lundi 28 novembre 2005
Lorsque j'ai quitté ma banlieue familiale pour devenir
étudiante et parisienne, je n'ai jamais dormi sur
autre chose qu'un vieux matelas posé sur le plancher de ce
que j'appellerais maintenant un galetas mais qui était
à mes yeux fastueux.
Je me souviens encore du tressaut de ce ressort contre lequel je calais
une hanche avant de sombrer corps et biens dans un sommeil dont la
profondeur le disputait à son impérieuse
hospitalité.
Et puis Tarquin est rentré dans ma vie et si je rejoignais
toujours aussi brusquement Morphée, l'appartement,
confronté au volume de mon promis, de minuscule
était devenu lilliputien !
Pour contenir nos effets étranglés, une estrade,
conçue et bidouillée en un week-end,
fût donc glissée sous mon ressort favori.
C'est ainsi que lorsque feu celui qui n'était pas encore mon
époux, m'appela le lundi suivant pour me tirer d'un sommeil
aussi gluant qu'entêté, il entendit
(après la chute du téléphone sur le
plancher) au lieu de la voix chaude et enjouée de sa douce,
un guttural « grummph » à
moitié articulé et entièrement
sonné !
Comme tous les matins où mon galant me
téléphonait afin de parvenir à me faire quitter
mon lit, j'avais couru pour décrocher le combiné
depuis ma couche, en oubliant parfaitement que celle-ci
était dorénavant
surélevée...
Une bosse de 2 centimètres de haut, une mâchoire
en purée, une quinzaine d'ecchymoses et des
éraflures dignes d'une suppliciée
étaient venues couronner mon exploit : 2 mètres
linéaires au dessus d’un
vénérable plancher de chêne, le plus
long bond de mon existence !
C'est l'anecdote dont je me souvenais ce matin lorsque appuyant
vigoureusement sur les poignets de frein de ma bicyclette, je manquais
de passer cul par dessus tête !
C’est qu’après 18 mois de freinage aussi
indigents que périlleux (et après avoir
risqué par deux fois ma vie vendredi soir) je me suis enfin
avisée de changer — et de régler
— mes patins de freins.
Si, bien que saisie par le brusque arrêt de mon engin, je
suis parvenue à maintenir mon séant sur sa selle,
je dois vous avouer que me rappeler la mésaventure ci-dessus
m'a tant diverti que j'ai bien dû oublier de freiner devant
un feu ou deux !
Par Veuve Tarquine
lundi 28 novembre 2005 à 15:19
Ma bicyclette
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Je savais pourtant qu'importer une table .sql volumineuse lorsque l'on est hébergé par OVH est une entreprise périlleuse... mais jusqu'alors cela ne fonctionnait pas. Un point c'est tout.
Dorénavant cela ne fonctionne toujours pas, mais de surcroît la fonction importation vous efface méthodiquement la table dont on souhaite la substitution...
Efficace procédure pour effacer en un clic 22 mois de blogouillage, soit 747 billets (et quelqu'uns non publiés).
L'usage et l'abusage d'une ligne des regrettés (mais attendus) codes en stok du magicien Pep m'a convaincu de ne pas sauter immédiatement par la fenêtre : j'avais une sauvegarde complète de mes billets dans ma boîte aux lettres !
A force de tatônnement, j'ai fini par retrouver une syntaxe qui convienne à cette séculaire et atrabilaire version du PhpMyadmin d'OVH ; et comme je m'aperçois que la meilleure façon de la conserver et de la retrouver dans un grand moment de panique est encore de l'inclure dans la sauvegarde pepienne, je m'empresse de la jeter céans.
