Le plus court chemin pour aller de vie à trépas : la piste cyclable du boulevard Magenta.
De mémoire de panamo-cyclopédiste, je
crois
n'avoir jamais rencontré réunnie
sur une même voie autant de dangers
vélocifères !
Elle est la preuve criante qu'un bol d'air juché sur une
selle serait mille
fois profitable à nos urbanistes parisiens que leurs bons
sentiments à mille
lieux de la réalité.
Je me permets d'effectuer un petit rappel des faits — et des difficultés inhérentes à nos légers destriers d'acier — pour ceux qui n'auraient pas plus l'habitude de fréquenter ces pages que le bitume sur leur bicloune :
A Paris , bicyclette ne rime pas avec balade ! (sauf
peut-être le dimanche,
mais je n'y suis pas). Je n'enfourche pas mon vélo pour
autre chose que me
déplacer. Et comme tout parisien (de cœur, de
prêt, de loin
ou d'emprunt) qui se respecte
j'entends avant tout le faire avec
célérité ! Un vélo circule
facilement à 20
kilomètre/heures (mon record urbain est de
37 en descendant les Champs Élysées) et
à cette vitesse là il n'est pas
question de slalomer entre les piétons, les
portières de voitures, d'anticiper
les non-respect de votre priorité que les voitures vous
infligent à chaque
carrefour !
Un petit dessin pour que vous compreniez mieux :

Ordoncques, voici les obstacles qu'il vous faut
éviter pour
parvenir à rester
entier :
- Les piétons : certains tronçons de la piste notamment à proximité des passages piétons et des stations de métro sont complètement impraticables pour les vélos.
En tout état de cause et
sur tout le trajet il vous faudra rouler au ralenti
prêts à freiner pour éviter les
têtes en l’air qui ne manqueront pas de vous
traverser sous les roues.
- Les motos garées sur la piste. Cela pourrait prêter à sourire mais elles sont légion !
- Les portières des véhicules garées sur le bas côté. Avec l'énorme désavantage qu'il s'agit des portières-passager ! Or les passagers ne regardent jamais dans leur rétroviseur avant d'ouvrir leur portière.
- Rajoutons également les véhicules mal garés qui empiètent sur la piste, c'est à dire tous les camions...
- Les voitures qui tournent à droite et qui n'imaginent pas un seul instant que c'est vous qui avez la priorité !
Déjà en roulant
sous leur nez c'est un danger permanent, imaginez ce que cela
devient quand les vélos sont invisibles ! Comme si les
automobilistes allaient
faire attention un seul instant à ce qu'il se passe sue le
trottoir !
Au final, la seule façon de rester en vie c'est de
s'arrêter à chaque croisement
(c'est à dire lorsque notre feu est vert) d'attendre le
cycle suivant en
regardant passer les véhicules perpendiculaires puis
d'anticiper la traversée
avant que les voitures n'aient le temps de démarrer...
Imaginez la perte de temps que cela représente.
- A cela il faut ajouter qu'il est impossible de s'y doubler alors que la circulation des vélocipèdes a bien triplé durant l'année 2005 jetant les vélos les plus impatients au milieu des piétons pour contourner les plus prudents qui roulent doucement.
Bref, un mot comme en cent : Messieurs les urbanistes de Paris, de la
voirie, du
pavé ou des travées : RENDEZ-NOUS
NOS COULOIRS DE
BUS ELARGIS !
C'est actuellement la plus sûre et la plus rapide des pistes
pour les vélocipèdes
et cessez donc de penser que les cyclistes sont de doux
rêveurs qui se baladent
gentiment le dimanche ! Laissez nous avaler notre pavé loin
des clichés et des
idées reçues : les pistes cyclables à
Paris sont bien plus dangereuses que la
voie que l'on partage avec les bus et les taxis !
