vendredi 12 mars 2010
Compte tenu des commentaires précédents, je tiens
absolument à préciser la définition de
la lèche du commentaire. En effet, n'est pas
lèche du commentaire qui veut ! D'abord il ne faut pas
oublier qu'il s'agit avant toute chose d'un parasite. La
lèche du commentaire entend donc, et avant toute chose,
tirer un bénéfice de son intervention (le plus
souvent à l'aide d'un lien vers une page mais tous les cas
de figure sont possibles). Par ailleurs le signe
caractéristique de la lèche du commentaire est de
commenter avec peu de discernement ! Le cas le plus flagrant
étant le "Waouh
c'est super ce que tu écris, je suis contente pour toi
" etc. sous un billet à faire chialer Landru. J'en
ai abrité quelques très beaux
spécimens sur ces pages mais je dois faire l'aveux que je
les ai méthodiquement (avec un soupçon de
sadisme) grillés au lance-flammes... Bref, et
malgré ma jolie forme de dragonne retrouvée que
les gentils commentateurs qui me font l'heur d'un joli mot n'aient
crainte : il semble bien que j'ai laissé — au
moins pour un temps — l'usage de ma lance incendiaire !
Et j'en profite pour vous faire part, toujours dans le microcosme de la
course à pied, de ma découverte d'un nouvel
animal numérique : le remonteur de
temps ! Je vous explique, en course à pied le
principe c'est que le chrono se déclenche sur la ligne de
départ et s'arrête sur la ligne
d'arrivée. Habituellement nous suivons donc un cheminement
chronologique cohérent à savoir que le temps
s'écoule au fur et au mesure des mètres
parcourus. Et bien sur internet on trouve des animaux bizarres dont les
temps finaux sont inférieurs à ceux qu'ils
avaient 200 mètre avant ! Oui! Vous avez bien lu : ils
remontent le temps ! Exploit qu'ils ne réalisent d'ailleurs
qu'à la faveur d'un lectorat néophyte. C'est beau
la technologie hein ? Je ne sais pas si c'est beaucoup plus
glorieux que ceux qui se goinfrent de Ventoline mais c'est moins
dangereux pour la santé... Longue vie à eux donc
(ce qui semble aller de soi quand on connaît leur surnaturel
pouvoir).
Par Veuve Tarquine
vendredi 12 mars 2010 à 13:42
De bric en vrac
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mercredi 10 mars 2010
Il y a trop longtemps que je fricote sur le net pour ne pas
avoir une
propre et empirique classification des espèces qui s'y
nichent.
Chez les vertébrés, il y a le troll
velu
évidemment. Encore qu'avec le temps on s'aperçoit
que le poil ne fait pas l'animal et — force de son adaptation
sans doute— il se présente sous des
aspects les plus divers ; de cosmopolite, il est devenu
protéiforme. Les invertébrés abritent
quant à eux tout un florilège de parasites aussi
divers que variés : le cybersquatteur
(forme évoluée de cet embranchement) mais aussi
le tænia
du trackback ou la lèche
du commentaire dont la particularité est de
passer — sans relâche— de la brosse
à reluire à son hôte !
La course à pied et ma fréquentation des
lieux
numériques y associés m'a convaincu que mon
classement était robuste et que nouvelles terres ne
signifiaient pas nouvelles bestioles. En revanche, et c'est
là où l'on mesure la force de l'environnement,
certaines espèces y prospérent bien plus qu'en
autres biotopes !
Prenez le coq
de forum, par exemple. On a TOUS connu un coq de
forum, un qui sait tout mieux que tout le monde, qui est le plus fort,
le plus beau, qui le clame et qui vous anéantit de sa
superbe... Le coq de forum, le vrai j'entends, celui avec une
crête et des ergots, est certes un animal grégaire
mais rarement sédentaire ! Après avoir
niché dans un forum une paire de jours, de mois,
exceptionnellement, pour les animaux les mieux
entraînés, une ou deux
années, il
finit toujours par devoir le quitter et repartir par le net chercher un
autre gallodrome. Soit les lieux qu'il a quitté se sont
vidés au fur et à mesure de ses interventions
ciblées (exaspération, intimidation, parfois
brimade) n'offrant ainsi plus d'adversaires — mais surtout de
public — à sa mesure ! Soit, et c'est le cas le
plus fréquent, il a été proprement
sommé de transporter son baluchon sous d'autres cieux
!
