Urgences (1) - Admission
Un scope qui sonne.
Sonneries par trop semblables pour ne pas
réveiller de lancinants souvenirs.
La raison n'a pas grand chose à voir là-dedans.
Simplement on se souvient.
Un autre prénom. Suivi du même nom.
Ces deux-là qui se ressemblent
tellement.
On se contient. Mais on n'en guérit jamais tout à
fait.
Point de panique. Juste quelques larmes qu'on essuie d'un revers de
manche.
Non, chez moi rien décidément ne serait
être plus calme que l'épouse ou la mère
au chevet des siens...
Alors nous sommes restés des heures serrés l'un
contre l'autre.
Des heures durant lesquelles j'ai oublié les sonneries des
scopes pour ne plus entendre que celles des
téléphones.
« Oui il va bien — Non ne t'inquiéte pas
— Nous devrions rentrer ce soir. »
Nous ne sommes pas rentrés le soir venu.
Mais il n'y avait pas de papa qui s'inquiétait.
Il n'y avait pas non plus de grands-parents à
prévenir.
Pas de famille à rassurer.
Il y a juste quelque part dans le 9-3 une tata et un tonton qui un
dimanche de décembre ont sauté dans leur voiture
pour aller récupérer deux enfants
restés seuls dans un appartement de banlieue.
Il y avait de l'orage.
Et la pluie tombait drue sur la vitre cassée.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/12/2006
Déambulations
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Commentaires
Vite vite rentrez à la maison, retrouver le calme familial. De tout coeur avec vous.
merci tata merci tonton
J'aime la manière que vous avez de nous raconter ce que vous vivez même si je frémis en imaginant tel épisode. Un Tonton, une Tata qui doivent ressembler à ceux de ma fille... Tendresse pour Tarquinou :)
Comment va-t'il maintenant ?
Ha, je comprends mieux Robert Debré. Je me demandais ce que tu faisais là bas à prendre des photos, alors j'ai cherché frénétiquement dans les messages précédents (je lis toujours le dernier posté avant les autre).
J'espère que ce n'est pas très grave. Juste un peu de couture…