La suite pratique de ce billet se trouve, dix-mois plus tard, narrée à cet endroit...—
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 20/01/2006
Ma bicyclette
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Commentaires
Hélas, je dois bien reconnaître que tu as raison à 100% Et pour me farcir dans le quartier les élus verts à l'origine de la moitié des réaménagements, je te certifie que les doux reveurs ce sont eux et qu'ils ont rêver Paris à leur simple usage, de vélocycliste du dimanche. Mais pour les gens qui travaillent, hélas, pas grad chose...
je me rend compte que j'ai beaucoup de chance, dans ma petite ville de province, circuler à vélo est encore un plaisir, et des qu'il fait beau je ne m'en prive pas, et mes filles non plus d'ailleurs....et le seul danger majeur serait le chat qui traverse la rue. Beaucoup de personnes (et surtout les enfants se rendant au college) circulent à vélo, et les automobilistes font attention.
Et non, je n'habite pas en hollande, seulement à 70 kms au nord de paris
alors là non. Une des choses que j'apprécie dans ma nouvelle vie en province est de pouvoir marcher en révant sur un trottoir sans risquer la tétanie à cause d'un cycliste ou d'un immense type sur rollers. Je finissais par renoncer à certaines promenages et par marcher le long des murs même là où il y avait des pistes cyclables. L'oublié est le piéton qui est pourtant le plus respectueux de l'écologie et des autres
Je constate que les parisiens cyclistes ont des problèmes voisins des rouennais... Ce que tu décris là, je le vis aussi au quotidien dans notre bonne ville de Rouen. Avec des pistes cyclables, qui n'ont de cyclable que le nom, tout au plus quelques barbouillages de peinture sur la chaussée. Les gens, les politiques aussi, n'ont pas encore compris que le vélo était un fabuleux moyen de transport en ville. Ils croient que cela ne sert qu'à flaner à la campagne les dimanches ensoleillés d'Août! Les bougres! Enfin, cela me donne l'occasion de te saluer, et de t'apprécier... toi que j'ai découverte dans tes interventions pour le bloc Garfieldd.
Evariste, à mon tour de vous saluer bien bas !!
NB : vous a-t'on déjà dit que vous avez un petit nom charmant ?
Dans ma ville de 20 000 habitants il y a une seule piste mixte cyclable/pietons avec plein de gens qui marchent à plusieurs de front sur toute la largeur de la piste. pour le reste il faut circuler entre les voitures (mal) garées et les voitures qui roulent (vite). Et je vous parle meme pas de l'hiver quand les chasse-neiges ont mis un gros talu de neige sur le coté.
Tu as quoi comme sonnette sur ton vélo ? Sur le mien (je ne suis pas cycliste quotidien mais j'ai honte...) j'ai un modèle imposant et puissant qui dégage les piétons de ma route en partie par son timbre inhabituel...
En Allemagne, les automobilistes apprennent pendant le permis de conduire à regarder sur leur droite (ou leur gauche) les vélos arrivant de ce côté, avant de tourner à droite (ou à gauche). Ca marche très bien, et c'est très appréciable (outre que les villes sont mieux équipées et cultivées que la France en ce qui concerne le vélo).
Je traverse tous les jours le magenta à pied, à hauteur de la rue Lucien Sampaix puisque mon trajet est perpendiculaire au boulevard. Le danger est aussi pour les piétons puisqu'il n'existe aucun feu disant aux cyclistes de s'arrêter en même temps que les voitures, pour laisser passer ceux qui traversent dans le passage piétons.
C'est effarant de bêtise, cette organisation... On a fichu le souk dans le quartier pendant plus de six mois, le temps des travaux... tout ça pour ça, on croit rêver quand on voit le résultat.
J'ai écrit ça dans mes réponses au questionnaire du maire sur la circulation à Paris mais, franchement, il suffit d'y passer une fois pour se rendre compte de la bêtise des concepteurs.
Merci pour tout Madame Tarquine.
Oui, qu'on soit piéton ou cycliste, ce genre de piste cyclable est une belle connerie. Piéton, je regarde toujours des deux côtés de la piste cyclable avant de passer. Cycliste, je ne l'emprunte jamais, c'est impraticable.
Rhubarbe, j'ai passé mon permis en France et on m'a appris à regarder dans l'angle mort droit avant de tourner à droite (piste cyclable ou non). Mon moniteur était motard, ceci explique sans doute cela.