Pour ceux qui veulent s'en inspirer je précise qu'elle permet d'importer en "tronçonnant" les valeurs et donc d'importer sa table en plusieurs fois :
# phpMyAdmin SQL Dump
# version 2.5.7-pl1
# http://www.phpmyadmin.net
#
# --------------------------------------------------------
#
# Structure de la table `dc_post`
#
CREATE TABLE IF NOT EXISTS `dc_post` (
`post_id` int(11) NOT NULL auto_increment,
`user_id` varchar(32) binary NOT NULL default '',
`cat_id` int(11) default NULL,
`post_dt` datetime default NULL,
`post_creadt` datetime default NULL,
`post_upddt` datetime default NULL,
`post_titre` varchar(255) default NULL,
`post_titre_url` varchar(255) default NULL,
`post_chapo` longtext,
`post_chapo_wiki` longtext,
`post_content` longtext,
`post_content_wiki` longtext,
`post_notes` longtext,
`post_pub` int(1) NOT NULL default '0',
`post_selected` int(1) NOT NULL default '0',
`post_open_comment` int(1) NOT NULL default '0',
`post_open_tb` int(1) NOT NULL default '0',
`nb_comment` int(11) NOT NULL default '0',
`nb_trackback` int(11) NOT NULL default '0',
`post_lang` varchar(5) default NULL,
PRIMARY KEY (`post_id`),
FULLTEXT KEY `full_post_titre` (`post_titre`),
FULLTEXT KEY `full_post_content` (`post_content`),
FULLTEXT KEY `full_post_chapo` (`post_chapo`),
KEY `fk_post_categorie` (`cat_id`,`post_pub`),
KEY `fk_post_user` (`user_id`,`post_pub`)
) TYPE=MyISAM AUTO_INCREMENT=758 ;
#
# Contenu de la table `dc_post`
#
REPLACE INTO `dc_post` (`post_id`, `user_id`, `cat_id`, `post_dt`, `post_creadt`, `post_upddt`, `post_titre`, `post_titre_url`, `post_chapo`, `post_chapo_wiki`, `post_content`, `post_content_wiki`, `post_notes`, `post_pub`, `post_selected`, `post_open_comment`, `post_open_tb`, `nb_comment`, `nb_trackback`, `post_lang`) VALUES [mettre les valeurs en ôtant les crochets et sans la dernière virgule];
Par Veuve Tarquine
lundi 28 novembre 2005 à 12:42
Blogs à brac
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vendredi 25 novembre 2005
« La sûreté est la protection de
l'individu contre l'arbitraire de
l'autorité. Le refus de l'emprisonnement
discrétionnaire, des fameuses
lettres de cachet, la garantie d'une égale protection de la
loi et que
la situation juridique de chacun est connue ou prévisible.
Ce genre de
lois, et la fréquence frénétique avec
laquelle le législateur en
adopte, comme si le journal officiel pouvait effrayer un Ben Laden, est
à l'opposé de la sûreté. »
Adoption du projet de loi anti-terroriste — Journal d'un avocat
Attendez d'être soupçonné —
simplement soupçonné — de terrorisme
pour comprendre qu'au nom de votre sûreté, on vous
a amputé de vos libertés...
Et dans le même ordre idée, je vous invite à lire ou relire le délicieux billet de la Conférence du stage :« PERBEN II : ça peut vous arriver ».
Par Veuve Tarquine
vendredi 25 novembre 2005 à 18:30
Blogs à brac
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Note aux candidats de la gribouille se déroulant
présentement chez le sieur Emery, bon génie de la
Blog-andie et inventeur du Pull Prépuce :
On ne le dira jamais assez je suis réellement impitoyable,
voire sanguinaire et je saurais être aussi impartiale
qu'équitable dans mes arrêts !
Cependant, et si vous vous sentiez l'âme de faire
fléchir ma psycho-rigidité je vous
confie (sous le sceau du secret) que :
- Je suis corruptible au brownie de haute facture (pas plus de 15 minutes de cuisson !)
- L'arôme de certains expresso me procure parfois de grisantes et profondes pâmoisons.
- La conjugaison de ces deux parfums peut provoquer chez votre serviteur une éphémère mais délicieuse perte de repères temporels, graphiques et numériques.
Note à l'attention des autres membres du jury : soyez
rassurés, je n'omettrais de me munir de mon fouet pour vous
départager !
Note à l'attention d'Emery :
Bravo pour cette idée de génie nous permettant de
parler des ONG que nous aimons. Egalement tous mes remerciements pour
cette marque de confiance m'autorisant une si pétillante
confrontation avec mes co-jurés !
