Relâche, mais pas trop !
Je n'ai absolument aucune envie d'écrire !
Je n'ai aucun dessein d'aller farfouiller bien profond des mots qui ne
viendraient même pas à bout du quart de la
moitié de ce que je voudrais savoir traduire.
Et puis je me rassasie trop de mes enfants en ce moment pour prendre le
temps de coucher sur le papier ces instants précieux.
Et puis les billets intelligents me demandent trop de boulot !
J'ai même un dossier dont j'entends bien faire un sort pas
plus tard que ce soir !
Mais il faut croire que l'on ne blogouille pas près de trois
ans sans en avoir fait une détestable mauvaise habitude : me
voilà en train de penser que je vous dirais bien
deux mots de cette poisseuse campagne de pub pondue par des maquignons
de fond de bidet et à laquelle on m'impose de me cogner dans
les couloirs du métro !
Vous savez celle où l'on veut vous faire accroire que vous
risquez votre peau à boire de l'eau du robinet. Sauf que la
planète elle en crève de ces bouteilles
en plastoc, de ces résidus monstrueux que l'on consomme
à tire larigot ! Il y en a vraiment qui n'ont vraiment pas peur
d'afficher, de clamer, de revendiquer leur charlatanisme...
Je ne bois que de l'eau de robinet, depuis toujours.
Et il se trouve que je suis en parfaite santé (j'en sais
quelque chose, pour les beaux yeux d'un assureur je viens de passer,
moi et mes abattis, une matinée à me
faire analyser, examiner et répondre à un
formulaire interminable que ne démentirait pas un
impétrant pour un voyage sur la Lune via les lignes
régulières de la NASA...).
Et puis aussi que j'ai passé mon weekend à
cuisiner. Que c'est mon remède à moi pour
contourner de vieux démons que l'on se refile de
mère en fille. J'en ai même oublié de
remplir mon frigidaire jusqu'à la garde (pour ne pas faire
comme maman qui vivait dans des cuisines qu'elle encombrait
de vide).
Et que je ne parviens plus à regarder la
télévision. J'ai beau me forcer. Ils
étaient tellement contents que l'on voit enfin un film en
famille. Un film dont certaines scènes m'ont fait
rire à en perdre haleine ! Ils n'en revenaient pas que je me
sois enfin posée sur le canapé ! Tarquinou avait
été chercher un plaid pour se
pelotonner contre moi. Se forçant à s'esclaffer
lorsqu'il me sentait rire Mais non, rien à faire. Dix
minutes pas plus. Après il y a toujours un truc urgent
à faire. Quelque chose d'insignifiant mais de tellement
impérieux... Alors je fais quelque chose à
coté d'eux et quand ils me demandent si j'écoute
— au moins... — je réponds «
oui ». Alors c'est vrai. Mais si je réponds
« oui... oui... » ils savent bien que je suis
déjà partie...
Bref, je voulais juste vous préciser que je suis
toujours au repos et que je blogouille mollement de la main gauche...
Ne soyez pas trop exigeant : je cède à la manie
dont j'ai peuplé mon quotidien et je n'ai aucune
prétention à partager la moindre chose digne
d'intérêt...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 21/01/2007
Blogs à brac
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Commentaires
Ben, c'est déjà bien agréable d'avoir des nouvelles !
Bises à tous !
C'est bon de souffler un peu. ;-)
Toutes les mères seraient-elles les mêmes?... Je pense que le "oui... oui..." pourrait presque être ajouté au dictionnaire !
"Continue, je t'écoute", et la voilà à lire ses 150 mails quotidiens ; on s'arrête, donc, la voyant captivée par l'écran "continue, je t'écoute"... et même si elle part dans un quart d'heure, qu'on ne sait pas si elle en reviendra, qu'on a peur, on sait que, malgré des yeux rivés sur l'écran, son attention est là, au sortir de nos lèvres.
Il y avait un petit entrefilet (d'eau) dans le Canard de mercredi où ils commentaient aussi la Guerre des Bouteilles et expliquait que l'eau du robinet était d'une qualité indiscernable de l'eau de source mais coûtait 100 fois moins chère.
Veuve Tarquine m’amuse, veuve Tarquine ma muse.