Et
bien figurez-vous qu'avec la course à pied j'ai
découvert une espèce sédentaire ! Un
coquâtre de salon qui dispense science et morgue à
un parterre de dames... Icelles, parce qu'elles sont bien
élevées tentant de faire abstraction du
fâcheux pendant que d'autres se pâment qui devant
ses muscles, qui devant ses perfs. Peu au fait des mœurs de
l'endroit et bien que timide, il m'est venu l'idée (absconse
!) de ne pas faire — pour un iota — chorus avec
les vierges ...
Las ! que n'avais-je pas fait là, l'homme
m'adresse personnellement un message (quelle grâce
m'accorde-t'il donc là !) pour me faire part de son avis,
non pas sur le iota discuté, mais sur une prose
pondue
ailleurs, et dont il me souligne l'ineptie. Soit.
Très
soucieuse de ne pas polémiquer en dehors de chez moi, je me
suis simplement permise de lui faire remarquer que je concevais
parfaitement qu'il n'apprécie pas mon verbe avant
— quand même— de prendre publiquement,
bien que pudiquement, la défense d'une
malheureuse qu'il avait cloué au pilori de son
écrasant mépris.
Le net est trop grand
— et je crois mes terrains de jeu trop nombreux —
pour ne passer pas mon chemin. Mais je dois dire que depuis
l'épisode je regarde amusée les mœurs
de l'endroit ! Le gallinacé est en
réalité plus malin qu'un singe. Sa foudre ne
s'abat que sur la valetaille (laquelle se trouve ni plus ni moins
sacrifiée par toutes les autres pour s'assurer de son
auguste présence) et il se garde bien de provoquer les
gardiennes du temple auxquelles il dispense force conseil (et narration
d'exploits passés). Enfin, en présence de plus
illustre que lui, il se fait discret, se contentant de marquer sa
présence de phrases lénifiantes et
consensuelles...
Si ce n'était des considérations
assez tristes qui me viennent sur les rapports entre hommes et femmes
et les progrès qu'il nous reste à faire, ainsi
que l'embarras de certaines que je devine peu dupes, je crois que l'on
pourrait s'amuser franchement du personnage si emblématique
des lieux communautaires. Une chose est sûre...
l'espèce n'est pas menacée d'extinction ! Ce qui
me chagrine cependant c'est qu'elle semble ne devenir
sédentaire qu'à la faveur d'un lectorat
féminin... Il ne me reste plus pour parfaire mon observation
qu'à trouver un forum abritant une poulette
régnant sur une basse cour de poulets...
Et ces considérations sont si longues que je les
cesse
là incontinent et vous parlerai une autre fois de l'animal
extraordinaire qui, en parcourant 200 mètres, parvient
à faire reculer le temps !
Par Veuve Tarquine
mercredi 10 mars 2010 à 16:48
De bric en vrac
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jeudi 4 mars 2010
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
Pas un jour sans penser à lui.
Au détour d'un son, d'une odeur, d'une couleur,
En regardant un enfant. En regardant grandir les siens.
Il n'y a plus qu'eux pour deviner mes larmes.
Pour savoir pourquoi ma voix s'enroue et mon front obstinément se baisse.
"Rien mes enfants, rien, ça va passer"
Et la vie qui continue parce qu'il faut que ce soit ainsi.
Taire sa peine. Ne pas la laisser s'épanouir.
Oublier combien il m'aimait. Oublier combien je l'aimais.
Ne pas dire le goût qu'avait le bonheur, avant...
Ne pas s'en souvenir...
Ne pas le laisser brûler ce qu'il me reste d'avenir.
Oublier.
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
Par Veuve Tarquine
jeudi 4 mars 2010 à 01:36
Tarquin et Tarquine
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mardi 2 mars 2010
où ils convergent...
Par Veuve Tarquine
mardi 2 mars 2010 à 23:37
Les Tarquinioles
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vendredi 26 février 2010
Un soir, trônait bien en évidence dans le salon un sac en papier... Un éclat de rire plus loin, je me souvenais que Tarquinette n'aimait décidément pas les pâtes complètes...
Par Veuve Tarquine
vendredi 26 février 2010 à 22:48
Les Tarquinioles
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mardi 23 février 2010
L'honnêteté m'oblige à vous le dire, je déverse — du moins s'agissant de mes cavalcades — mes circonlocutions sur d'autres terres...
