Quand le vélo parisien n'est pas exactement urbain...
Tout arrive dans la vie... Me voilà contente d'avoir
choppé une prune en vélo ! Oh , pas
fière, ni même satisfaite d'avoir à
débourser la modique somme de 90 €, pas exactement
persuadée, non plus, de l'impact de la mesure qui ressemblait plus
à un piège qu'à une mission
pédagogique (se planquer derrière un feu
tricolore qui ne présente pas le moindre croisement
et situé exactement au seuil d'une piste cyclable, cela
ressemble bien plus à une manœuvre de
pingre argentier qu'au but d'édification
à la sécurité routière.)
Mais peu importe ! Dura lex, sed lex, je paierai. Et sans barguigner au
surplus !
Tant pis... si cela peut participer même à
concurrence d'un iota à l'acquisition des bases d'un
minimum de sens commun chez mes — nouveaux —
coreligionnaires vélocipédistes.
Car si vous saviez comme je suis lasse de ces espèces de
sauvages qui ne pensent qu'à terroriser autrui, si vous
saviez comme je les méprise ces minets en costume-cravate
qui se la joue "kaiser de la chaussée", comme ils me
dégoûtent ces cyclistes qui hurlent contre :
- les légitimes créditeurs des priorités à droite et dont le seul crime est d'être conducteur motorisé,
- les piétons qui ont l'outrecuidance de traverser sur les passages piétons lorsque leur signal est vert,
- les braves cyclistes régulièrement arrêtés au feu rouge à droite de la chaussée et qui se faisant les obligent à patienter derrière eux...
Comme j'en ai marre de ces gens qui se savent pas remercier le
conducteur du bus qui a vous a gentiment laissé le passage
quand la loi ne l'y obligeait pas, qui ne savent pas faire un joli
sourire à cette piétonne qui s'est
excusée d'une moue désolée de ne pas
vous avoir entendu arriver...
Et ça fait la course, et ça fait du bruit, et
ça emmerde tout le monde...
Bon c'est qui, qui lance la mode qui avait en son temps fait
florès " les vélos sont sympas "
Cela devient urgent...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/10/2007
Ma bicyclette
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Commentaires
Ayant moi même été verbalisé pour avoir grillé un feu ne servant qu'au passage des piétons sans piéton sous la pluie, j'ai râlé, mais râlé… Et puis je me suis dit tant pis ! Même si j’ai été pris par une brigade spécialement constituée ce jour là pour faire du chiffre, puisque les policiers scrutaient le dit feu avec des jumelles à cent mètres de là... imparable. Quant aux Vélib', je suis comme toi effaré. J’ai l’impression de voir des automobilistes derrière un guidon, comme s’il s’agissait d’aller le plus vite possible sans prendre le plaisir qu’offre le vélo de regarder la ville et de pouvoir s’offrir le luxe de sourire aux passants !
Le tout est une question de respect et de tolèrance des autres. Cette notion est de plus en plus rare que ce soit chez les 2 jambes, 2 roues, ou 4 roues... Ces notions se perdent au "profit" de l'égocentrisme. Apprenons vite à nos enfants le partage, le respect, la tolérance (entre autre...) avant qu'il ne soit trop tard... Sylvie
Comme quoi l'absence d'éducation peut se voir sur quatre, trois, deux, une (oui, j'ai vu un jour un monocycliste dans une rue - anglaise, bien sûr) zéro roues (salauds de piétons ;-).
Au passage, qui peut me dire pourquoi les vélibs sont aussi vélaids ?
PMB : peut être pour qu'ils ne soient volebs...
Qui ne s'est pas fait klaxonner puis enguelé par un Véllib sur un trottoir parce qu'il ne se garait pas assez vite ose critiquer cette note :-) ON devrait arborer les couleurs, sur le casque ou sur le vélo, avec un autocollant, genre : les vélos sont sympas, ils respectent le code de la route" ou autre. Bon c'est pas tout ça, ais je retourne à mes cartons. Je n'enfourcherai pas mon destrier avant une bonne semaine maintenant :-) Mais peut-être emprunterai-je un vélo lyonnais :-)
Moralité : bande d'urbains, quittez la jungle obscure et impiyoyâââble des villes !
Là où je vis (ben j'vous dirais pas, veux rester pénard, moi) c'est plus cool : si je suis en scooter les gens ne me serrent pas quand je veux dépasser, si je suis en voiture les motards me remercient (pied tendu) quand je m'écarte.
Le pied tendu, à Paris, c'est pour foutre un coup de botte dans les portières !
