La fuite, les démons et les vieilles maisons
Les mots me fuient.
Et moi je fuis mes démons.
Je fuis dans une vieille maison.
Retrouver l'enduit et la pluie.
La pluie des souvenirs qui panse l'âme.
L'enduit avec lequel on imagine son avenir.
Septembre s'étire.
Septembre la discordante.
Septembre ou l'éternel recommencement.
Septembre ou l'insoutenable achèvement.
Les mois s'écoulent.
Les années aussi.
Ce mois-ci restera, je crois, celui de l'espoir.
Cette année-là, je l'espère, ne me
décevra pas.
Et si ce n'est pas vrai, et bien tant pis.
Il y aura toujours ma vieille maison pour y retrouver de plus vieux
démons.
Ceux qui consolent et qui cajolent.
Juste le temps d'ouvrir les yeux et de partir vers d'autres cieux.
Mes morts à moi, ils me dictent qu'il faut vivre...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 16/09/2006
Tréfonds et sentiments
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Commentaires
Pâle septembre, chante Camille…
Je t'embrasse
luv ya! j'aime des poemes comme ca!
Une pensée pour vous, de loin, à distance, respectueusement, en fraternité humaine.
J'ai entamé une danse sioux assez élaborée pour que les démons s'enfuient, faire venir du soleil, rendre les enduits hyper-frisou à étaler (mais là, je suis moins sûre de l'efficacité de la danse), et qu'en salopette de bricolage, les hommes se jettent à tes pieds (si ça fonctionne, tu me diras, j'envisagerai une reconversion professionnelle).
tres beau poeme, les démon fuient devant la lumiere, alors soyez toujours radieuse
Cordialement
Joli poème. Mais un émoi particulier.
Faut-il vraiment que les morts dictent leurs lois?
Ne serait-ce pas mieux les honorer en ne leur obéissant pas?
C'est à moi que la question se pose, avec prégnance, et je n'ai pas la réponse. Je me sauve, épouvanté par les corps qui ne bougent plus et qui pourtant pèsent si lourd.
«Faut-il vraiment que les morts dictent leurs lois?
Ne serait-ce pas mieux les honorer en ne leur obéissant pas? +
Il me faudrait donc crever ? (pour éviter tout contresens, je précise que le ton de ma question est ironique !)
En effet. Le mort ne donne pas d'ordres, mais ceux autour qui voudraient le faire parler pour eux, et c'est à eux qu'il ne faut pas obéir.
Le mort avait dit de vivre avant de mourir, s'il ne l'a pas dit il l'a pensé si fort que l'ont entendu ceux qui savent écouter. Et ce n'était pas un ordre auquel il faut obéir. C'était seulement la vérité.
Le mort a dit la vérité.