Les gens qui me font le plaisir de passer par ces pages n'étant pas forcément friands de connaître le régime des inscriptions en ligne des courses à pied, ou des afféteries du logiciel SportTracks, cela ne m'a pas sembler constituer la moindre infidélité à ces carnets auxquels je suis tout particulièrement attachée.
En revanche, il est un billet, un billet qui à mon sens aurait pu aussi être écrit autant par la plume de Tarquine que de celle d'Aurélie. C'est donc sans vergogne et sous cette excuse absolutoire que je m'en vais m'autociter :
Qu’on se le dise, les toilettes, et davantage encore les toilettes-dames sont à l’organisation des courses pédestres ce que la numérotation est au Code civil, la pâte à choux à une pièce montée et la rime au poète : sans elles l’œuvre est gâchée !
Eu égard au peu de considération qui semble animer nos gentils organisateurs à prévoir des lieux d’aisance en nombre suffisant, il m’apparaît tout à fait indispensable de rappeler à ceux-là, les constantes physiologiques supportées par le genre humain :
* Contrairement à une idée communément reçue de nos édiles municipaux et d’une majorité d’argentiers chargés des questions d’hygiène, les Français — et a fortiori les Françaises — ont des besoins naturels ! Oui, oui, vous lisez bien ! En dépit de ce que pourrait faire accroire l’absence de toilettes dans nombre de lieux publics (mais non chez nos voisins européens ou d’outre-atlantique) les citoyens Français ont une diurèse totale quotidienne moyenne de 0,8 à 1,5 litres ainsi que des selles dont le poids moyen est de 150 g. qu’ils évacuent en se rendant 3 à 5 fois aux toilettes par jour.
(...)
L’indice “toilettes-dames”, l’éloquent révélateur de l’organisation des courses pédestres…
Par Veuve Tarquine
mardi 23 février 2010 à 11:02
Cavalcades
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vendredi 12 février 2010
Je cite (in fine du texte) :
"l'objectif est d'agir ensemble afin d'en finir une fois pour toutes avec l'exploitation et toutes les oppressions." — Avec ou sans foulard, nous sommes d'abord laïcs —
La bonne blague ! Et pourquoi pas le foulard comme étendard de la liberté pendant qu'on y est ?
" En finir avec toutes les oppressions " dites-vous ? Heu... peut-être faudrait-il pour être crédible ôter les marques de soumission que vous arborez...
Par Veuve Tarquine
vendredi 12 février 2010 à 01:37
De bric en vrac
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jeudi 11 février 2010
A la suite d'une mésaventure que je narrerai sans doute un
jour prochain (j'attends d'avoir recouvré l'ingralité des
prélèvements indument ponctionnés
avant de tremper ma plume dans le vitriol...) il se trouve
qu'après de longues décennies où j'ai
reconduit tacitement un paisible contrat de compte souscrit
auprès d'un établissement financier, j'ai
très hâte désormais de me
séparer de celui-ci !
Je jette donc désormais un œil plus bienveillant
qu'autrefois sur toutes ces réclames qui se vantent de ne
vouloir que mon bonheur en faisant main basse sur mon argent...
Bienveillant peut-être mais encore tout à fait
bovin... Bref, que la banque Fortuneo, me demande, et à la
seule fin de m'envoyer
une documentation gratuite, mon état civil quasi
complet, la totalité de mes coordonnées postales,
numériques et téléphoniques ainsi que
le montant de mes revenus mensuels m'a fait passer l'envie de leur confier
quoique ce soit...
Je dois concéder que je suis assez
sidérée par les renseignements que
les établissements financiers s'autorisent — sans
aucune contrepartie — à
récolter sur la toile sans que quiconque ou presque ne s'en
offusque. J'ai bien envisagé une seconde de modifier mes
critères de sélection et d'y inclure la condition
du respect des données personnelles sur le net mais
franchement une banque éthique...
Sur ce, je m'en vais tricoter un bas à mailles
serrées...
Par Veuve Tarquine
jeudi 11 février 2010 à 14:41
De bric en vrac
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dimanche 7 février 2010
Papotages. Croisée d'ogives et contrefort.
Lumière
et grandeur. Dans la voiture une petite voix ose alors timidement une
question : " Dis Maman, le gothique c'est une religion
satanée, c'est çà ? "
A battre la mesure avec la semelle de mes runnings, j'ai trois fois
fait le tour de mes fichiers.
