté et encore
moins la fausseté de tenter de m'extorquer la promesse
enrobée d'excuses auxquelles nul ne croyait de taire leurs
insultes. Je n'aurais jamais dû prendre le parti d'oublier.
On n'oublie pas qu'un jour on a dû invoquer le souvenir de
son père pour ne pas se lancer dans le vide. Ils l'ont
payé au prix fort et je n'en ai aucun regret,
c'était le prix de ma survie. La suite s'est
délitée avec la même
régularité. Au troisième jeudi, maman
est parti ; alors ma famille a su me montrer avec brio que nul
n'était à l'abri de ces prestations aussi nulles
que dramatiques. D'elle, il ne reste que ma zomozygote, le reste s'est
perdu dans les cimetières et dans quelques bassesses bien
senties qui, même regrettées par ceux
qui les ont prononcés m'ont appris à ne compter
que sur moi-même. Qu'il est difficile de croire à
la fraternité quand le seul geste dont est capable votre
frère n'est pas d'être à l'enterrement
de votre époux mais de vous envoyer une lettre
recommandée pour préserver ses
intérêts. Qu'il est douloureux de
s'entendre dire devant le cercueil de sa mère que de votre
douleur on en a rien à foutre. Instants
surréalistes de bêtise et de drame où
l'on s'aperçoit que votre histoire d'être
concomitamment veuve et orpheline, en plus de vos trois mômes
à charge, suscite la jalousie en ce qu'elle estompe le
chagrin de ceux qui n'en ont perdu qu'un des deux. Enfin c'est ce que
j'en ai compris du fond de l'endroit où j'étais,
à moins qu'il ne s'agissait que de fuir la charge que je
représentais pour eux. Peu importe, cela a eu le
mérite de ne pas entretenir de mensonge. J'ai vu les murs de
ma vie qui tombaient l'un après l'autre et ceux sur qui je
pensais pouvoir compter se dresser comme des concurrents : qui veut sa
part de succession, qui veut son quota de reconnaissance post-mortem.
Moi je me foutais des deux et c'était tant mieux parce que
je n'étais pas état de lutter, seulement de me
terrer. Je n'ai pas crié, je n'ai même pas
protesté, je suis juste devenue plus solitaire que jamais.
Je m'aperçois aujourd'hui j'aurais pu faire autrement. Il
m'aurait suffit de pleurer haut et fort et d'en appeler bruyamment
à la pitié, à la fraternité
et à la charité. Je leur aurais donné
un beau prétexte pour vaincre leur gêne, effacer
leurs remords. Mais la vie ne m'a pas armée ainsi. Sans
aucun autre dessein que celui de parvenir à survivre,
j'étais bien incapable de faire semblant d'avoir besoin
d'eux. Alors c'est loin d'eux que j'ai réuni les bouts
épars qui constituaient ma vie d'alors. Pas assez haineuse
pour être misanthrope mais trop
échaudée pour compter sur personne d'autre que
moi-même. Jamais je n'ai cédé. Jamais
je n'ai appelé à l'aide, jamais je n'ai
demandé du secours ou même une simple
écoute. J'ai quasiment enterré le
téléphone et mes amis me voient fort peu. Je ne
crois pas m'être souvent plainte. J'ai pas dit à
grand monde combien c'est difficile parfois d'être seule avec
trois enfants, combien on a peur de ne pas être à
la hauteur, de se laisser dépasser, de ne plus rien
contrôler ; j'aurais eu bien trop peur que l'on prenne cela
pour une demande d'entraide ou que l'on s'apitoie sur moi. Je sais bien
que parfois la corde est trop tendue, que les angoisses
m'étreignent et que quand j'envisage mon avenir le sommeil
me fuit mais de cela, je ne me souviens pas en avoir parler
à quiconque. Je ne me méfie pas des gens. Je ne
suis pas spécialement suspicieuse. Je ne peux pas dire que
je ne fais pas confiance. J'ai simplement appris à survivre
sans offrir de prises, en craignant que s'instaure la moindre
dépendance. Je n'ai fait peser sur quiconque la
misère de ma vie. Et nul ne pourra me navrer comme ceux en
qui je croyais l'ont déjà fait. Je donne le
change en presque toutes circonstances et je ne pense pas qu'il vienne
à l'esprit de qui ce soit de me plaindre.