Par Veuve Tarquine
vendredi 25 novembre 2005 à 16:29
Blogs à brac
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« Cinq infirmières bulgares et un médecin
palestinien détenus en
Libye depuis 1999, sont accusés d'avoir sciemment
transmis le virus du sida à 426 enfants libyens sur
injonction de la CIA américaine et du Mossad
israélien afin de déstabiliser le
régime du colonel Khadafi. »
« Au terme d’un procès truqué
où les droits de la défense ont
été violés,
à la suite de tortures physiques et psychologiques, et alors
que
d’éminents spécialistes libyens et
internationaux (dont le professeur
Luc Montagnier) ont confirmé que ces accusations
n’étaient pas fondées, ils ont
été condamnés à mort.+
« Ils seront exécutés si la Cour suprême
confirme le 31 janvier 2006 leur condamnation à mort. »
Bougeons-nous !
www.bulgaria-france.net : " L'+tat de droit, un défi pour la Libye ? "
Ensemble contre la peine de mort
Par Veuve Tarquine
vendredi 25 novembre 2005 à 15:42
(non) droit ou (in)justice
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Je n'avais pas fait de pub pour eux lors de leur lancement mais je les lis tous les jours et je dois dire que je suis chaque jour un peu plus surprise par la qualité, la diversité et la compétence de leurs articles.
J'y ai appris plein de choses, j'y ai souvent ri et j'ai eu surtout l'impression de partager exactement la même ville quand bien même je la déserte tous les soirs pour ma proche banlieue.
C'est riche et varié, c'est souvent drôle et il y en a pour tous les goûts : bref cela ressemble beaucoup à Paris : Parisist.
Par Veuve Tarquine
vendredi 25 novembre 2005 à 12:58
Blogs à brac
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jeudi 24 novembre 2005
Beaucoup plus simpte que le 38 fillette. Garder un rouge a
lèvres très très bas de gamme (dans
les chaines/bazar à 1euro!) dans sa poche. Ne pas
hésiter à écrire "merci" sur un vitre
ou pare-brise (tres bel emplacement); profitez du feu-rouge si
possible. Laissez le conducteur déficient en connection
neuronale utilisez les "essuie-glaces". Cosntatez les
dégâts sourire et repartir en sifflotant. Autres
possibilités d'utilisation : voitures garées sur
des passages piétons, place d'handicapés...
Commentaire de Marie, sous ce billet.
Ce commentaire lumineux m'est revenu en mémoire ce soir !
Cette solution est évidemment celle à laquelle je
dois recourir sous peine d'attraper un ulcère à
l'estomac les soirs de pluie et lendemain de grève !
Comprenez-moi bien ! On a beau faire la maligne à
bicyclette, éviter par trois fois de se faire renverser par
des fous furieux au prétexte que ceux-ci sont
courroucés des conditions de circulation finit quand
même par vous atteindre et vous faire douter parfois du choix
de votre mode de déplacement urbain...
Leur agressivité est parfois si patente que j'en aurais
presque l'impression d'être coupable de leurs tourments...
Pourtant, Mesdames et Messieurs les conducteurs de véhicule
à quatre-roues, réflechissez quelques instants
avant de vomir votre haine contre dont le seul crime est de traverser
une place en deux minutes là où vous allez en
mettre cinquante : deux vélos en plus sur la chaussée
c'est souvent autant de voitures en moins, et partant quelques minutes
grapillées à vos interminables engorgements.
A défaut de pouvoir renoncer à votre
précieuse cuirasse de fer et de puissance, faites
plutôt l'effort de comprendre qu'il n'est pas de votre
intérêt de tenter de les terroriser avec votre
conduite belliqueuse...
L'hominidé motorisé, les soirs de pluie et
lendemain de grève, ressemble infiniment plus à
un grand singe qu'à un homo sapiens et le plus
pénible est de m'avouer que, nolens volens, je finis par lui
ressembler...
Anabolisme : (...)3 - Rapprochant les instincts de mort du processus catabolique qui est l'autre face du métabolisme des êtres pluricellulaires, dont la première est l'anabolisme, l'auteur découvre dans
les instincts agressifs des rapports étroits avec les fonctions d'excrétion et d'élimination.
Par Veuve Tarquine
jeudi 24 novembre 2005 à 23:30
Ma bicyclette
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Je me permets d'attirer respectueusement l'attention de mes confrères qui ont fait oeuvre de candidature au Conseil de l'Ordre du Barreau auquel j'ai l'honneur d'appartenir que la loi s'applique même aux avocats que nous sommes...
En conséquence, je leur saurais gré de bien vouloir prendre la mesure de l'article 22 de la loi nÝ2004-575 du 21 juin 2004 dite « pour la confiance dans l'économie numérique » et de cesser d'innonder ma boîte aux lettres électronique de leurs courriers non sollicités.
