La reine et le cloporte insane
Il était une fois une reine d'une grande bonté et un cloporte qui grouillait à ses pieds. Dépourvu d'intelligence mais non de malice et d'avidité, il s'imagina qu'en la détrônant il gagnerait respect et autorité. Trop médiocre pour y parvenir seul, il endossa l'habit du martyr qu'il s'empressa de lustrer de fables poisseuses et de hâbleries hardies. Qui n'entend qu'un son n'entend qu'une cloche. J'ai prêté mon ministère à cette comédie, permettant ainsi qu'elle se tienne. Un cloporte même déguisé en souverain reste un cloporte. A la fin de l'histoire, il rampe encore plus profondément dans les excréments dont il aime à faire des festins. La reine et le truchement ont démêlé les mots dont elles étaient les jouets. Et la vérité est sale. D'une crasse noire et grasse qui vous colle à la peau, à l'âme et gâte ce que l'on croyait savoir de l'humanité. La farce est terminée. Maintenant, je ne sais combien d'eau je vais devoir faire couler sur mon corps pour parvenir à effacer ces souillures...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 23/12/2006
Chagrine Tarquine
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Commentaires
J'ai pas tout suivi mais je sens qu'on n'est pas dans l'esprit de Noël !
Allez je t'embrasse. Excellentes fêtes !
Chère Reine, l'eau est souveraine pour nettoyer les corps, et vos atours vous feront paraître toujours aussi belle. Pour la souillure de l'âme, puissent vos mots vous aider à vous laver. Je sais d'expérience des cloportes que souvent aussi le spectacle des belles choses autour de nous, et la tendresse pure de nos enfants est un remède qui agit avec beaucoup de puissance.
Il faut seulement éviter comme la peste les douches d'idées mais je le reconnais, ce n'est pas facile, et parfois on ne les voit pas venir.
Amitiés.
Otir, je ne suis pas la reine, juste l'infâme truchement, mais peut-être vous lit-elle. Quant à moi je vais de ce pas conter à mes enfants des livres de Noël qui feront de moi, pour un instant seulement, le maître du monde. Avant vraisemblablement, d'en redevenir le jouet...
Pardon pour cette méprise bien sûr ! mais le sens du message reste valable.
Rien de tel que les contes. J'en suis si friande moi-même, et viens juste d'en truffer mon blogue pour une semaine ou presque.
Les reines se font de plus en plus rare, les cloportes de plus en plus nombreux. Est-ce la rançon de notre nouvelle civilisation, basée sur le mensonge pour obtenir le gain sans scrupules ? Amitiés.
:-(