Ah, les joies du boulevard Magenta, l'endroit de Paris qui fait passer la vallée de la mort pour une aimable promenade au soleil. Je note que tu as oublié le carrefour Réaumur-Sébastopol où, quand on est en roller sur la voie pour bus, on voit des andouilles motorisées tourner à droite sans même jeter un oeil sur la voie de droite ... M'enfin, c'est l'un des endroits dans le monde qui confirme le mieux les théories darwinistes ...
Bonjour Miss Tarquine, Mon prénom est rare, moins pour un matheux comme moi qui a en tête le célèbre Evariste Galois, génial mathématicien mort dans un duel, pour une jeune femme à 21 ans. Evariste a aussi l'avantage d'être peu répandu sur Internet: au contraire de vincent, françois, paul (ou d'autres), que l'on doit affubler d'un 2145, 6578, 6547889, quand on le choisit, tant la demande a été forte. Mais chut... faut pas le dire, je le dis qu'à vous, Miss Tarquine... Au fait, j'aime beaucoup votre blog, mais je pense qu'on a déjà dû vous le dire. A la revoyure!
Bonsoir dame Tarquine, j'espère que vous ne me tiendrez pas rigueur mais je me permets de relever une petite erreur : ballade avec deux "l", c'est la chanson (Ballade). Pour nous, cyclistes urbains, on perd un "l" (Balade) mais rien ne nous empêche de siffloter sur notre chemin. Personnellement, j'aime bien Brassens dont le rythme binaire s'accorde bien avec le pédalage. Amicales pensées cyclophiles de Grenoble.
Argh !! Je fais la faute à chaque fois ! Je corrige de suite !!
M'enfin, qu'est-ce qu'on ferait nous les cyclistes avec deux "l"? On n'est pas en avion!
Pour les piétons, si je peux me permettre, un bon coup de sonnette sonore (en échange d'un éventuel tombereau d'insultes et d'un duel au couteau), et de toute façon c'est eux qui auraient le plus mal. Pour le reste deux ou trois paires d'escadrons d'hirondelles - le secteur est en forte croissance - devraient aider...
Intéressant. Si, en tant que barbare, j'ai cessé de fréquenter le boulevard de Magenta, qui représentait pourtant un axe primordial dans mes déplacements, depuis sa transformation en "espace civilisé", j'ai vu, en tant que piéton et dans d'autres situations, des pistes cyclables tracées sur des trottoirs, vaguement balisées d'une ligne blanche et éventuellement pourvues d'un revêtement différent. Les trottoirs, c'est pour les piétons ; comment pourrait-il en être autrement ? Chercherait-on à ralentir les cyclistes en semant sur leur chemin des chicanes mobiles et aléatoires ?
Mais quand même. Quand on voit les montants investis en particulier pour ces pistes cyclables, quant on mesure la part des cyclistes dans les déplacements, 2 % selon la Mairie, 0,14 % d'après l'étude Kopp - Prud'homme - Bocajero que l'on trouve là mais qui ne compte sans doute pas la même chose, quand on voit la diminution vertigineuse sur le long terme de l'usage du vélo en ville que montre l'étude de l'IFEN, quelle ingratitude !
Oui, Denys, les traits de peinture sur les trottoirs c'est, par exemple, tout autour du carrefour de Stalingrad-Jaurès, et en particulier le long du Bassin côté Loire... Avec les travaux en plus c'est infernal pour les piétons. et, comme le dit Madame Tarquine, ce n'est pas satisfaisant pour les cyclistes non plus.
Fut un temps, je roulais à vélo à Paris. C'était à une autre époque, celle où les voies de bus n'étaient pas ou à peine délimitées. Et de pistes cyclables, aucune... Et ce n'est pas si vieux que ça ;-) (on dirait que je parle de Paris à la Belle Epoque !). Les pires frayeurs que je me suis faites (et qu'on m'a aidée à me faire) venaient des... bus en eux-mêmes qui n'ont absolument aucune considération pour les bicycletteurs en goguette. Ils m'ont lissé le poil plus souvent que les voitures qui pourtant ne se sont pas gênées pour me faire savoir que j'empiétais sur leur espace vital avec mon deux-roues à pédales... J'en suis arrivée à prendre les passages piétons pour traverser. Si si avec mon vélo... mais à pied, à côté. Depuis j'avoue, je suis devenue automobiliste et hormis quelques pros du sens interdit en vélo qui m'ont filé des sueurs froides intempestives et ont failli tâter de mon capot, je fais super gaffe à ne pas les coller ni derrière, ni sur le côté (il m'est arrivée de me faire klaxonner parce que je refusais de doubler un vélo car je n'avais pas la place)... Alors en tant qu'ex pro de la petite reine, je passe juste ce message : ne prenez pas les sens interdits, mettez un vêtement fluo (c'est moche mais pratique) et signalez quand vous tournez. Je ne veux tuer personne et je sais à quel point on est cassables...