Je me souviens que dans une vie antérieure, j'avais des
disques...
Deux grands tiroirs qui abritent les miens au milieu de tous les siens.
Les siens que je regarde enfin. Entre le 18ème qui me
bornait et le 20ème qui l'abritait, il y avait une petite
île mélodieuse où nous savions nous
retrouver.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires.
Mille et une histoires. La mille et unième est celle de ce
disque-là que je ne saurais distinguer des autres. A un
détail près.
Il est encore cellophané.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires...
Cavaler. Courir. Oublier.
Fuir mais pas seulement.
Avancer puisque la vie m'est restée.
Par Veuve Tarquine
dimanche 7 février 2010 à 09:03
De bric en vrac
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vendredi 29 janvier 2010
Tarquine, en l'aidant à mettre son cartable sur le
dos :
"Waouh !! Il est lourd
ton cartable !!"
Tarquinou : "Oh! oui!
Sans compter que AffreuxJojo l'a
attrapé et m'a tiré très fort en
arrière ! Tu sais il l'a fait exprès. Il voulait
casser ma côte vertébrale !!
Tarquine compatissante : "Ohhh
! (...) Allez sauve-toi vite tu vas
être en retard ! Fais bien attention à toi mon
amour !"
Tarquinou avec beaucoup de sérieux et un index didactique
levé au ciel : "Oui
maman ! Je vais faire très
attention à ma côte
vertébrale !"
Tarquine : " (...)
"
Tarquine en quête d'un vêtement avise un tas de
collants : "
Tarquinette? Tarquinette ! Range donc tes collants ! Ils
font finir dans les miens !! "
Tarquinette : "Bah.. on
ne peux pas les confondre ! "
Tarquine, un rien excédée : " Heu... tu sais
entre la taille 1 et la taille 2 la confusion est vite possible ! "
Tarquinette, avec un grand point d'interrogation dessiné au
milieu du visage : "
Hein ?? Tu prends du taille 2 !!?? Moi je croyais
que tu prenais au moins
du taille 4 avec la taille de tes cuisses !!!
"
Tarquine : " (...)
"
Par Veuve Tarquine
vendredi 29 janvier 2010 à 13:00
Les Tarquinioles
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lundi 25 janvier 2010
Navrant constat : ici, je n'écris plus que pour
geindre...
C'est tout à fait désolant.
Si je passais un dixième du temps que je consacre
à marteler la chaussée avec mes semelles,
à me tâcher les doigts avec de l'encre, je
cesserai peut-être de me jeter sur les mots à la
première déflation du palpitant...
Je pourrais, par exemple, coucher pour la
postérité les bottes secrètes de
Tarquinou en son grand dessein de séduction maternelle.
Tarquine, sérieuse derrière son grand bureau noir
entretient une conversation téléphonique avec son
petit dernier : "Tarquinou,
enfin ! Mais pourquoi donc clamer devant ton irascible
sœur que tu es "le petit chouchou de Maman" !! Outre que c'est faux, c'est
pure provocation !"
Tarquinou tout penaud : "
Meuh Maman, c'est zuste que moi je veux te
garder pour moi tout seul..."
Tarquine plus du tout sérieuse derrière son grand
bureau noir et d'une toute petite voix : "heu... mon petit chat
blablabla, blableuheu... heu...."
Epatant constat : Tarquinet est plus grand moi.
Et cela le ravit tellement que je n'ai de cesse de nier cette criante
vérité : il se délecte à
m'appeler "ma petite
maman" ! ... et moi aussi...
Tarquinette se débarrasse de l'enfance comme d'un
vêtement trop petit pour contenir toute sa richesse. Et moi,
chaussée de binocles d'albâtre, j'ai la vue trop
courte... Les enfants grandissent décidément plus
vite que la capacité de leurs parents à les voir
changer.
Et puis je hais les mots qui comportent leurs propres
interdits tandis
que dans le même temps j'en comprends les enjeux. Prohibition
du bonheur et du temps. J'ai tellement aimé bouffer la vie
à plein projet. Sclérose d'un avenir à
pas comptés. Non, foncer il ne faut plus... Alors je
camoufle mes danses de Saint Guy en battant la chaussée de
mes semelles... Un marathon pour tout projet et ce n'est que dans le
silence de mes suantes déroutes que j'ose me souvenir de mes
bonheurs d'antan. Alors, pendant quelques instants de ma vie, je me
donne l'illusion de foncer...