Dix années ont fait plus que me dessiller. J'ai appris la
douleur, la peur, le désenchantement, et la force aussi.
Celle de n'avoir besoin de personne et de continuer à vivre
malgré mes cercueils, celles de redécouvrir le
monde sans les yeux de celui que j'aimais. Ma vie ne ressemble plus en
rien à celle qui était la mienne une
décennie avant. Et parfois le soir quand j'ai le moral en
berne et que je mesure le temps passé je sais bien que le
plus insupportable est de n'être plus aimée. Alors
je prends un café au lait, je me félicite d'avoir
un enfant malade et je vais câliner ceux que j'aime.
Par Veuve Tarquine
dimanche 26 février 2006 à 21:52
Chagrine Tarquine
aucun commentaire
aucun trackback
samedi 25 février 2006
Tarquinou empilant des légos avec une rare concentration :
« Mimoumimoumi.
Papa et Maman.
Mimoumimoumi.
Haannnnn ! Il est mort.
Mimoumimoumi.
Maman et Papa.
Frrrioia Mimoumimoumi.
Mon petit amour c'est moi. Et mon papa, il est mort.
Mimoumimoumi »
(...)
Par Veuve Tarquine
samedi 25 février 2006 à 22:09
Les Tarquinioles
15 commentaires
aucun trackback
Des Français d’origine
maghrébine ont répondu à
l’affaire des
caricatures en envoyant leur témoignage de soutien
à Charlie. Parmi
ceux-ci, Zyad Goudjil, éducateur et auteur de la
pétition pour la
liberté absolue de conscience.
Charlie : pourquoi avoir
décidé de vous exposer dans la
polémique sur les caricatures de Mahomet ?
Nous avons décidé de faire ce coming out parce
que nous en avons
assez d’être identifiés et
définis par les autres. C’est ce qui se
passe depuis que nos parents sont arrivés en
France : on nous dit
« vous êtes des arabes, vous
êtes des beurs, vous êtes des immigrés
…
». Aujourd’hui, la dernière phase de
cette identification exogène,
c’est : « vous êtes des
musulmans ».
A LIRE DANS CHARLIE : oui au blasphème, les
Français d'origine maghrébine font leur "coming
out" — ProChoixNews.
Par Veuve Tarquine
samedi 25 février 2006 à 09:05
De bric en vrac
18 commentaires
aucun trackback
vendredi 24 février 2006
990 messages de SPAM m'attendaient ce soir bien sagement
remisés dans mon spamplemousse, l'anti-spam de
dotclear.
Comme il arrive parfois que certains subissent un
intolérable délit de sale gueule et se fassent
relouler manu militari, j'avais pour habitude de
vérifier spam par spam la réalité des
faits afin de redresser une éventuelle injustice.
Le souci c'est que 1000 à 1500 SPAM par jour
rendent cette entreprise singulièrement fastidieuse et que
je n'ai plus matériellement le temps d'y apporter ce soin.
En conséquence, si peu après avoir
poster un commentaire céans qui n'apparaîtrait pas
immédiatement sous le billet concerné avec le
message suivant : « Votre commentaire a
été envoyé. Il sera en ligne
bientôt. » Je vous remercie
de m'envoyer un mail afin d'attirer mon attention sur cet odieux
filtrage et que je puisse redresser mes torts.
Par Veuve Tarquine
vendredi 24 février 2006 à 00:04
Blogs à brac
13 commentaires
3 trackbacks
jeudi 23 février 2006
Touring Club de France
Monsieur le Président,
Monsieur le Directeur des Services,
Messieurs les responsables.
Messieurs,
Je vous félicite de survivre auprès de vos
adhérents en faisant en toutes occasions preuve d'une si
belle incompétence.
Je vous félicite pour l'habile façon que vous
avez de recruter des membres soit par des monopoles
particulièrement déplacés en ce
siècle de concurrence, soit par les informations
erronées que vos rabatteurs dispensaient
généreusement.
Que l'on s'entende !
Lorsqu'il me fallut, il y a deux mois préparer mon voyage en
Grèce jusqu'où je voulais traîner avec
en remorque derrière ma voiture, un bateau de 7
mètres de long et de 2 m.30 de large, il me fut
répondu dans les offices de tourisme que vous seriez en
mesure de nous donner toutes informations sur les formalités
nécessaires car il fallait peut-être triptyques et
carnets de passage.