C'est grâce à de tels comportements que je me prends à regretter d'avoir communiqué mon adresse e-mail... les pires spammeurs n'étant pas les informaticiens peu malins qui ont repompé l'annuaire des avocats mais bien des confrères candidats...
Sur les 22 candidats du second tour, seulement 8 n'ont pas spammé (directement ou par leur syndicat), je ne vais pas perdre beaucoup de temps à savoir pour qui voter...
Par Veuve Tarquine
jeudi 24 novembre 2005 à 13:50
(non) droit ou (in)justice
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mercredi 23 novembre 2005

Je n'ai pas loupé le gâteau !
Si je vous dis que j'avais prévu un biscuit de
Savoie fourré à la crème
pâtissière au chocolat, vous mesurerez la
gravité des risques auxquels je m'exposais !
Et en dépit d'un état de fatigue qui me porte plus
près de l'état de zombie que celui
d'être humain, je n'ai pas passé d'enfant par les
fenêtres !
Tarquinette a farouchement soutenu que Samantdi était une
sorcière puisqu'elle savait que ses cheveux
étaient dorénavant courts !
Elle s'est aspergée de parfum en psalmodiant
d'âpres remerciements à l'endroit de Lou, Garance
et Léone !
Elle s'est affublée d'une somptueuse robe de princesse ...
rose !
Elle a soufflé une nouvelle fois ses 7 bougies (parce que
nonobstant ses desiderata, j'ai eu l'audace de ne pas emmener toutes
ses copines chez Mickey...)
Et quand je pense que d'ici un mois nous allons tomber dans la
frénésie de Noël...
Je commence à en avoir soupé de jouer les mamans
parfaites... De surcroît, réussir un
goûter d'anniversaire demande non seulement une attention de
tous les instants mais quand ils sont enfin partis les lardons, vous
êtes tellement conditionnée que vous
êtes juste bonne à vous congratuler de votre
performance...
Il n'est plus très loin le moment où je vais
abandonner toutes ces maternelles besognes pour aller blogouiller
tranquillou en loussedé...
N'empêche que je n'en reviens pas d'avoir réussi
une telle pâtisserie !
Par Veuve Tarquine
mercredi 23 novembre 2005 à 23:03
Les Tarquinioles
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mardi 22 novembre 2005
Grâce au "e-family Program" mis en place par Brother &
Brother, j'ai des nouvelles de mes enfants une fois par semaine par
vidéo-conférence ; et je crois que mon dernier
vient de rentrer au CP !
Brother & Brother « adresse les problématiques clients afin d'implémenter des dispositifs transversaux opérants et structurants et les aider ainsi à développer leurs potentiels de valeur ajoutée » et effectivement cela ne fait aucun doute :
- Leur vision de l'entreprise apporte une indiscutable valeur ajoutée
- Ils débordent de talent
- Leur analyse laisse pantois !
Via le journal de Max
.
Par Veuve Tarquine
mardi 22 novembre 2005 à 23:19
Blogs à brac
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lundi 21 novembre 2005
Ma Tarquinette en rêvait depuis toujours !
Alors cette année ses voeux fûrent exaucés !
Nous y sommes restés deux jours entiers. Nous y avons même dormi !
Nous pourrions dire que nous y avons eu très froid, que nous sommes littéralement épuisés ou que nous avons trop mangé !
Mais tout cela serait en dessous de la vérité !
En réalité, c'était GEANT !
Quelques photographies viennent appuyer mes dires.
Mais je suis tellement vermoulue que je rampe vers mon lit !
Par Veuve Tarquine
lundi 21 novembre 2005 à 22:53
Les Tarquinioles
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vendredi 18 novembre 2005
Note aux dinosaures trop gourmands: méfiez-vous des
électrons libres ! :
Le programme XCP, présent sur 49
titres de Sony BMG, s'installe automatiquement à la lecture
du disque et oblige l'utilisateur à écouter le
disque par le biais d'un lecteur multimédia
spécifique.
Il semblerait que le lecteur en question contienne des
éléments de code source d'un logiciel libre
d'encodage MP3 appelé LAME.(...)
Dans le cas où un logiciel libre est utilisé, il
y a obligation d'en faire mention, afin qu'il puisse dès
lors être utilisé librement par d'autres.(...)
"C'est la contre-partie de l'open source: si vous n'en respectez pas
les règles, l'ancien régime de protection des
droits d'auteur redevient applicable dans les grandes largeurs", a
déclaré Christiaan Alberdingk Thijm, avocat et
spécialiste d'internet pour le cabinet
néerlandais SOLV.