Tiens ? Je geins encore...
Par Veuve Tarquine
lundi 25 janvier 2010 à 23:49
De bric en vrac
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mercredi 20 janvier 2010
Sens interdit ou sens unique ?
Par Veuve Tarquine
mercredi 20 janvier 2010 à 10:26
De bric en vrac
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Rien à dire. Rien à voir. Rien à penser. Il n'y a que le froid qui s'abat, une grise neige aussi plombée que tourmentée : de gourds flocons qui étouffent les sons, les émotions et même la raison. Peu me chaut de comprendre. Je suis trop lasse pour jouer à travestir l'évidence qui se glace. De quelle arrogance, de quel aveuglement souffrais-je pour imaginer réécrire le théorème de récurrence ? Infini glacé d'un soleil qui n'a de cesse de poudroyer et d'une herbe de verdoyer. Je ne suis qu'une énième poussière sur une vague qui n'a d'autre vocation que de s'échouer toujours et toujours.
Rien à dire. Rien à voir. Rien à penser. Je me souviens des méthodes éprouvées aux moments plus désespérés qu'aujourd'hui : mon avenir se limite à l'heure suivante. Surtout pas davantage.
Juste soixante minutes, le froid et l'anesthésie qu'il provoque.
Il m'a toujours paru curieux, alors que je déborde d'émotions, de mesurer la profondeur d'un trouble par le calme qu'il provoque...
Mille mercis à un voisin qui m'offre à son insu un wi-fi malingre et mal protégé quand Free et FT se disputent si fort sur ma ligne qu'ils en détournent tout octet...
Par Veuve Tarquine
mercredi 20 janvier 2010 à 00:11
Chagrine Tarquine
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vendredi 15 janvier 2010
- Ce jour j'exècre, les robots à spam qui se succèdent les uns aux autres pour déposer leurs déjections céans
- Et Monsieur Vincent Peillon dont les méthodes de communication n'ont rien à envier à celles des premiers...
- Et enfin le temps qui me file entre les doigts et m'éloigne par trop, et de mon bricablog, et de mon canon...
Par Veuve Tarquine
vendredi 15 janvier 2010 à 12:47
De bric en vrac
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samedi 2 janvier 2010
Au premier jour de l'an, il gelait à pierre fendre mais la lumière
était belle. D'une main j'ai happé mon canon et me suis emparée d'un
pull de l'autre. Transie de froid, j'ai frissonné en me faufilant entre
les quelques flocons égarés qui voletaient et les ruines d'une armée
qui s'est tirée comme on déserte. Le silence était si profond que je
savais que ce jour il n'y aurait point de gamins à faire le guet devant
les bunkers tandis que les copains s'y fument une tige. Un peu plus
loin, après le quartier des officiers et leurs petites maisons
désormais aussi pouilleuses qu'insalubres, après le champs de tir et
ses tôles éventrées, il y avait une longue friche bordée de noisetiers.
Un raffut de cavalcade éperdue s'en est brusquement échappé : tout au
bout, à travers les ramées, deux popotins rehaussés d'un pompon blanc
bondissaient dans l'air sec. Je n'ai eu que le temps d'un cliché. Un
cliché au jugé, un déclic qu'on joue au sort de la lumière et de la
longueur de sa focale.
Que l'année se poursuive donc ainsi...
Qui que vous soyez, lecteur de passage, âme perdue pour la nuit ou ami
de cœur je vous souhaite une bonne année 2010.
Par Veuve Tarquine
samedi 2 janvier 2010 à 23:55
De bric en vrac
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dimanche 27 décembre 2009
Interrogation surprise :
décrivez sous forme de liste les différents
aspects de votre soirée du 24 décembre :
Dans la colonne
moins et par ordre chronologique :
- La fenêtre mal fermée au grenier que l'on avise en sortant de
voiture.
- Le bruit de cascade qui retentit une fois la clef tournée dans la
serrure.
- Les grands splach splach que font mes pas en fendant
l'eau de mon salon
- La canalisation explosée au grenier
- Les plafonds et papiers peints qui tombent
- Une chaudière en panne...
- 4 degrés en tout et pour tout. Pas plus. Mais pas moins.