Ces aménagements sont en effet totalement incompréhensibles : la seule priorité semble être d'assurer une un peu plus grande sécurité aux vélos (au détriment des piétons, mais bon passons).
ps : autre voie cyclable totalement débile, que j'évite carrément en restant sur la voie de bus, à l 'ancienne : boulevarde de clichy, mais trafic de bus & taxi faible...
Bien vu le commentaire sur le Bd Magenta. Cet aménagement a été longuement commenté sur le forum de MDB (http://www.mdb-idf.org/) -Mieux se Déplacer à Bicyclette- je me souviens, en particulier, de l'intervention d'une élue disant: mais il y a eu beaucoup de concertation!... encore faut-il l'écouter et avoir des interlocuteurs techniques qui se rendent compte de ce que donnera un projet lorsqu'il sera réalisé et savent / osent / peuvent / se faire entendre auprès des décideurs.
Je me demande ce qu'il faut attendre de nos urbanistes à tête creuse. L'invention de pistes cyclables matérialisées par deux bandes de gouache sur un trottoir relève peut être d'un art urbain un peu fumeux mais certainement pas d'une solution intelligente ni pratique pour les cyclistes autant que pour les piétons.
La première fois que j'ai été confronté (en tant que piéton) à ce machin, je marchais tranquillement, un peu perdu dans mes pensées, au mileu d'un flot de touristes et de badauds sur un pont (sur le trottoir, of course!), le pont d'Arcole je crois, quand je vois soudainement un vélo se précipiter sur ma trajectoire. Je n'ai eu que le temps de faire un bond de côté, furibard, en me demandant ce que c'était que ce crétin gonflé qui avait le culot de venir pédaler effrontément sur nos plates-bandes piétonnesques au risque de renverser quelqu'un.
C'est alors, en apercevant des marques et inscriptions sur le sol, que j'ai découvert - à mon étonnement affligé par tant de c...ie - que j'étais en réalité en train d'arpenter à mon corps défendant une parcelle de trottoir vélocipédisée par l'administration de l'Hôtel de Ville (oui, là où c'qu'est le vrai bazar) !
Quand on pense qu'il y a des gens qui sont payés pour pondre des idées aussi astucieuses que celle-là, on se dit qu'il y a encore un avenir pour les cuistres.
Dans un autre ordre d'idées, chère Tarquine, j'aimerais que vous usiez de votre influence et de votre notoriété pour répandre un message d'alerte auprès des cyclistes parisiens.
Un nombre considérable de ces cyclistes circulent sans lumière, la nuit tombée (la plupart des vélos en question, j'ai pu le constater, ne sont d'ailleurs même pas équipés de quoi éclairer). Je suis très étonné de cette inconséquence car un cycliste même porteur d'une lumière est déjà difficilement visible de nuit par les automobilistes alors à plus forte raison s'il n'a aucun éclairage.
Combien de fois j'ai vu au détour d'un croisement dans le centre de Paris, que je fréquente quasi quotidiennement, déboucher soudainement dans mes phares, des cyclistes, fantômes sans lumière, vêtus de sombre, sans souci des priorités énoncées par le code et roulant en plus parfois à contre-sens.
L'arrêt au feu rouge étant de surcroît apparemment facultatif, ce sont également les piétons qui risquent de faire les frais d'une rencontre inopinée, mais pas sans conséquences, avec un vélo lancé à vive allure et débouchant du mileu des phares des voitures arrêtées (j'ai vu ça plusieurs fois avenue de Rivoli).
