Passant, va dire au Monde que nous ne sommes pas ce qu'il a fait de nous !
Il y a des jours où de façon viscérale, sans n'avoir jamais parlé d'autres langues, sans avoir quasiment quitté ses frontières, on se sent bien plus Européenne que Française...
Monsieur le Président, je fais partie de ces hordes de citoyens profondément républicains qui pensent que régulièrement élu, vous êtes le Président de tous les Français, ne leur en déplaise.
Je suis de celles qui respectent la diversité politique, qui condamnent les postures politiques d'opposition systématique, lesquelles tiennent à mon sens davantage de l'infantilisme politique qu'à la maturité démocratique.
La partialité me répugne et j'ai parfois rougi de proches dont l'attitude aveuglément partisane était une insulte à leur brillante intelligence.
Je n'aime pas les œillères, je n'aime pas le fanatisme de parti ou les a-priori commodes lesquels, il faut l'avouer sont uniformément répartis dans le désolant monde politique qui est le nôtre.
Monsieur le Président, pourtant je vais vous faire publiquement cet aveu : vous me faîtes honte. Honte aux yeux du monde. Honte d'être française et que quelque part dans le reste du monde l'on puisse s'imaginer un instant que vous être représentatif de ce que j'aime dans mon pays.
Je ne sais pas parler autrement que français mais j'aimerai le crier dans toutes les langues : "Je ne suis pas ce que vous faites de nous !"
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 16/09/2010
Pensements politiques
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Commentaires
juste après la réélection de Bush Jr j'avais lu cet échange sur IRC :
—I'm French sorry for my bad English
—I'm American, sorry for my president
Je crois qu'on pourrait largement retourner la conversation…
et je le crie fort avec toi !
Avec la majuscule à Monde, je croyais que tu parlais du journal et je ne voyais pas ce qu'ils... auraient eu encore fait...
Bonjour, Tarquine ! J'étais très fier moi aussi de la réponse du Parlement Européen et du discours de la commissaire Viviane Reding, mais l'attitude des chefs d'État hier soir, à la sortie de leur petit sommet, m'a semblé dégoûtante, y compris (ou plutôt : tout particulièrement) celle du président du gouvernement espagnol Zapatero, qui a pris la défense de Sarkozy (dont il est admirateur depuis longtemps, d'ailleurs) et a critiqué de façon virulente les déclarations de Reding, qui pourtant avait présenté la veille ses excuses pour les termes, peut-être exagérés, qu'elle avait utilisés.
Il ne faut pas oublier que 24 des 27 gouvernements actuels des pays de l'UE sont de droite (25 si on y ajoute le gouvernement "socialiste" espagnol, qui met en marche en ce moment, sans aucun état d'âme, la politique économique ultralibérale conséillée par ses patenaires européens et le FMI).
Il faut vraiment que nous, citoyens européens, nous réveillons et agissons pour éviter cette dérive qu'est en train de prendre l'Europe...
Je reprends la dernière phrase que tu adresses à ton président pour crier moi-aussi à nos dirigeants : ¡No somos lo que pretendéis hacer de nosotros! (nous ne sommes pas ce que vous prétendez faire de nous !).
((ou bien ton "je ne suis pas" de la dernière phrase est la première personne du verbe "suivre" ... ? — doute soudain et énorme — ))
Il y a des jours ou a envie de devenir belge... Mais cette nationalité n'a peut être pas beaucoup d'avenir.