Dans la colonne
plus - et toujours par ordre chronologique :
- Personne n'était en tenue de soirée. Ma paire de botte en daim
est la seule perte à déplorer.
- N'attendre personne pour dîner pas plus que d'avoir chargé un
sapin de noël dans mon grand coffre de bagnole.
- Avoir le nombre de balais suffisants pour occuper les tarquinets
parfaitement désœuvrés.
- Dégotter une bouteille d'eau gazeuse pour faire du pain (soyons
honnête : le foie gras sec c'est un peu lourd...)
- Avoir un voisin charmant qui débarque à 21 heures le soir de noël
avec
sa baladeuse et son bec à souder pour vous rafistoler le tuyau béant.
- Découvrir que le coin où le bois est stocké est resté au sec et
que la cheminée n'est pas bouchée !
- Enfin, le fin du fin, enfants et amoureux étaient contents de
leurs cadeaux !
Conclusion :
- Le foie gras servi à 4° offre une rare saveur... et ce d'autant
plus qu'il est dégusté au coin d'un grand feu de bois.
- La mie du pain fait à l'eau gazeuse n'est pas plus aérée que
celui confectionné à l'eau plate.
Et je rajoute pour continuer dans les bonnes nouvelles, qu'un
chauffagiste dont j'ignorais parfaitement l'existence habite à trois
rues d'ici... Quand on sait que l'entreprise avec laquelle j'ai un
contrat d'entretien depuis toujours n'a, à ce jour, daigner relever les
messages de sa ligne d'urgence, on mesure le prix de ces petits riens
qui font que malgré deux longs jours sans chaudière, je profite
aujourd'hui des joies de la campagne axonaise...
Je n'émets qu'un souhait : que ce Noël pourri soit celui de deux voire
trois générations et que mes enfants goûtent désormais — et jusqu'à la
fin de leurs jours— des réveillons tranquilles et chaleureux...
Par Veuve Tarquine
dimanche 27 décembre 2009 à 15:52
De bric en vrac
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mercredi 23 décembre 2009
Par Veuve Tarquine
mercredi 23 décembre 2009 à 21:09
Déambulations
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lundi 21 décembre 2009
- Classique :
" Vous ne pouvez pas
rouler ailleurs ?" (lance
le piéton au cycliste qui chemine sur une piste cyclable)
- Irascible :
" Bon, ca va ! Je vous
ai entendu ! "
(peste le piéton contre le ding ding d'une sonnette de
biclou)
- Le lendemain au même endroit :
" Vous ne pouvez
donc pas utiliser votre sonnette pour prévenir non ? Vous
m'avez fait peur ! " (...)
- Sûr de lui :
" Il y a vraiment
des cyclistes qui
veulent mourir !!" tempête le conducteur qui
tourne
à droite devant votre guidon...
- Eternel :
" Moi je travaille !
" (clame le livreur
garé, qui sur la piste, qui sur la chaussée en
double ou triple file)
Par Veuve Tarquine
lundi 21 décembre 2009 à 19:00
Ma bicyclette
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Un jeune Toulousain a décidé de transformer son corps en espace publicitaire où les annonceurs pourraient faire la promotion de leurs marques sous forme de... tatouages permanents. — Tom French, l’homme sandwich. Télérama 20 décembre 2009
Le jack-pot c'est de passer le casting qui l'autorisera à se faire tatouer vi@gr@ en long et en travers au bout de la queue ?
Vous me pardonnerez cette inusuelle vulgarité mais elle me semble être le parfait reflet des valeurs de certains aspirants marchands de soupe...
Faut-il que les écoles "supérieures" de commerce les formatent à ce point nos chères têtes blondes ? Puisque vendre son âme n'est pas une garantie infaillible d'opulence, débitons-nous en tranche !...
Par Veuve Tarquine
lundi 21 décembre 2009 à 08:29
De bric en vrac
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Disparu corps et bien un billet écrit sans filet. Un billet long. Billet d'immersion. Billet d'équilibriste à user de PSpad. Oublier ma clef usb et keynote avec : la douloureuse est salée... Peste du clavier, j'aurais mieux fait de me tâcher les doigts à l'encre. Brrrr, je m'en vais aller passer mes nerfs sur Morphée.
Par Veuve Tarquine
lundi 21 décembre 2009 à 01:49
De bric en vrac
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vendredi 18 décembre 2009
Vieille foutraque : perdre 3 minutes au myriamètre après avoir rapé ses runnings sur 280 bornes pendant l'août...