A mon avis, il y a là des tendances suicidaires qui s'ignorent; à moins qu'il ne s'agisse d'un attrait pour la chirurgie cranio-faciale ou l'envie d'un séjour de détente dans un service de rééducation locomotrice... Sinon, comment expliquer de tels comportements de la part des utilisateurs du deux-roues non motorisé.
Il me paraît donc nécessaire de redire aux cyclistes qu'il est absolument indispensable d'avoir un éclairage (avant et arrière) puissant et visible (c'est même en principe exigé par la loi; vous qui êtes juriste saurez bien nous retrouver les références utiles).
L'apposition de bitonios réfléchissants sur les différentes parties du vélo (même si c'est un peu disgracieux) est également hautement recommandé. De même, il paraît prudent d'enfiler par dessus les vêtements ces espèces de "harnais" constitués de bandes très réfléchissantes.
Etre bien visible semble la première des règles pour un cycliste qui a envie de rester entier et en bonne santé.
Quant à la nécessité de respecter le code, ça devrait aussi aller de soi...
Aretez de dire qu'une piste cycmablesur un trottoir c'est stupide, ca se fait depuis belle lurette en hollande et a Strasbourg enbtre autre et je pense pas qu'on ait entendu parlé d'un cataclysme !
C'est une histoire de prendre le pli et d'éducation : on a pas a l'habitude a Paris alors effectivement, les premiers temps sont cataclysmiques ! Moi je vais une fois par mois a Strasbourg où c'est un véritable délice de faire du vélo, mais cela suppose un vigilance en tant que pietonne ! Au début j'ai frolé nombres de vélo, je me suis faite enguirlandée, j'ai pestée mais finalement l'habitude est pris, je regarde toujours a gauche et a droite et parfois mes pieds pour voir l'éventuel signalement d'une piste cyclable sur le troittoir, alors oui ca demande un petit effor mais pas plus que ca non plus une fois qu'on a compris que c'était un code a intégrer.
L'aménagement de la piste cyclable de magenta a mon avis souffre d'un déficit de visibilité même avec les nouvelles traces de pneus à la peinture blanche : une bonne ligne orange fluo et déjà ca nous aiderait a integrer sa présence.
Maintenant quand on est pieton est qu'opn veut traverser , un regard a gauche et a droite si ya pas de deux roues en vue hop le tour est joué même chose quand on arrive de l'autre côté du trottoir, vous allez pas me faire croire qu'il y a des hordes de vélo comme il y a des embouteillages de voiture et qu'il faille mettre un feu pour stopper la théorie continue de vélos qui vous empecherais de traverser en tant que pieton (et je sais de quoi je parle j'habite rue du Faubg st denis, je traverse magenta a la hauteur du nouveau feu pour aller prendre le métro a gare de l'est, où il faut traverser aussi de chaque côté la piste cyclable, je fais attention, bref je regarde si un vélo vient et je continue ma vie (à pied) ) C'est aussi une question de temps quand un environnement change Darwin dit que seuls survivent les membres des espèces qui trouvent le moyen de s'adapter...si chacun y mets du sien...
Vous oubliez singulièrement que le problème de la piste cyclable du boulevard Magenta ne tient pas qu'à ses légitimes piétons... (qui sont effectivement un poil plus attentifs depuis les lignes de roue au sol). L'ouverture des portières du côté passager des véhicules en stationnement, la largeur de la piste, les garages à deux roues qui empiètent systématiquement sur la piste et surtout l'organisation du croisement des voies sont actuellement bien plus préoccupante que les bipèdes...
De surcroît, ce qui me choque particulièrement, c'est que la solution vantée sur tous les tons est bien plus dangeureuse que la situation antérieure...
