Le vélo, la pince et l'anatomie

Si j'ai pu me féliciter dans les jours derniers
d'avoir changé — à 6 heures du matin !
— la chambre à air de ma roue arrière
en moins de 20 minutes (malgré des déboires
réitérés en la matière), le
fait subséquent d'avoir ensuite à vider deux
bombes anti-crevaisons dans le même pneu m'a
singulièrement exaspérée !
Pour comprendre cette conjugaison malheureuse, il vous faut savoir
que :
- Les manifestants ont la mauvaise habitude de joncher leur passage de verre cassé,
- La voirie à l'excellente habitude de nettoyer les trottoirs et la chaussée mais la sale manie d'oublier les pistes cyclables...
- J'exerce mon industrie près de certains lieux de Paris dont les pavés accueillent traditionnellement les rassemblements contestataires.
Si je vous dis
- que mon panier de guidon vient de me rendre son dernier soupir après trois petites semaines d'utilisation,
- que ma dynamo — que je n'utilise pas, préférant les éclairages électriques mais dont je prends toujours le soin de la conserver en état de fonctionnement eu égard à la fâcheuse habitude des piles de ne pas durer éternellement — donnait des signes d'essoufflement,
- et que mes vitesses étaient passées — d'usage effectif— de 21 à 6,
vous comprendrez que ma fidèle bicyclette avait
bien besoin qu'on se penche sur elle.
Bref, après une demi-journée entre les mains d'un
professionnel chevronné, il est plus fringuant et plus
spacieux qu'au premier jour mon beau destrier gris !
Sauf que quand ledit professionnel chevronné vous rajoute
d'un ton patelin que « au fait ! Je vous ai aussi
réglé les freins » vous pouvez
préparer tout de suite votre clef plate pour les refaire
vous-même les dits réglages et remédier
à ce qui constitue désormais votre plus grave
danger !
Messieurs les professionnels chevronnés, peut-être
qu'un jour vous comprendrez que de façon presque immuable
les mains de femme sont plus petites que celle des hommes. Il est donc
tout à fait inutile et même dangereux de
régler la pince de freinage en imprimant à
celle-ci une particulière dureté...
Outre le fait que serrer du bout des doigts est
complètement inefficace, imaginez le calvaire que cela
devient — et le temps que cela prend— quand il faut
au surplus tendre la main, voir l'avant-bras pour parvenir à
ramener vers soi l'indispensable poignée...
Je vous laisse, je vais jouer de la clef plate de ce pas...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/04/2006
Ma bicyclette
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Commentaires
Bonjour,
Pfff ! Moi qui me cherche un nouveau vélo (rapport à mes "pseudos" nouvelles résolutions), tu me donnes à réfléchir ... le coup de la chambre à air à 06.00 du mat, c'est hard quand même. Faut dire que mon ancien vélo, c'était celui que j'avais gamine ;-))
A bientôt !
Et pourtant Schwalbe est une très bonne marque de pneu, bien plus résistante que la moyenne. Les Velo-V à Lyon sont équipés de pneu Schwalbe sans chambre à air (plus rapide à réparer, on change le pneu ou on le remonte et regonfle).
Schwalbe est dorénavant la marque de mes pneus ! Précisément en raison de mes multiples crevaisons !
Nawal, un vélo c'est comme une voiture, il faut comparer au nombre de kilomètres parcourus et franchement si j'additionne tous les pavés que j'ai avalés, je n'ai pas eu trop à me plaindre de mon beau destrier.
Je rajoute que l'usage intensif de bombes anti-crevaisons résulte également de ma façon de foncer sans prendre toujours le soin d'éviter les bouts de verre... (les 6 heures du mat c'est parce que j'avais oublié de le faire la veille au soir et que j'étais ce jour là debout au chant du coq)
moralité: restons couchés
Gaines et câbles neufs, bien lubrifiés...bonheur pour les doigts. Sur certain levier de frein, il existe une vis de réglage qui rapproche ce dernier du guidon, sans modifier le réglage du tirant. Chui clair? pas sûr.
Et remplacer le fringant destrier par une paire de rollers, c'est envisageable?
Les hommes ne se rendent pas compte que nous n'avons pas la même force, mais aussi que nous ne pesons pas le même poids! A vitesse égale, nous avons besoin d'un moindre freinage pour nous arrêter... Mais Tuttle, mon expérience de vieillie vélo-crosseuse m'a montré qu'il vaut mieux avoir le bout de la manette de frein sous les doigts car, comme pour n'importe quel levier, c'est au bout que la pression est la plus aisée et la plus forte. Mais bon, chacune ses petits trucs! :o)
Un pastiche de Leonard de Vinci traitant de l'homo bicycletus sur ce lien.
Pour s'arreter, rien de meilleur qu'une bonne paire de basket !!! et un petit bâton pour la roue avant !
Et d'un gros matelas juste devant! :)
On va finir par croire que les hommes naissent avec une clef de douze dans les doigts et les femmes avec un manuel d'utilisation de machine à laver !
Hé bien venue au club. Le pire c'est la bouteille de bière écrasée...les débris sont redoutables. Pour ma part, en chemin poru un rdv, j'ai perdu le boulon d'étrier de freins (les vibrations en viennent à bout) et la fixation du panier (bis repetitae).
Je deviendrais pas la Mécano de la Générale....mais c'est une aubaine pour savoir demander de l'aide.