Jouer relâche, le temps d'avaler tous les DVD que je cumule depuis la Noël.
Sonner l'entracte et puis lire, au moins un peu.
Baisser un coin de rideau et laisser 2006 mourir en paix.
Ne pas faire de projets.
J'en ai connu de trop pipés pour ne pas avoir envie de profiter de leur absence.
Raconter des histoires.
A ma progéniture !
Mais de vraies histoires, pas des mensonges seulement des mots justes et parfois beaux, ceux qui enchantent les enfants.
Non surtout pas des histoires pour mystifier, celles-là je veux les oublier.
Et puis sentir la chaleur de Tarquari.
Il ne dort plus que sur mes sacs, sur mes manteaux, sur mes écharpes.
Je me résous à sortir poilue ; je n'ai pas le coeur de déplacer ce petit corps chenu dont ma main ne sent plus sous sa fine fourrure de tigre que des os fragiles et peureux.
Et puis retrouver ma maison et ses frimas axonais, même une paire d'heures, cela me suffira.
Une trêve.
Juste une halte.
Un instant ou plus longtemps.
Je n'en ai aucune idée.

Respirer le vide.

Juste le temps qu'il faudra pour m'en lasser.
Ni plus, mais pas moins.