(Les vélaids qu'on veut pas volebs : +1 à Pmlt)
Que ça fait plaisir à lire !! Je me sens tellement seule à m'arrêter au feu (ce qui permet de découvrir plein de détails le nez en l'air en attendant qu'il repasse au vert), à tendre la main pour annoncer si je tourne aux carrefours, à sourire et remercier d'un geste les automobilistes ou piétons sympa - et quand on l'est soi-même, ils sont finalement assez nombreux. Mais cette marée de mal embouchés à Vélib va encore davantage contribuer à faire détester les vélos, hélas.
encore moi, encore pas d'accord... imaginez paris, dans quelques années, quand les vélibeurs auront appris les bonnes manières... imaginez paris, sans les voitures ou presque. Laissez le temps au temps et aux vélibs...
Là, franchement je trouve que vous exagerez un petit peu.... Je suis une adepte passionée du velib, mais aussi fort respectueuse de la circulation. Je ne dis pas que vous avez tort et que tout les velibeurs se comportent de manière exemplaire....mais franchement ce ne sont pas les vélos de propriétaires qui montrent l'exemple!!! Pour ma part , rien ne me fait plus raler que les fangio du velo et je n'ai absolument pas remarqué que les velibeurs roulaient plus mal que les autres! Evidemment maintenant il y a davantage de vélo dans Paris et du coup les pandores sortent les carnets à souche.. il est un peu facile de crier haro sur le baudet..
Y s' dopent, j'en suis sûr !...
Ce qu'on aimerait comprendre, finalement, c'est à quoi servent les vélibs. A désengorger Paris de ses voitures ou à remplir les caisses du Trésor Public ( Ah! le Trésor dit public) à tour d'amendes à 90 euros?
J'ai un doute... où donc ai-je parlé de vélib dans mon billet ?
Parce que je ne pensais pas spécialement au vélib en écrivant ce billet. Je pensais juste aux nouveaux venus sur quelques engins qu'ils roulent.
Et je crois que personne n'est exemplaire dans ces nouveaux comportements urbains : hier j'ai vu deux flics en vélo sans aucune urgence mais avec beaucoup d'ostentation brûler un feu où attendaient patiemment une demi-douzaine de vélos respectueux de la loi... Ils en pétaient de satisfaction les deux flicaillons de faire montre de leur prérogatives !
Oui je partage avec vous farah l'idée que le vélo est l'avenir des villes, je l'ai souvent écrit et je le pense encore.
J'en ai juste un peu marre de passer ma vie à me faire engueuler depuis le mois de juillet. Par les taxis, par les piétons, par les automobilistes... La dégradation du climat à l'égard des cyclistes est brutale et comme toute généralité terriblement injuste à l'égard de celui qui l'essuie... Je suis très très lasse de cette agressivité à laquelle, du haut de ma selle, j'échappais — à peu près— antérieurement.
Tout cela n'a rien à voir avec le vélib ou avec tout autre engin de transport.
Il ne s'agit que d'une question d'éducation et de respect.
Comme disait Souchon :
"Le respect s'perd"
Et c'est ce qui est à déplorer.
Le vélib n'a vraiment rien à voir dans tout cela. Quel amalgame médiocre.
tout cela n'a rien à voir avec le vélib, mais à mon avis avec le bruit qu'on fait autour du vélib : on en parle dans tous les médias, avec depuis hier "le vélo" de Marseille. C'est je pense une raison de plus pour faire réagir négativement les grincheux et mal élevés, les agressifs qui risquent leur vie et celles des autres pour gagner une demi-seconde !
Hé oh, il n'y a pas que les vélibants qui se conduisent mal en circulant : le coup de se faire rabrouer par un cycliste mécontent qu'on se soit arrêté au feu rouge parce qu'il l'était et qu'on l'empêche ainsi de le griller, vient généralement de cyclistes qui ont le privilège d'avoir leur propre engin et ont pris depuis longtemps des habitudes d'efficacités parfois justifiées (le coup du feu piéton sans piéton sous la pluie), souvent risquées.
J'ai aussi remarqué beaucoup de nouveaux pédalants qui ont apparemment acquis récemment leur propre bicyclette, profitant probablement de ce que "l'effet vélib" a rendu certains automobilistes prudents (face au nombre, je ne crois pas que le civisme y soit pour grand-chose) pour enfin oser se lancer et qui ne savaient pas du tout comment se comporter (davantage par inexpérience que par muflerie, je tiens à le dire).
Et puis on peut aussi circuler à vélos municipaux et être d'assez d'expérience : soit parce qu'on a préféré laisser son vélo personnel au garage pour diverses raisons (le vélib permet les trajets combinés entre transports abrités ou souterrains et part cyclable), soit parce qu'on pédalait déjà pas mal avant, mais ailleurs et autrement.
