Sombre et maussade musée du Quai Branly
J'avais bien compris qu'au 21ème siècle — et principalement en France — il était de bon ton que l'intérieur d'un musée se singularise autant par sa laideur que par une scénographie qui ne sert non pas les œuvres mais ceux qui sont à l'origine de sa conception. En cela le Musée du Quai Branly s'inscrit parfaitement en son temps ! En revanche, si l'indigence des explications qui accompagnent les objets exposés — et la profusion de celles qui se rapportent à la conception des lieux — est habituelle à nos musées et ne mériterait pas l'ombre d'un billet, je m'étonne quand-même que personne n'ait indiqué au conservateur qu'il existe maintenant de très bonnes ampoules électriques sans émission d'UV qui permettent d'éclairer tout à fait décemment les objets sensibles à la lumière... En faire l'acquisition, notamment pour éclairer certains textiles chatoyants dont les couleurs — par défaut d'éclairage — se résument à un vague salmigondis de taupe et de brun, pourrait être déjà un premier pas vers une exposition réussie (le second serait d'éviter de susciter chez les visiteurs curieux une danse de sioux devant chaque vitre pour réussir à voir l’œuvre en évitant les reflets que ce médiocre éclairage parvient cependant à répandre...)
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 30/05/2011
Déambulations
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Commentaires
ha ! on dirait exactement les défauts du musée "la piscine", à roubaix. collections très chouettes mais mal éclairées, parcours d'obstacles, et des reflets comme s'il en pleuvait...
c'est à se demander si en effet les tenanciers de ces musées n'ont pas peur que leurs collections leur fassent de l'ombre :D.
Sans parler des pièces minuscules exposées dans des niches tout aussi minuscules quasiment à 20 cm du sol et où il faut se mettre presque à quatre pattes pour pouvoir les observer dans cette lumière jaunasse et parcimonieuse... Je n'y suis allé qu'une fois et me suis bien promis de n'y remettre jamais les pieds.
Eric, je plussoie. Quoi que j'aie souvenir d'un fou rire dans une sorte de grotte dans laquelle une vidéo était diffusée, mais au final, ça aurait pu être ailleurs, ça ne justifie pas le prix de l'entrée !
Comme d'habitude, j'ai enrichi mon vocabulaire (pour ne pas dire j'ai appris un mot nouveau) : SALMIGONDIS! Salmigondis = écrit ou discours fait de choses disparates.
Eric et Anne,
Il y a d'autres musées, notamment celui de l'érotisme. Là vous ne serez pas déçus! Éric, je te déconseille d'y aller le matin car c'est l'heure de travail de la femme de ménage :-).
Une bonne idée de reconversion. Y a du boulot.
@ Juba : Je n'ai pas bien saisi la subtile allusion... Et manifestement, nous ne nous connaissons pas.
Comme quoi un lieu prestigieux peut ne pas être à la hauteur… « Perdu » dans ma campagne, je vais rarement dans les musées : mon dernier passage fut pour Filippo Lippi au Luxembourg. Excellent souvenir ! Je vais plus souvent dans des centres d’art contemporain de taille modeste mais où l’accrochage est rigoureux. Une personne qui m’est proche a appris, aux Beaux-Arts, le travail de curateur : c’est très exigeant, fondé sur une grande réflexion sur l’accord entre les œuvres et le lieu qui va les accueillir.
Par ailleurs, elle vient de créer une série de « masques » inspirée par les arts premiers tant africains que polynésiens. Dès que j’ai un lien, je le donne.
génial ta police d'écriture ,tu me la prètes? ;) au demeurant excellent blog!