Bon, alors, que d'encre (ou plutôt d'élecrons) pour Magenta. C'est marrant, je fais du vélo à Paname tous les jours, je me rends à mon travail. J'emprunte le Magenta souvent (pas tous les jours). et, en lisant tous ces commentaires, j'ai l'impression que je ne suis pas sur le même boulevard. Ou plutôt j'ai l'impression que les mémoires de mes collègues cyclistes sont très sélectives. Mais enfin rappelez vous l'enfer qu'était MAgenta AVANT !! La piste comme elle a été tracée est tout un état d'esprit (je suis entièrement d'accord avec le message de MAdrilene à ce propos). Le but ce n'est pas de donner au vélos l'occasion de foncer de manière aussi abrutie que les bagnoles. Un formidable moyen de transport mais qui permet aussi de regarder autour de soi, d'aller plus lentement, de se balader (avec un seul "l"), de partager la ville avec d'autre, même quand on va travailler. Un état d'esprit quoi ! Moi quand je prends magenta maintenant certes je rencontre des piétons sur la piste, mais un coup de sonnette et ça repart. Les trois quart du temps ils prennent ça très bien. Je note également que le volume sonore général du boulevard est moins fort. Il y a plus d'arbres (ce que demandaient les gens pendant la concertation). L'espace est, oui je le crois, civilisé, quand on ne le regarde pas du petit bout de sa lorgnette, fut-elle cycliste. Je vois que l'on donne une place au vélo. Que le vélo est reconnu comme moyen de transport à part entière, même si au début il faut un peu marquer son territoire. Mais, encore une fois, pensez à ce que c'était avant que diable !! Comment, madame la Veuve, pouvez vous dire, péremptoirement que la situation est plus dangereuse qu'avant ?!? Vraiment là ça me choquerait presque. Evidemment ce n'est pas un truc parfait. MAis moi je dis bravo d'avoir eu le courage de ne faire plus qu'une voie de bagnoles, bravo d'avoir tenté de faire un espace plus vivant. Bravo de montrer qu'il y a d'autres modes de vie que ceux qui consistent à aller toujours plus vite sans chercher à savoir où on va. En espérant ne pas me faire traiter de "débile, ecervelé, doux rêveur et j'en passe". Jugements que je pense à l'emporte pièce. Pour donner d'autres exemples Européens en plus de ceux donnés par MAdrilène : à Copenhage c'est pareil, les pistes sont sur le trottoir. Cela marche très bien. Le vélo certes à un autre statut qu'à PAris. MAis ça c'est notre combat à tous. Ne nous trompons pas d'ennemi. Proposons des choses pour améliorer la visibilité de la piste, par exemple. Et pour terminer, bravo bravo au happening qui à consisté à peindre des traces de pneu blanches sur la piste. très poétique. Salut à tous
Exposer les cyclistes à tous les dangers au nom de principes et d'endoctrinement cela me dépasse...
Que les pistes soient sur le trottoir ou non n'est pas le problème, contrairement à ce que vous vous obstinez à soutenir...
Ce qui est curieux c'est que tous les cyclistes que j'y croise, et ils sont nombreux (et j'y passe souvent !) sont quasiment unanimes.
C'est curieux mais j'ai comme l'impression que ces commentaires groupés sentent le fourgon que l'on déverse pour l'occasion...
Endoctrinemnt ??? Là je ne vois pas de quoi vous voulez parler... vraiment.
J'ai dû mal lire (ou comprendre) à propos du trottoir. Je pensais que c'était un des principal reproches.. mea culpa.
On ne doit décidément pas prendre le même boulevard. Peut-être existe t'il deux MAgenta dans notre bonne ville. L'un qui mène à l'enfer du cycliste, l'autre au paradis de la ville ? Cela dépend du sens qu'on leurs donne.
Commentaires groupés ? kesako ?
Quelle méfiance dans tous ces sous entendus quand même. Pourquoi ?
je ne parle qu'en mon nom, et pas au nom de je ne sais quel parti ou fourgon ??
Comme Ovon je lis votre post, et ses commentaires, et ce qu'il m'a semblé etre un des griefs était celui que les trottoirs étaient faits pour les pietons, et quelle idée (sortie du cerveau de bureaucrates)d'y avoir mis une piste cyclable ?!
Que ce ne soit pas le seul probleme certes ! Le coup de feu rouge et d'un décalage qui devrait etre marqué pour laisser une petite avance aux cycliste, je suis cycliste aussi et je le cautionne.
Le stationnement intempestif et le probleme des portiere reste aussi un probleme d'édiucation. Alors certes on obteindra peut etre des résultats avec du temps et entre temps ben il faut essayer de trouver un modus vivendi.