Nous nous présentâmes donc à vos
renseignements avec la spécification technique de notre
matériel et les papiers marins et routiers. Vous
sûtes nous convaincre qu'effectivement nous ne franchirions
pas les frontières sans votre intervention diligente.
Nous avons donc "racké".
Une carte de membre, un carnet de passage (intelligemment
raturé pour ramener sa validité d'un an
à trois mois), en tout 7 à 8.000 anciens francs.
Pour ce prix là, nous voulions même savoir si nous
pourrions traverser la Suisse avec notre matériel, car nous
avions des échos contraires. Après avoir
passé par deux guichets et trois bureaux, il ressortit que
la Suisse nous était ouverte sans formalités.
Nous sommes partis confiants, sous la protection de Saint TCF.
Nous avons été refoulés en Suisse :
ces gens-là exigeaient de notre véhicule tracteur
quatre roues motrices pour tirer une remorque de plus de 2 m. 10 de
largeur et nous dûmes traverser les cols du Jura avec notre
équipage pour gagner le Tunnel du Mont Blanc.
L'Italie n'exigeait pas de carnet de passage : Notre bateau (un
voilier) que vous aviez élégamment
baptisé bateau à moteur avait un très
petit auxiliaire toléré sans formalité.
La Grèce, elle, a accepté le carnet de passage,
l'a tamponné et nous a refusé le
transit Log qui nous aurait permis d'avoir l'essence
détaxée-mer, le carnet de voyage était
un document douanier d'importation provisoire exclusif. Il suffisait de
demander le transit Log sans autre formalité d'importation
préalable. Nous avons donc payé pendant un mois
notre essence le double de ce que nous aurions dû la payer,
soit une perte de 200 francs.
Bien plus : au retour nous apprîmes à nos
dépens que nous avions même pas le droit de
circuler en France : la carte grise de notre voiture devait porter
obligatoirement un tampon de visite technique annuelle du fait que la
remorque pesait plus lourd que le véhicule tracteur.
Alors ? Quel service, quelle aide, quelle diligence peut-on attendre du
Touring ?
Mon opinion est faite. Elle n'est pas celle des cocus-battus-contents
que vous affectionnez dans vos journaux.
J'aimerais, Monsieur le Président, entendre la votre.
A vous lire,
Je vous prie d'agréer l'expression de ma
considération des plus discrètes.
Signature : Le papa de Tarquine
Brouillon de lettre rédigé aux alentours de l'année 1960 par le sus signataire et retrouvé par votre serviteur entre deux bouquins de la demeure.

J'en avais les larmes aux yeux...
Par Veuve Tarquine
jeudi 23 février 2006 à 23:19
Déambulations
9 commentaires
aucun trackback
Jeunes blogueurs en mal d'audience, comme je suis magnanime,
je m'empresse de vous enlever une épine du pied : ne perdez
donc pas votre temps à imaginer un contenu pour remplir vos
billets ! Suivez-donc les traces de certain et
faites comme lui, vous prenez un blog polémiste drainant
nombre de visiteurs plus ou moins malmenés et à
chacun de ses billets vous faites un contre-billet
en innondant la blogosphère (et surtout le blog
concerné) de vos trackbacks...
C'est simple, rapide et ca peut rapporter gros — bon
évidemment au niveau originalité vous
êtes un peu limité mais la fin ne justifie-t'elle
pas les moyens ?
Et puis il va être content le bougre, il va avoir
plein de visiteurs !
Par Veuve Tarquine
jeudi 23 février 2006 à 10:58
Blogs à brac
20 commentaires
un trackback
[le billet original a été supprimé]
« Tu sais, je suis certaine que tu sais, quelle sorte de rapace se promène sur le web, et toi, tu leur envoie de la viande toute fraîche. » Non mais c'est quoi ce nouveau délire ? En plus il va falloir voiler les enfants maintenant ?
A l'heure où l'on montre des femmes qui ont des corps de gamines postubères sans que cela ne dérange personne, ce serait monstrueux d'exposer 40 secondes de vidéo d'une enfant qui raconte l'histoire d'un petit frère que sa maman n'aime pas et qui passe par la fenêtre... ce monde est vraiment d'une rare hypocrisie...