Foutraque relaps : faire courir au centre de mon vaio un compte à rebours avec la date du marathon de Paris.
Foutraque tout court : Imaginer que ma vie me laisse le temps d'enquiller pareils entraînements...
Là c'est le moment où je m'accole les titres de "mère indigne" ou de "Conseil en dilettantisme sévère".
Mais j'ai beau me raisonner — et mesurer avec déconvenue l'augmentation de la circonférence de mes cuissots — je ne suis pas encore suffisamment dégrisée de cette ivresse-là pour me détourner d'un tel flacon.
Par Veuve Tarquine
vendredi 18 décembre 2009 à 08:51
De bric en vrac
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dimanche 13 décembre 2009
Par Veuve Tarquine
dimanche 13 décembre 2009 à 23:04
Déambulations
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lundi 7 décembre 2009
Par Veuve Tarquine
lundi 7 décembre 2009 à 13:59
De bric en vrac
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dimanche 6 décembre 2009
Par Veuve Tarquine
dimanche 6 décembre 2009 à 22:41
Les Tarquinioles
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mercredi 2 décembre 2009
Par Veuve Tarquine
mercredi 2 décembre 2009 à 16:58
De bric en vrac
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lundi 30 novembre 2009
La société est face à un fantasme d'idéal de minceur, fondé sur une image corporelle normative de maigreur véhiculée par les médias féminins, le monde de la mode, dénonce le Pr Hercberg, cette image inaccessible pour beaucoup peut entraîner des troubles du comportement alimentaire."
Ainsi, la perception de l'image du corps est biaisée. 30 % des femmes ayant un poids normal se trouvent trop grosses, et 63 % d'entre elles voudraient maigrir, contre 30 % chez les hommes. Plus inquiétant, 9 % des femmes maigres voudraient peser moins...
Une étude confirme que le comportement alimentaire des Français varie selon leur région et leur portefeuille
Cela m'a rappelé un ancien billet où je pestais contre ces affiches qui n'ont de ce cesse, lorsqu'elles s'offrent à notre vue, de nous faire irrémédiablement penser : « Putain ce que je suis moche ! »...
Et les magazines féminins de continuer à nous refiler un spécial rondes dont l'IMC ne dépasse pas 25...
La question que je me pose aujourd'hui c'est comment agir pour enrayer cela ? Cela fait des années que cela dure et on reste les bras ballants en se trouvant toujours aussi moche. Des années que cela dure et les femmes des affiches me semblent s'être encore amaigries. Oui, il y a des frémissements par ci par là, je le sais bien, mais mon petit doigt me dit que toutes ces femmes moches, elles n'ont pas qu'un poids physiologique... prendre en considération leur poids économique permettrait peut-être de faire cesser ces représentations décharnées et de restaurer l'image qu'icelles ont d'elles-même...
Par Veuve Tarquine
lundi 30 novembre 2009 à 22:33
De bric en vrac
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Pondre un billet jusqu'à pas d'heure sur les frais d'obsèques cela ne s'invente pas... ( Pour la Gaz Pal, pas pour le bricatruc !)
Et j'habite au dessus d'un cimetière aussi...
Et le pire c'est que je m'en fous comme de l'an quarante (du cimetière du moins)
A potron minet, je préfère entendre les oiseaux chanter que le doux bruit de la benne à poubelles...
Mais là j'en ai assez des caveaux où l'on compare le nombre de place avec le nombre de cercueils
" Ah ah ah ma petite dame, vous avez fait un caveau à deux places ! Mais mon assuré, c'est votre mari qu'il a tué ! pas vous !"
Mais que croyez-vous donc ! Je ne vous en paye que la moitié de votre caveau ! Et pas un sou de plus !"
La petite dame encore vivante ? ... Hum... c'est à voir...
Enfin, bref, la petite dame, pour ne pas supporter de frais à charge au moment où elle se retrouve seule dans la vie avec la moitié des revenus du ménage en moins et quelques museaux barbouillés à nourrir, elle doit donc faire ériger un caveau à UNE place ! (attention , pas deux hein ?) et à cette seule condition elle sera remboursée intégralement.