Cela dit, je pense que l'actuelle "chasse aux PV" à laquelle on assiste doit être exaspérante pour qui pratiquait le vélo auparavant et dans une paix relative (je ne pense pas qu'il y ait eu avant de cas de vélos verbalisés pour feu rouge piétonnier désert par exemple).
Il me semble qu'il faut laisser passer la tempête. J'espère que cette pression des agents sur les vélibérants n'est que passagère. Qu'il ne s'agit pas seulement de remplir des caisses mais de tenter de raisonner un peu les cyclistes amateurs ou autres nouveaux casse-cous de la pédale. Dieu (je rigole) sait que je préfère la prévention à la répression mais hélas, il faut bien reconnaître, que les comportements des automobilistes ont bigrement évolué depuis que les radars et l'alcootest poussent comme de la mauvaise herbe... Il y a cinq ou 10 ans, il était rare d'entendre un "je ne bois pas ce soir, je conduis". Et le plus souvent, enfin je crois, ce n'est pas la peur de l'accident mais la peur du gendarme qui motive les troupes. C'est un peu beaucoup désolant mais bon ... si c efficace alors je suis pour. Parce que comme d'autres ici, je connais la révolte de l'accident, de la négligence qui emporte la vie.
C'est d'une façon générale le "vivre ensemble" qui devient de plus en plus dur. Toutes les méfiances,toutes les solitudes, toutes les indifférences mijotent, macèrent, prolifèrent, et je crois que la vie en ville, mode de vie qui se généralise, agrave les diverses désespérances qui purulent sur fond de "progrès", de "mondialisation", allez, de crise qui dure depuis le début des années 70.
Je suis né à la campagne (qui n'est pas forcément le paradis perdu). Quand je gardais les vaches, pour me désennuyer, j'allais voir les gens passer sur la route, à pied, en vélo ou sur leur attelage. J'avais beau être un petit gamin, ne pas connaître le nom de beaucoup de ces gens, tout le monde jusqu'à la grand-mère en tricycle me saluait d'un "ça va-t-y aller", d'un "c'est-y qu'y va pleuvoir", et gare si je n'avais pas répondu d'un "semp'ti qu'oui", tout le pays aurait su que le gars au père Cl... était un petit malhonnête. Essayez maintenant de saluer un inconnu, surtout un enfant !
PMB: comme c'est ennuyeux cette nostalgie du passé... ce "de mon temps". Demandez à la nouvelle génération si elle souhaite ce retour à vos "bonnes moeurs". Et ne nous risquons pas trop à gratter ces temps d'avant, car on y trouverait aussi de sacrés "BOF"... Et parmi vos congénères, parmi ceux qui répondaient comme vous à la question du temps, je suis sûre qu'on peut trouver des adultes stupides, des conducteurs irresponsables, des associables.
Chère dame tarquine, il faut relire rapidement et avec grand plaisir Le petit traité de vélosophie . Un grand bol d'air... Je vous donne ma devise du haut de ma selle, je les méprise, pire les ignore :-D
Pour ceux qui veulent du sang et de la vengeance (je sais, c'est mal mais parfois on en rêve...), je ne puis que conseiller cette lecture : l'homme qui tuait des autos
@ Farah,
Relisez ma parenthèse "qui n'est pas forcément le paradis perdu" (mais l'aviez-vous lue ?) et vous verrez que ma nostalgie est relative.
Quant au retour des "bonnes moeurs" (j'ia repris vos guillemets, tant ils m'ont paru dédaigneux), sachez que, pour moi et pour d'autres, dont des membres de la "nouvelle génération" come va le prouver le récit qui suit, elles n'ont pas du tout disparu. Puis-je vous souhaiter autant ?
LE M+T+ORE
(...)
De loin je vois venir, trottinant devant son père, un jeune garçon (dans mon souvenir, aux environs de l’âge dit de la sagesse, et rien d’autre à écrire sur son aspect). Je les regarde machinalement, ne serait-ce que pour ne pas les bousculer en les croisant. Et, arrivé presque à la hauteur du premier marcheur, j’entends monter un bonjour bien claironné. Mais il a déjà filé, surpris je n’ai pas eu le réflexe obligé de lui rendre la pareille. Son père arrive à la suite du coureur de vie, et me vote un regard que je crois comprendre comme double : surprise presque inquiète devant cette hardiesse, mais approbation de ce qui n’est peut-être qu’une politesse sur trois pommes. Seul lui saura – peut-être – à mon demi-sourire éberlué que j’ai apprécié cette courtoisie météorique. Et les passants-croisants de s’éloigner vers leurs affaires du jour comme les bonheurs de même, personne n’a marqué le pas.