Sans compter que l'image du pédophile qui fait son marché sur internet est devenu un véritable fantasme collectif sans correspondre le moins du monde à cette pathologie.
J'ai l'impression de vivre dans un monde qui nage en plein délire... Ce qui compte n'est pas la réalité mais les clichés qu'on en trimballe...
Puisqu'il convient de l'aseptiser en hurlant que le loup garou va vous attraper vos mômes, je censure l'histoire de Tarquinette
Par Veuve Tarquine
jeudi 23 février 2006 à 00:14
Les Tarquinioles
18 commentaires
un trackback
mercredi 22 février 2006
Je déplorais dans un récent billet la
désolante médiocrité de la
publicité en France notamment en son absence de
créativité. J'avoue d'ailleurs que si je croyais
que certains poncifs usés jusqu'à la corde
étaient synomymes d'un autre âge, je suis
tombée de haut en m'apercevant qu'une bonne partie de la
génération plus jeune que la mienne s'y
complaisait avec bonheur et sans s'interroger sur ce qu'elle
véhiculait, preuve qu'à l'heure de la technologie
à tout va, la modernité n'est pas la
où on la croit...
J'avoue que l'assignation dont vient d'être rendue
destinataire StratéNEWS vient me desciller un peu plus sur
les dangers de la communication en ce début du 21ème
siècle : qu'on se le dise, la femme-objet vous
vaudra bien moins de déboires que la parodie ! Pas de doute, moi
je me sens vraiment très loin des valeurs que
véhicule ce milieu là...
Par Veuve Tarquine
mercredi 22 février 2006 à 20:45
De bric en vrac
7 commentaires
2 trackbacks
mardi 21 février 2006
Queuter toute la matinée pour aller chercher un colis.
Pas envie.
Pourtant il va être content Tarquinet de recevoir un cadeau
de Papi et Mami.
Tarquinette aussi était contente quand elle l'a
reçu son colis.
Pour son anniversaire à elle.
Tarquinou aussi il aime bien recevoir des colis.
Mais Tarquinou, lui, n'en a pas.
Quand c'est le jour de son anniversaire.
C'est comme ça...
Cela a au moins le mérite de me rappeler que pour
être excessives mes colères n'en sont pas
moins fondées.
Par Veuve Tarquine
mardi 21 février 2006 à 01:26
Chagrine Tarquine
33 commentaires
aucun trackback
Sur le chemin de l'école, sa petite main dans la mienne,
Tarquinou du haut de ses trois ans gazouille à sa
mère des mots d'école, des mots d'enfant, des
mots que l'on devine parfois, que l'on reconstruit aussi parce que
quand il pépie mon petit bonhomme, il grignotte un peu ses
phrases ! Dans ce doux chantonnement, je comprends soudain :
« Maman, tu es ma seule famille ». Je crois
m'être arrêtée dans la rue : jamais je
n'ai prononcé une telle phrase à mes tarquinets.
Invité à répéter, il me
confirme mot pour mot la sentence : « Maman tu es ma seule
famille ». Tarquinet, Tarquinette, Philomène, ses
trois cousins, j'ai cité ceux qui la composent sa seule
famille. Il a semblé me croire. Mais ce soir au beau milieu
de la cuisine, il s'est planté devant moi et il m'a dit
« Maman, tu es ma seule famille ».
Interrogé les deux aînés m'ont
juré les grands dieux qu'ils ne lui avait pas
soufflé la formule. Alors j'ai repris mon petit couplet qui
ne l'a pas trop convaincu et je l'ai pris dans mes bras. Alors
Tarquinet et Tarquinette nous ont rejoint et on a
décidé tous ensemble nous étions notre
"seule famille". Ce n'est pas tout à fait juste mais ce
n'est pas tout à fait faux. Quant à Tarquinou, il
veut un papa...