En quelques jours, je viens de découvrir votre blog qui m’a envoûté, et sur lequel je ne peux me lasser de lire toutes ces belles choses, moi qui jusque là, n’ai utilisé le net que pour la messagerie (et oui, cela existe encore !je n’ai encore même pas l’adsl !!). Il faut dire que mon nouveau statut social m’a beaucoup aidé à vous trouver puisque les 4 lettres v.e.u.f tapées sur le moteur de recherche m’ont emmené jusque vers vous, au départ par curiosité. 4 lettres qui associées ensemble forment un mot tellement exécrable que je ne peux me résoudre à l’utiliser ; et pourtant, il me colle à la peau… J’aurais préféré pouvoir vous écrire tout ça plus discrètement que par le blog car je ne maitrise pas du tout cet outil et préfère encore une bonne vieille plume, même si je ne suis pas aussi doué que vous ; ma pudeur ne me permet pas d’être très à l’aise pour parler de ma vie privée, et de m’épancher sur mon désarroi (pourtant, j’ai été moi-même, comme beaucoup d’autres, voyeur, puisque je cherchais toujours sur votre site quelque chose pour mieux vous connaître). J’ai perdu mon épouse, mon amour, ma Vénus, ma moitié ce mois de Juin d’un cancer. De moi, il ne reste donc plus qu’une moitié, et encore, une moitié délabrée, démolie au bulldozer. « Se reconstruire +, le terme est adapté, j’en suis à peine aux fondations. Je suis plutôt là, sur ce champ de ruine, hébété, à ne pas savoir par quelle pierre commencer pour rebâtir, ne serait-ce qu’une chaumière. Heureusement, dans ce chaos (ou K.O ?), au milieu de ces gravats, il me reste mes deux joyaux, mes deux trésors, mes deux petites puces de six et sept ans qui me soutiennent et me montrent la voie, de par leur force et leur joie de vivre. Ce Noël (il y’aurait tant à dire sur le goût amer que peuvent avoir ces fêtes), j’ai reçu un petit cadeau d’une de mes chères belles sœurs : un bouquin, une nouvelle de Jack London que je n’ai d’ailleurs pas encore ouvert (que ma belle sœur me le pardonne) : « Construire un feu + : le titre me plaît beaucoup, dans cette période de survie où il faut tout recommencer à zéro : entretenir la flamme, la nourrir, la protéger, la surveiller ;cette petite flamme qui me permettra peut-être de trouver le chemin, de m’éclairer, de me réchauffer. Pourquoi le malheur nous a touché nous ? Nous qui nous aimions intensément, qui formions une famille unie et heureuse, au contraire du gâchis que je vois tout autour de moi avec des parents qui se partagent la garde de leurs enfants. J’ai souvent de la colère et de l’agressivité, ce que je retrouve parfois dans vos mots, mais avec tant de subtilité. Votre blog m’hypnotise, vos pensées me pénètrent, j’ai trouvé en vos écrits exactement ce que j'aurais voulu écrire si j’en avais eu les moyens. ; j’ai trouvé enfin en vous tout ce qui ne m’a jusque là même pas effleuré au hasard des quelques bouquins que j’ai pu feuilleter. J’arrête là mes compliments surtout que mes commentaires pourraient être aussi longs qu’intarissables si je devais disséquer vos billets. Je n’en dirai pas non plus beaucoup plus sur moi et les miennes mais je serais vraiment très heureux si je pouvais avoir une réponse de vous, maintenant que vous m’avez attiré comme une proie sur cette toile si habillement tissée. Sur ce, je vous salue bien, veuve Tarquine.
P.S : Je découvre à l’instant votre nouvelle note déposée sur le blog. Je vois qu’à cuisiner le week-end, vous arrivez tout de même à trouver le temps pour mijoter un petit billet, quand moi je n’arrive même pas à faire en un week-end, la vaisselle de tout ce que j’ai pu entasser durant la semaine, un tant soit peu culpabilisé par le regard désabusé des petites devant un papa si maladroit ! Si vous avez une recette pour arriver à tout faire, ou en tout cas pour mieux organiser des journées bien chargées, je suis preneur !(Et tant qu’on est dans la cuisine, une petite recette pour agrémenter les pauvres œufs à la coque du dimanche soir et que les pépettes font semblant d’apprécier ; mais ça, c’est bien parce qu’elles sont devant ça Cartoon !!)
Cela me semble tellement épuisant et futile , ces colères contre le monde que l'on nous impose... Et tellement étonnant , aussi " quoi , il y a encore des voix pour rejeter l'eau en bouteille , les mesquineries et tromperies en tous genres ...? " Pourquoi? pourquoi tant d'énergie dépensée , pourquoi se battre tel des Don Quichotte modernes... N'y a t_il pas plus à gagner à juste chérir ceux qu'on aime , à se laisser glisser dans un doux cocon protecteur , en un mot , à renoncer? Faut il se battre pour des rêves inaccessibles , ou s'épuiser à vouloir les réaliser? J'admire ceux qui se battent , oui , mais aussi...oh , ils sont si fatigués...j'ai envie de les consoler , de joindre mes renoncements à leurs combats , de leur dire " stop!..reposez vous un peu , engrangez un peu de tendresse , le Monde attendra....."