Du degré de viscosité de l'âme maussade et de la mâle insanité
Une journée de merde. Une vraie. Celle où se répand à l'envi, du petit
matin au couchant, une velue, épaisse et poisseuse rancune. Celle où
même les amènes surprises se recouvrent d'amertume pour se dissoudre
dans l'eau, la même que celles qui s'échappent des sanglots ou bien
dégoisent des caniveaux. Un jour moche, piteux et lugubre. Un jour où
tout se conjugue pour que la plus faible des lueurs soit bientôt laide,
pour que les plus infimes détails se fassent gerbants.
Ce matin, au milieu d'un course où je remorquais péniblement ma trop
lourde morosité, j'ai avisé devant moi un marcel qui surmontait deux
grosses jambes poilues, un marcel au dos duquel était écrit "la solitude du fourreur de con".
Oui... au 21ème siècle, il se trouve encore un homme pour arborer, avec
une nauséeuse vulgarité, de tels aphorismes... J'ai pensé à ma mère, à
toutes ces femmes qui se sont battus pour une égalité dont elles étaient par nature exclues.
Et aujourd'hui, au 21ème siècle, on peut encore lire en pleine foule "la solitude du fourreur de con"....
Une putain de sale journée...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/11/2009
De bric en vrac
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
J'en reste sans voix !Quel foutu connard de merde. Un vrai résidu de fond de capote.
J'ai réfléchit pour essayer de trouver le sens de la phrase, car pour moi quand on dit "con" je ne pense mais alors là pas du tout a un vagin
comme quoi le combat du l'égalité homme/femme progresse, surtout dans les jeunes générations. faut juste attendre que les derniers macho meurent...
je ne me fais pas d'illusions, DJ, les mots changent peut-être mais la vulgarité et le machisme demeurent !!!
Il utilisait ce tee-shirt pour son jogging ? Les contrepèteries sont rarement élégantes. Et les tentatives d'humour parfois navrantes.Ce tee-shirt me fait penser à ceux portés par "Spike", le roommate de Hugh Grant dans "Coup de foudre à Notting Hill".
Ce décérébré ne mérite pas ta colère qui lui fait encore trop d'honneur. C'est juste un abruti à qui la testostérone tient lieu de personnalité, autrement dit pas grand chose.
Mouais. Dire qu'il y a même des gens pour vendre ces articles et permettre aux visqueux de les porter fièrement, en plus...
Monde de beaufs médiocres...
Comme Bladsurb, je plaiderais la contrepèterie, c'est une référence à la nouvelle d'Alan Sillitoe, "The Loneliness of the Long Distance Runner" adaptée en 1962 ( http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Solitude_du_coureur_de_fond_(film) )...
Certes, le slogan n'est pas élégant, mais l'origine mérite d'être remémorée.
Oui, la référence, de surcroît sur une course à pied est évidente. Et c'est à dessein que je ne l'avais indiquée dans mon billet : tout simplement parce qu'à mes yeux cela demeure indifférent. Je ne vois pas bien ce que cela change... En quoi cela enlève la moindre parcelle de la crasse connerie à l'individu qui l'affiche ?
Le désir de faire un bon mot ou de montrer qu'on a des lettres (qui n'en sont pas d'ailleurs tellement cette phrase se répète dans les milieux de la course à pied sans que grand monde n'ai lu le bouquin d'ailleurs) ne justifie rien à mes yeux.
Anne, je ne suis pas certaine qu'il s'agisse d'un article du commerce. Il est assez aisé dorénavant, par internet ou en ville, de faire imprimer ce que l'on veut sur un marcel ou tout autre support textile.
Monsieur l'élu local, je dois vous faire la confession que j'aime beaucoup votre blog (ainsi que votre démarche) qui apporte un éclairage si particulier aux grandes manœuvres politiques. Au niveau local, là où le lien est si proche avec ceux pour lesquels on agit, c'est tout à fait différent...
Quel est le plus mal traité dans l'histoire ? Je plaide pour un "balle au centre". Réduire une femme à son con n'est pas plus aimable que de réduire à un homme au titre de fourreur de con. Et si c'était juste une contrepétrie? (ortho incertaine et flemme d'ouvrir un dico).
Peste, il y a des années que je ne suis pas intervenue autant dans mes commentaires... Vite vite, vite je réajuste mon masque de grand dragon distant !
France ? La France ? Vous lisez encore ce que j'écris ? Mais depuis le temps que vous nourrissez de reproches à mon endroit, je pensais que vous ne me lisiez plus ! (lecture dont je comprenais mal l'intérêt je vous le concède !). Enfin, compte tenu de votre intervention aujourd'hui "Quel est le plus mal traité dans l'histoire ? Je plaide pour un "balle au centre", je ne doute pas un seul instant qu'il s'agisse bien de vous...
Un avis n'est pas un reproche surtout quand il est exprimé sur un blog qui défend si bien l'ouverture des débats. Je vous lis depuis longtemps, je commente peu depuis longtemps. Mais quand ça me vient, je ne me censure pas. Et si vous êtes un dragon, alors je n'ai plus peur du noir.
France c'est déjà bien... juste un prénom donné l'année de la constitution. La France, c'est peut être beaucoup.
Ah mon premier commentaire est devenu curseur. Donc, je risque la répétition : un avis n'est pas un reproche, surtout sur un blog qui plaide si bien l'ouverture des débats. je ne crois pas qu'un mec lambda (ni bof ni héro) apprécie de n'être qu'un sexe toy.
« Et si vous êtes un dragon, alors je n'ai plus peur du noir. + Allah est grand !
AH !!!!!!!!! les CONS
Merci pour les compliments... Je dois vous dire que je n'ai plus trop grande motivation depuis quelques semaines et qu'un commentaire tel que le votre, arriverait presque à m'encourager ! Allons, soyons fous, essayons de trouver quelque chose à écrire !
http://www.auffargis.com/2009/11/01/petit-point-du-jour-dans-la-serie-richesses-de-la-langue-francaise-aujourdhui-le-mot-connasse/ Avec ma totale sympathie.