Par Veuve Tarquine
mardi 21 février 2006 à 01:19
De bric en vrac
6 commentaires
aucun trackback
dimanche 19 février 2006
Tarquinette s'initie elle-aussi aux joies de la photographie et comme elle est, en toutes choses, pleine de fantaisie, lorsque j'extrais ses clichés dans mon VAIO, je me demande toujours ce qu'elle va nous avoir mijoté. Ce soir fût un grand moment d'hilarité :
Par Veuve Tarquine
dimanche 19 février 2006 à 21:22
Les Tarquinioles
20 commentaires
aucun trackback
Petaramesh, je remarque, sans aucune animosité, que si vous dénoncez l'uniformisation des esprits (ce qui est à mon sens faux, puisque vous ne prenez en considération que ceux qui s'indignent et donc que l'on entend mais non l'énorme masse consentante et donc silencieuse) en revanche le formatage des corps ne vous émeut pas le moins du monde...
Actuellement on utilise l'image de femmes qui ne ressemblent pas à la population. Pas de bourrelet, pas de cellulite, pas de rides. Ce ne serait sans doute pas si grave si dans le même temps on n'accentuait pas autant le poid de l'image. Mais c'est l'inverse qui se produit.
L'image corporelle et notamment la charge pondérale est perçu de plus en plus comme "significative" de ce que l'on "est" (les gros manquent de volonté, les minces démontrent qu'elles savent ce qu'elles veut...) et parallèlement l'image qu'on nous matraque est inaccessible.
Je vous rappelle quand même que les dernières études dans les troubles du comportement alimentaires (qui ne cessent d'augmenter) ont démontré le lien entre ce matraquage et le renoncement que cela génère pour toutes celles qui ne peuvent pas ressembler à ces modèles de rêve... Je vous signale que c'est une des causes de l'augmentation de l'obésité dans nos pays occidentaux...
Alors doit-on accepter cela, au prétexte de nous faire acheter ou promouvoir des produits dont le lien est à 95 % étranger avec le corps des femmes ?
Vous ne croyez pas que chercher d'autres voies serait plutôt bénéfique ? Vous trouvez que la publicité est vraiment créative en France ? Moi je trouve cela hallucinant de médiocrité...
Si vous comprenez tout cela, vous comprendrez peut-être pourquoi cette campagne pour Firefox (qui par définition n'a rien à vendre) me fout vraiment en rogne.
Par Veuve Tarquine
dimanche 19 février 2006 à 12:54
De bric en vrac
49 commentaires
4 trackbacks
samedi 18 février 2006
Mes statistiques me révèlent que nombre
d'énamourés débarquent sur ces pages
sans doute dans le dessein de graver dans le rose de mon bricablog un
message, qui pour sa dulcinée, qui pour son promis, suivant le
lien complètement saugrenu proposé par le blog
d'europe 2.
Comme le commentaire que j'y ai déposé hier soir
n'est toujours pas en ligne, je le publie ici afin
d'éclairer ces visiteurs déboussolés :
Pardonnez-moi mais je pense que vous avez
dû faire
une affreuse méprise. Le lien de mon blog est sans lien
aucun avec le sujet ! Et puisque je suis là j'en profite
pour vous éclairer d'un point de droit et souligner que mes
photographies n'étant pas libres de droit, il n'est pas
permis à quiconque de les reproduire sans mon autorisation.
Remarquez bien qu'il n'y a aucune raison que je ne vous autorise pas
à reproduire mon coeur de glace céans, mais comme
je n'ai pas envie de chacun vienne poster un message d'amour sur mon
bricablog vous comprendrez que je fasse montre de mon mauvais
caractère !
Par Veuve Tarquine
samedi 18 février 2006 à 09:30
Blogs à brac
16 commentaires
aucun trackback
Ce soir, je m'endormirai donc dans un
doux pyjama de satin ! Vos suffrages m'ont, en effet
catapulté en tête de la catégorie "best
writing", ce dont je ne suis pas peu fière ! Je rajoute que
j'ai par ailleurs été estomaquée de
finir à la seconde place du concours du "best weblog"
après une personnalité aussi connue que Neil
Gaiman. Bref vous avez , en votant pour moi, pris le risque
que je devienne totalement infatuée de ma personne ! Comme
il me reste, pour un instant seulement, une dernière
parcelle d'humanité, j'en profite pour féliciter
mon talentueux Confrère Eolas ainsi que
celui sans lequel ce concours n'aurait été qu'un
concours, sans humour, de longueur de quéquette, j'ai
nommé le cardinal Embruns ! Vous
m'excuserez enfin de profiter de ce billet pour adresser un message
perso à Patrick : je suis confuse,
terrassée par la rapidité de la victoire, je n'ai
pas même eu le temps de désaper mon nounours.
