"De quelle liberté parle-t-on ? Celle des iguanes est ici bien plus protégée que celle des humains ! Si vous écrasez accidentellement un iguane sur la base, vous êtes condamné à payer une amende de 10 000 dollars, alors que, si vous tabassez un prisonnier, votre geste sera qualifié de "contact bénin non préjudiciable" et n'aura aucune conséquence." "Il y a deux ans, raconte-t-il, les avocats avaient plaidé auprès de la Cour suprême pour un alignement des droits des prisonniers de Guantanamo sur ceux des animaux. Notre slogan ? Egalité avec les iguanes !"

Avocat dans l'enfer de GuantanamoLe Monde — 14 novembre 2006.