Logiciel anticopie de Sony BMG
inspiré d'un projet open source — Libération
vendredi 18 novembre 2005
Par Veuve Tarquine
vendredi 18 novembre 2005 à 16:25
De bric en vrac
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jeudi 17 novembre 2005
Certains parlent de blues ou de spleen. Moi j'ai la chiale comme
d'autres auraient la haine.
Cela commence par un froid glacial ; de ceux qui vous terrassent de
frissons au chevet même d'un radiateur. Et puis
bêtement, au décours d'un coup de fil ou d'une
lettre de transmission, cela commence à crouler,
à s'écrouler puis à couler. Les yeux
liquides et la voix sourde on s'aperçoit alors de
l'étendue des dégâts : "non, le moral,
c'est pas folichon". Alors il faut tenir, fermer les
écoutilles, tenir son rang et faire semblant. Moi, c'est sur
mon vélo que je baisse ma garde, trajet volé
à ma vie trop remplie durant lequel je suis scrupuleusement
seule. Moi c'est sur mon vélo que je chiale mes maux. J'ai
la chiale comme d'autres auraient la haine alors j'y pleure comme une
Madeleine. Je chiale ce que je ne confie plus à quiconque et
puis tout ce que j'ai voulu dire sans y parvenir. Je chiale
aussi le plaisir de ceux qui prennent tant de soin à vouloir
faire du mal. Je chiale aussi ma vie et ce qu'elle est devenue, cet
immense champs de ruine dont je m'interdis dorénavant de
parler. Je chiale mes parents et mon mari, je leur en veux aussi
d'avoir été les seuls à qui j'aurais
peut-être dit combien j'ai mal. Je chiale comme un
môme, comme un ouragan, comme une folle à lier. Je
chiale tout ce que je ne peux plus confier à ces feuillets,
tous ces silences dans lesquels je me suis claquemurée,
toutes ces tristesses bien ensevelies. Quelle est lourde cette solitude
sans laquelle je ne sais plus vivre.
Par Veuve Tarquine
jeudi 17 novembre 2005 à 22:22
Chagrine Tarquine
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mercredi 16 novembre 2005
Ce soir, j'ai appris que nous étions le 16.
Moi, je croyais que nous étions le 15.
Le 15 c'était l'anniversaire de ma maman.
Donc hier, je n'ai pas pensé à elle puisque je
pensais que nous étions le 14.
En revanche et parce que j'ai appris que nous étions le 16,
je n'ai pas eu le temps d'ignorer l'anniversaire de ma fille.
Elle était à table, éperdue de paroles
et perdue dans ses cheveux et moi, je la trouvais belle.
Pas raisonnable du tout mais belle !
Aussi belle que le bébé potelé qu'elle
était au point de sa vie.
Et comme les souvenirs ne restent pas sagement à la place
qu'on leur assigne, certains d'entre eux sont sortis du bois.
Qu'ils étaient fameux ces éclats
d'hilarité qui ont présidé sa
naissance.
Une puéricultrice collante et nunuche qui s'obstinait
à penser que nous allions prénommer notre
Tarquinette Germaine, se faisait la conservation à
elle-même. A telle enseigne qu'elle ne nous permettait, pour
toute intimité, que de se contenter d'échanger
des regards aussi complices qu'amusés.
Les yeux vissés l'un à l'autre mon Tarquin
devinait au battement de mes cils mes premières
contractions. Navré d'impuissance dans cette vaste
entreprise, mon mari s'emparait alors du seul instrument qui
lui soit autorisé : une vulgaire bouteille d'eau
pressurisée que j'avais apportée en
prévision d'une hypothétique canicule !
Émue par sa sollicitude je n'osais refuser son aide de sorte
qu'à chaque froncement de sourcils je hochais vigoureusement
du chef quand fusait son « un petit coup de pschiitt -
pschiitt ? ».
En l'an de grâce 1998, le mois de novembre était
de saison de telle façon que la température du 16
courant était, comme aujourd'hui, plutôt
fraîche.
Étant par nature singulièrement frileuse, je me
retrouvais après quelques aspersions frissonnante sous un
mince drap d'hôpital, les lèvres bleuies de froid
mais forte d'une irrépressible envie de rire.