Mais je t'adresse les photos compromettantes sous pli
cacheté — discrétion assurée
!
Par Veuve Tarquine
samedi 18 février 2006 à 00:04
Blogs à brac
11 commentaires
aucun trackback
vendredi 17 février 2006
Je suis atterrée d'un pareil racolage...
Lorsque même les logiciels libres se mettent à
vendre l'image de la femme sans vergogne, en utilisant les
mêmes alibis de leurs mercantiles rivaux comme si l'humour et
la photographie justifiait qu'on prostitue des corps, moi je me demande
si la soupe qu'on nous demande d'avaler est vraiment meilleure...
Kozlika, mon amie, tu es décidémment une
visionnaire !
Par Veuve Tarquine
vendredi 17 février 2006 à 23:04
De bric en vrac
34 commentaires
7 trackbacks
jeudi 16 février 2006
D'assoupie, ma chaudière est tombée en catalepsie
s'accordant ainsi à la température de mes
humeurs. A moins qu'elle n'ait que pour seul dessein que de m'offrir une
judicieuse raison d'ouvrir ma couche à son petit corps
chaud. Avisé de cette exceptionnelle faveur il
s'écrie un enthousiaste "génial" en sautant comme
un cabri. Alors charmée de ses yeux, de son sourire et de sa
grâce je ne peux que lui dire que " je l'aime et que je
l'aimerai toujours". Ôtant sa tétine c'est la voix
aussi grave qu'un Giscard à la
télé qu'il déclame un" je teu
aime maman" me faisant croire un instant que de telle
sentences se gravent dans le marbre des constitutions. Dans le friselis
des gouttes de pluie qui ruisselle sur la verrière, le
cœur en vrac mais si soigneuse de mon trésor, je
vais doucement m'étendre contre ses trois ans et ses si
précieuses certitudes profitant de son sommeil comme
d'autres useraient de somnifères. Les grands lits sont
tellement froids parfois.
Par Veuve Tarquine
jeudi 16 février 2006 à 01:13
Chagrine Tarquine
11 commentaires
aucun trackback
mercredi 15 février 2006
Par Veuve Tarquine
mercredi 15 février 2006 à 17:44
Chagrine Tarquine
7 commentaires
aucun trackback
Une nuit qui s'étire à n'en plus finir.
Peut-être pour mieux savourer les derniers soupirs de cette
Saint-Valentin, pinacle de mes détestations,
journée honnie entre toutes celles des
réjouissances obligées et vénales, une
journée, plus que toutes les autres années,
ô combien détestable. Je n'ai plus que mes
fantômes à aimer sans regrets, odieuse
satisfaction de savoir que les larmes qu'ils suscitent ne le sont que
pour le bonheur passé. Eux n'ont plus qu'à
m'offrir le souvenir de leur indubitable amour,
dernière certitude dont on se repaît dans la
solitude des nuits sans lune. Quand la chaudière s'est tue
faute de carburant et que la température descend
inexorablement, cela tient toujours plus chaud qu'un présent
en lambeaux où la seule source de chaleur est le souffle
lent et cadencé de ses enfants endormis sous les couettes.
Ne croyez pas ceux qui vous disent que le froid est un bon
anesthésiant, ce sont des bonimenteurs. Même
à pierre fendre, la douleur est mordante.
Par Veuve Tarquine
mercredi 15 février 2006 à 03:25
Chagrine Tarquine
5 commentaires
aucun trackback
mardi 14 février 2006
Les hasards du web font que j'apprends d'abord par Embruns, puis par
Eolas que je suis nominée dans la course aux
trophées de "The 2nd European Weblog Awards" dans trois
catégories distinctes.
Comme l'un et l'autre de ces concurrents m'ont envoyé des
menaces (à l'encontre de mon chat pour le premier,
de ma réputation pour le second) que je prends
particulièrement au sérieux, je vous
interdis formellement de voter pour moi dans dans la
catégorie " Best French Weblog".
Puisque ces deux-là ont sorti l'artillerie, je
préfère sortir dignement du champs de tir (et
protéger mon minou et conserver ma réputation !)
plutôt que de me frotter à leur ego avide et sans
vergogne !!