Ensuite, si elle a l'affront de passer de vie à trépas et d'avoir toujours l'envie d'être inhumée avec son conjoint, alors elle devra faire déplacer le corps du défunt dans un endroit sûr afin de faire ériger (cela se fait agrandir ces choses là ?) un nouvel endroit où il y aura assez place pour contenir deux cercueils !
Bref, cela lui reviendra trois à quatre fois plus cher...
Oui, mais attention, cela lui reviendra plus cher à elle, mais les principes seront respectés ! Les vrais principes bien solides de la réparation intégrale ! Et au principe bien solide de la réparation intégrale on préfère toujours moins que plus ! Tout le préjudice mais rien que le préjudice ! (surtout "rien que...") Donc même si c'est beaucoup plus à l'échelle d'une vie c'est toujours beaucoup moins à l'aune de l'escarcelle d'un assureur !
J'adore les bien gros principes bien solides au nom desquels on les vide précisément de sens...
Finalement, je vais le changer mon billet de la Gaz Pal... je ferais mieux d'y mettre celui du bricatruc, tout bien réfléchi, il serait bien plus pertinent ainsi...
Sur ce, je vais roupiller au dessus de mon cimetière !
Par Veuve Tarquine
lundi 30 novembre 2009 à 02:14
(non) droit ou (in)justice
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mercredi 25 novembre 2009
De façon confuse mais incroyablement constante, je sens une
peur en moi qui jamais ne recule. Celle de la chute dans le vide. De
tous les dossiers, ceux qui me sont les plus difficiles à
traiter sont les crashs aériens alors que j'ai plus peur
dans une voiture que dans un avion ! La vue des tours qui
s'écroulaient à longueur de journée
m'a valu de méchants cauchemars et du poignant documentaire
tourné par les frères Naudet, j'entends encore
— avec une épouvante qui ne s'émousse
pas — le bruit des corps qui tombent sur la chaussée.
Pas tout à fait une phobie mais une vraie terreur.
Sans doute la faute à cette
chute de plus de quatre mètres.
La faute aussi à ce père. S'il était
assez fou pour sauter illico derrière sa fille afin d'aller
la chercher par le même chemin, c'était lui aussi
qui, par deux fois, escaladait les balcons, se faufilait par une
fenêtre laissée entrouverte et ouvrait ainsi
l'huis de notre logis dont les clefs avaient été
égarées. Une fois en descendant (du 8ème
vers le 7ème étage). Une
fois en montant (du 6ème vers le 7ème).
Et moi pendant toutes ces minutes qui n'en finissaient pas, sagement
écartée de la scène par une
mère muette de rage contre son époux casse-cou,
je voyais dans ma tête son corps pourfendre l'air avant de
s'écraser sans vie dans le bac à sable qui
siégeait sous nos fenêtres.
Bref, je n'irai pas lire les 573.000
sms qui ont été adressés le 11
septembre 2001.
Je vais me contenter de juguler ma méchante impression
d'avoir une vie qui se casse bien suffisamment la gueule toute seule !
Par Veuve Tarquine
mercredi 25 novembre 2009 à 22:29
De bric en vrac
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Dans le silence minéral de cette nuit qui n'en finit plus, il y a de biens beaux billets qui se donnent à lire : des pierres et des cailloux — meilcour.fr, le blog de Nicolas Vanbremeersch
Par Veuve Tarquine
mercredi 25 novembre 2009 à 03:03
Blogs à brac
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Le sommeil est parti. Il a dû trouver son bonheur ailleurs. Et je ne lui en tiens pas rigueur. Je sais Ô combien sa quête est légitime. Ici il fait trop sombre. Il fait si noir que les rêves se sont débinés. Il me reste Vivaldi qui ne peut plus rien pour moi, et un carnet plus profond que les enfers à qui je confie des mots que personne ne lira. Silence ou capcha...sésame ou mutisme entendu. J'ai trouvé les limites de l'endroit. Demain matin, dès potron minet j'irai cavaler.
Je courrai d'autres lièvres... je nourrirai alors d'autres ambitions que de retrouver une vie où je pourrais m'abandonner à faire confiance à quelqu'un...
Je préfère la sueur aux pleurs. Que Vivaldi m'emporte loin. Demain. Un autre jour. Où je cesserai de me souvenir de ce passé au trébuchet duquel seules les larmes ont gagné en densité.
Par Veuve Tarquine
mercredi 25 novembre 2009 à 02:30
Chagrine Tarquine
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