Tarquin qui lisait en moi comme dans un livre pour enfant
découvrit et partagea immédiatement le comique de
la situation.
C'est ainsi qu'en attendant Germaine, bercés par un
soliloque haut-perché, nous partageâmes la plus
mémorable de nos crises d'hilarité :
l'anesthésie à coup de pschiitt - pschiitt.
C'est peut-être pour cela qu'elle aime tant rire ma
Tarquinette.
Pour tous ces rires partagés dont le souvenirs me fait
encore pleurer aujourd'hui.
Bonne anniversaire ma Tarquinette adorée (je ne lui dis pas
trop fort car la fête est pour samedi !)
Par Veuve Tarquine
mercredi 16 novembre 2005 à 22:42
Chagrine Tarquine
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Dans le silence, on est seul.
C'est toujours quand on vous parle que le sentiment de solitude devient
insondable.
Parfois, c'est même dans le bruit de l'euphorie que l'on
réalise que deux solitudes ne se partagent pas.
Elles ne font que coexister.
Alors on se repaît du silence.
Par Veuve Tarquine
mercredi 16 novembre 2005 à 22:00
Tréfonds et sentiments
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mardi 15 novembre 2005
Ecrabouillée par le poid de mes nombreux dossiers,
j'extirpe une main gauche pour tapoter péniblement sur les
touches de mon clavier :
Help !— stop —
Anniv. Kozlika — stop —
Manque comm. — stop —
urgent — stop—
faire 45 mini — stop—
« Splaoutttch » fit
alors la pile qui immobilisa définitivement mes doigts
gourds !
Par Veuve Tarquine
mardi 15 novembre 2005 à 11:58
Blogs à brac
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jeudi 10 novembre 2005
« M'enfin, du coup, j'ai demandé aux gamines si ça
leur arrivait souvent,
elles m'ont répondu "une fois par semaine en moyenne"...
Moi, avec mes cheveux blonds, ma peau blanche, mes yeux clairs, et mes
ancêtres pur terroir depuis le Moyen-Age et avant, c'est la
seule fois
de ma vie, jusqu'à présent... »
Je ne reproduis pas ici le dessin de sa sérénissime mais je vous promets qu'il vaut le détour !
Je note par ailleurs que jamais de ma vie on ne m'a demandé mes papiers d'identité...
C'est curieux car je me souviens que lorsque, étudiante, j'étais caissière dans un grand magasin parisien, mes collégues au teint sombre évitaient de sortir à la station "Forum des Halles". C'était la seule façon qu'ils avaient trouvé de contourner les contôles d'identité sythématiques et de pouvoir pointer à l'heure...
Par Veuve Tarquine
jeudi 10 novembre 2005 à 14:38
Blogs à brac
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mercredi 9 novembre 2005
Samantdi, Xiaojie, je vous enjoins expréssement de sortir dans la rue avec casserole et cloche d'airain afin d'avertir la populace toulousaine d'un refroidissement considérable du climat de la ville rose ; lequel est aussi soudain qu'imprévu !! Il est même vraissemblable que d'ici quelques jours vous connaissiez la neige !
NB : Les cannois feraient bien de se méfier aussi.
Et j'ai l'impression que les Lyonnais ont perdu le Rhône !
Ah ! Les Lillois sont dorénavant au bord de la mer !
Par Veuve Tarquine
mercredi 9 novembre 2005 à 23:50
De bric en vrac
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Est-ce les zombies qui pullulent en ce moment ou est-ce la lassitude ? Je ne sais.
Par Veuve Tarquine
mercredi 9 novembre 2005 à 23:02
Blogs à brac
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mardi 8 novembre 2005
Signe extérieur de caïdat patenté, les
BMW noires y sont certes plus
délétères qu'ailleurs.
Et puis c'est vrai aussi qu'il y a quelques années deux
voitures ont brûlé sous mes croisées,
abîmant notre façade et faisant exploser les
vitres de notre voisine.
Non, cela je ne le nie pas.

Par Veuve Tarquine
mardi 8 novembre 2005 à 02:34
Déambulations
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dimanche 6 novembre 2005
Un rapide billet pour inviter les fâcheux qui le souhaiteraient (et je sais combien ils sont nombreux) à aller déverser leur malveillance à mon endroit dans les commentaires sous ce billet, ils rejoindront une brochette de blogueurs courageux (je décerne une mention spéciale à celle qui fréquente Paris-Carnet mais se garde bien d'indiquer l'url de son blog...) qui passent beaucoup de temps à deviser sur ma prétendue sainteté !