En revanche, si le cœur vous en dit, il vous reste le loisir
de cliquer au bénéfice de votre serviteur pour
les trophées du " Best Weblog " (« excusez-moi du
peu » dis-je en me mouchant du poignet...) ou à la
rubrique qui m'a le plus touché : celle du " Best Writing ".
Et comme elle m'a portée chance l'année
passée en me permettant de revêtir un adorable
pyjama de soie et de flatterie, je replace sur ces pages, la mascotte
à la prise !

Par Veuve Tarquine
mardi 14 février 2006 à 16:54
Blogs à brac
23 commentaires
aucun trackback
lundi 13 février 2006
Le comble de la paresse c'est de partir en vacances avec son
VAIO et de ne pas lever son capot !
Ce geste ayant été, pour un court
moment, réalisé, je subodore que se profile le
terme de cette crise aiguë !
Par Veuve Tarquine
lundi 13 février 2006 à 11:06
De bric en vrac
6 commentaires
aucun trackback
mardi 7 février 2006
Et pendant ce temps-là, au nom d'un dieu dont
certains soutiennent qu'il serait grand, on menace de mort des
dessinateurs qui n'ont peut-être pas fait preuve d'un grand
talent mais ne sont pas sorti un instant de leur mission...
Ce soir, j'ai adhéré à la Ligue
des droits de l'homme...
Par Veuve Tarquine
mardi 7 février 2006 à 00:11
De bric en vrac
22 commentaires
un trackback
lundi 6 février 2006
Par Veuve Tarquine
lundi 6 février 2006 à 01:20
Déambulations
4 commentaires
aucun trackback
samedi 4 février 2006
Moment suspendu entre le départ et l'arrivée,
c'est là où les regards s'échangent,
d'autant plus impudiques qu'ils seront sans suite.
Certains jaugent, d'autres se montrent.
L'une est partie dans son livre plus loin encore que notre destination.
Concentré bigaré d'indidualités
enserrées dans le verre et le fer.
Les regards voyagent. Du livre au clocher du village, du dvd au
téléphone, moroses, absents ou avides, ils se
croisent, s'ignorent ou se trouvent.
Noyé dans le brouillard effleurant les serniers sillons
enneigés, le mien est un peu trop brillant.
Deux écouteurs fichés dans les oreilles, je
m'abîme dans Brel comme on boirait cul-sec.
Je m'abîme de ses mots, jalouse de leur concision, de leur
poids et de leur émotion.
Ils sont seulement trois, trois banals substantifs sur trois notes de
pianos qui vous arrachent déjà des larmes, vous
engouent ou vous transportent.
Concentré bigarré d'émotions
ensérées dans le verre et le fer.
Moment supendu entre le départ et l'arrivée
où il ne se passera rien si ce n'est de comprendre que les
émotions ne se contentent pas de m'informer que je suis
encore en vie. Elles m'y maintiennent, m'y reconduisent et m'y
projette. Et tant pis si je fais partie de ceux qui tiennent en toute
occasion leurs mouchoirs à portée de main, qui
éclatent d'un rire expansif ou qui s'encolèrent
au nom de principes désuets.
Par Veuve Tarquine
samedi 4 février 2006 à 21:05
De bric en vrac
2 commentaires
aucun trackback
Paradoxe blogosphérique : caricaturer Mamomet sur son blog est bien moins dangereux que d'y critiquer wikipédia...
Par Veuve Tarquine
samedi 4 février 2006 à 20:26
De bric en vrac
25 commentaires
aucun trackback
Je me demande bien quelle crédibilité
peut avoir wikipédia en placardant
sur la page d'accueil de leur portail Les Femmes, un grossier
manifeste pour l'allaitement maternel...
Je rappelle à ses nombreux zélateurs que je n'ai
rien à reprocher à ce mode d'alimentation mais
que la nauséeuse propagande qui l'entoure ravalant les
mères à l'état de mineures sous
tutelle — voire de mâratre quand il leur prend le désir de
procéder autrement — me semble la plus parfaite
expression de cet intégrisme qui se nourrit du sacro-saint
"intérêt des enfants".
Par Veuve Tarquine
samedi 4 février 2006 à 09:42
De bric en vrac
17 commentaires
aucun trackback
Page 1 sur 2 - Page suivante
Nombre de commentaires: 15041
Nombre de trackbacks: 228