C’est seulement une heure après, au repos caféiné d’un bistrot à l’ancienne quasi-vide serti dans une bastide grise aux rues silencieuses, que ma folle du logis, l’indissociable associée de ma mémoire, m’a fait sortir mon vieux cahier, mon bic bleu et mes regrets. J’aurais aimé parler au papa. J’aurais aimé savoir si ce salut s’adressait, plutôt qu’à moi, à telle personne de leurs amis fleurie de la même barbe, ou si c’était seulement le fait poli d’un petit bout de monde qui, bien à l’abri dans l’aura protectrice de son père, se risquait à dire le bonjour aux passants, avec en lui comme en moi un goût pour la découverte. D’un petit homme, déjà, sachant d’instinct imiter les loups en meute pour qui la survie passe par une solidarité sans faille, solidarité exprimée à chaque rencontre par un rituel de salut pour s’entredire qu’ils existent. Inconnus faits pour le rester (d’ailleurs, qui sait si une halte bavarde n’eût fait s’envoler le charme ?) nous étions cependant repartis, moi en tout cas, avec un degré de plus au thermomètre.
@ Farah,
Il ne faut pas m’en vouloir, mais j’ai la passion des rencontres. Le texte qui précède vient d’un manuscrit, il y en a plus de 75 comme ça, axés sur un thème : les rencontres.
Voyez-vous (enfin, j’espère), je passe mes dimanches à vendre et acheter sur les vide-greniers (vieux verre et vieux papiers). J’y découvre toutes sortes de gens de tous milieux et de tous âges, de la famille BCBG au môme amateur de mangas et tous aussi sympathiques et ouverts. Ils m’en apprennent, je leur en apprends, il m’arrive même de recevoir des confidences, comme de cette femme née sous X… qui fouillait dans tous les lots de photos possibles pour retrouver trace de ses parents génétiques en cachette de ses parents légaux.
Bon, pendant ce temps-là, d’autres vendent sur e-bay. L’argent rentre, certes, mais pas les émotions.
Quelque chose me dit que vous et moi on ne va pas se rencontrer. Pas grave, je n’arrive déjà pas à trouver le temps de voir tous les gens que j’aime...
Chère Farah, vous allez peut-être me trouver « pariphobe + (alors que j’aime cette ville, où je ne viens pas baguenauder assez souvent), mais j’ai un autre texte (que je vais résumer seulement, il ne faut pas abuser des bonnes choses ;-) où l’on voit combien la vie dans les grandes villes peut générer des comportements de repli.
Texte où, avec un ami, nous jouons Père Noël et Père Fouettard pour les commerçants d’une petite ville. Donc, en plein jour du 24 décembre, nous distribuons des bonbons à tous les passants. Arrive un monospace à l’unique feu de la ville, dont les passagers-enfants ont fait signe. Nous allons vers eux… pour voir la maman faire descendre les boutons montrant que les portières se verrouillent ! Puis la voiture repart, avec ses enfants déçus. C’est une « 75 +.
Tous les Parisiens ne sont pas comme ça, sans doute. Mais enfin, de toute la journée, il n’y a eu que ces gens-là à si mal se conduire.
Qui, pourtant pas en "vélo parisien", n'était "pas exactement urbain", ici ?
non non, je ne vous trouve pas "phobe" du tout... mais je crains que notre hôte nous invite à aller deviser plus loin. Nous avons (et j'y ai participé) un peu détourné la question. Ceci dit, je comprends ce que vous écrivez, quand je suis en provence, dans mon village, il est évident de saluer celui qu'on croise, connu ou inconnu.
"mais je crains que notre hôte nous invite à aller deviser plus loin".
- Je lui fais confiance pour savoir nous le dire.
- Ce qui sous-tend mes textes (le savoir-vivre ensemble) me paraît proche du thème de la note.
Bon, ouf va dire la foule, je m'esbigne de cette note ;-)
Je constate aussi cela à Strasbourg, mais sûrement dans de moins proportions.
Je ne sais pas qui sont les pires des trois (automobilistes, cyclistes, piétons)... il faudrait inverser la spirale inflationnistes (on ne cesse de monter d'un cran avec les insultes, la tension, etc.).
Il y a ceux qui sont tellement heureux d'être sur deux roues qu'ils ont envie de se faire remarquer, de faire entendre le bruit de leur jolie sonnette ... peut-être. En oublient-ils que certains gestes aimables suffisent la plus part du temps ? Tous, avec ou sans roues ont envie d'inspirer le respect, et en ville, la mode veut qu'en fonçant pendant que les autres se poussent on le force actuellement. Je me faisais justement cette réflexion, qu'il est de plus en plus difficile d'être piéton dans la capitale.