Par ailleurs, Entropie a judicieusement mis sur son site un commentaire que j'ai effacé. Malheureusement je ne suis pas parvenue à le dénicher, merci de m'en indiquer le lien pour que le complète céans. Edit : lien ici !
Là dessus, je vais jouir d'activités dominicales autrement plus fondamentales, tout en me félicitant de fournir de tels sujets d'occupation pour certains blogueurs désoeuvrés...
Sainte Mère Tarquine est bonne pour vous ! non ?
Par Veuve Tarquine
dimanche 6 novembre 2005 à 14:51
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Grâce à Dsls, une nouvelle version du plugin Gallery (v0.9) offre désormais un certain nombre de fils RSS et notamment celui, tant utile, des commentaires photographiques.
Evidemment, je n'allais pas installer cette petite merveille sans y glisser quelques clichés de mes tarquinets...
Par Veuve Tarquine
dimanche 6 novembre 2005 à 01:08
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samedi 5 novembre 2005

Cet après-midi, peu après que mon secret nous ait
quitté pour quelques jours, Tarquinet qui trottinait
près de moi a soudainement glissé sa main dans la
mienne et puis, l'air savamment détaché il m'a
gazouillé « Tu sais, Maman, je l'aime bien ton
secret ».
Cet après-midi au parc qui nous accueillait Tarquinet
était souriant comme jamais. Il n'est pourtant pas loin le
temps où les seuls clichés que je parvenais
à lui arracher étaient nostalgiques à
pleurer.
Cet après-midi, les yeux encore embués d'avoir lu
les éphémères « Maman je
t'aime » qu'il avait tracé en grandes lettres
capitales dans le sable de banlieue, nous avons croisé un de
ses copains de classe qui m'a annoncé être
enchanté de partager la même table que mon
aîné, au motif que ce dernier travaillait bien,
quand il y a moins de deux mois celui-ci refusait d'écrire une
phrase sur ses cahiers lignés.
Ce billet est spécialement dédié
à mon Secret qui me manque tant et qui est loin d'être
étranger au bonheur nouveau de mon marmot.
Je profite de ce sujet pour suggérer publiquement aux deux
malfaisants qui sous
couvert de
pseudonymes aussi divers que
courageux s'imaginent faire la police des blogs à
grands
coups d'insultes, d'obscénités,
d'émulation et (sic !) de
maternité, qu'à défaut de
savoir vivre et de se vautrer dans le fiel et l'acrimonie, ils feraient
mieux de regarder sourire les enfants. Ils en viennent
désormais à m'inspirer une certaine
pitié...
Merci de ne pas faire de commentaires sur la dernière partie de ce billet ; ceux-ci seront, le cas échéant, systématiquement supprimés
Par Veuve Tarquine
samedi 5 novembre 2005 à 22:00
Les Tarquinioles
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vendredi 4 novembre 2005
M'assurer d'un ton douceureux que mon sempiternel brownie,
à l'occasion d'un changement de propriétaire, est
[indubitablement et fort mesquinement] réduit d'un tiers
« parce que c'est une nouvelle recette et qu'il est encore
meilleur » et partant vous convaincre de dépenser
1,80 € pour un gâteau dont ses homonymes industriels
achetés sur les quais de la Gare du Nord parviennent haut
à la main à être plus savoureux, m'a
foutrement mis de mauvaise humeur.
Conseil d'une grand amatrice de brownie : fuyez comme la peste l'Escale
Gourmande, 164, rue de la Pompe 75116 Paris !
Et à ceux qui noterait l'aspect revanchard de ce billet, je
répondrai « à mesquine, mesquine et
demi...»
Par Veuve Tarquine
vendredi 4 novembre 2005 à 13:36
De bric en vrac
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J'ai le nez dans le guidon... Et pas seulement sur ma selle.
Le jour, je cours, je vole, je fonce et le soir je m'affaisse, un peu
comme une chiffe molle.
Changement de direction, changement d'humeur, changement de sensations.
Peu ou prou, perso ou pro, tout s'affole et c'est bien.
Toutefois, cela demeurera une minuscule parenthèse
pour ce bricablog si essentiel.
Plutôt prou que peu !
Par Veuve Tarquine
vendredi 4 novembre 2005 à 11:31
De bric en vrac
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