Moi je me rappelle que quand je circulais avec les voiture et les bus, je frolais aussi la mort...
Quant a la vitesse de circulation a vélo, je suis une adepte des pointes, mais ca ne me dérange pas sur un tronçon de décélerer un peu pour reprendre ensuite a fond les manettes !
Je dis donc améliorons les choses...mais ne jettons pas systematiquement le bébé avec l'eau du bain sans essayer de changer aussi nos comportements ! Pourquoi Paris serait la seule ville où l'on ne peut pas mettre une piste cyclable sur un trottoir ???
unanimes peut etre mais moi je suis cycliste et si je cautionne certaines remarques je donne aussi un autre son de "clochette" sans aucune affiliation politique !
dringg dringg !
Ce qui me frappe, c'est le fait que les vélos priment maintenant sur TOUT le monde, même les piétons. Ils ont tous les droits, alors qu'ils ne représentent que 0.14% des déplacements. Ils ne se privent d'ailleurs pas de bousculer et d'insulter les piétons. Avec les plans débiles des verts de la Mairie, la haine a envahi les rues, où l'entente régnait auparavant. Un site qui proteste : http://rouleraparis.canalblog.com/
Ciel! je ronchonnais dans mon coin contre cette abomination dans la crainte qu'on me rétorque "Ingrat! Après tout ce que la Mairie fait pour vous les cyclistes!". C'est à croire que les gens font un concours pour l'utilisation la plus saugrenue ou la plus originale d'une piste "cyclable" (et non pas, "cycliste", vous saisissez la nuance?). Amis du Bd Magenta, on aura vraiment tout vu: dépôt d'ordures encombrantes, lieux d'aisance pour animaux divers et variés, piste pour skate board ou poussettes ou caddies, zone de livraison... Ce n'est pas idiot de délimiter une bande de circulation sur un trottoir, mais prétendre que les vélos, pas ceux du dimanche mais ceux qui y passent 4 jois par jour, doivent l'utiliser, là est le problème. Et comme paysage à regarder, on fait mieux. Je vais détester encore un peu plus les écocrétins, obsédés par les circulations "douces". Ce serait banal sauf que je me définis moi-même comme écologiste, partisan aussi des couloirs de bus cyclables (ainsi que de certaines centrales nucléaires et de certains OGM, mais ça, c'est une autre histoire). Bref, l'enfer est pavé de bonnes intentions...
On croit rêver... A en écouter Madrilène, les piétons doivent se pousser pour ne pas gêner ces sacro-saints cyclistes ! L'état naturel de l'homme est donc de rouler en vélo (puisqu'on parle de Darwin). Je ne me souviens pas que ma mère ait accouché d'un cycliste (ça doit faire mal). Les vélos parisiens - chouchous de la Mairie - sont souvent (pas tous) des voyous grossiers qui pensent avoir tous les droits. Ils sont dangereux et agressifs Personnellement, j'en suis arrivé (à cause du comportement des cyclistes) à préférer les conducteurs de 4x4 qui sont - eux - polis, prudents et attentionnés.
En ce qui me concerne, moi je suis très très lasse de m'entendre dire "qu'est ce que ça peut te foutre" d'un ton dont je vous laisse imaginer l'aménité quand je fais remarquer à certains piétons qu'ils sont au milieu d'une piste cyclable... Voyons, c'est trois ou quatre fois à l'aller et trois ou quatre fois au retour. Et j'envisageais également d'autres rapports avec les piétons (casquette que je revêts souvent d'ailleurs)...
L'aune de certaines réactions me conforte dans le fait qu'à Paris on est bien mieux dans les couloirs de bus que sur le trottoir...
@Pietaille
Pour mettre tout le monde d'accord, je proposerais bien qu'on fasse circuler les 4x4 sur les trottoirs cyclables et les vélos sur la chaussée. Cependant, l'expérience semble indiquer qu'on respire mieux derrière un vélo que derrière un 4x4, Et qu'il vaut mieux se faire roumler dessus par un cycliste, fût-il impoli et imprudent, que par un 4x4, fût-il attentionné au point de vous conduire aux urgences.
Le coup du 4x4, c'était pour faire réagir (gagné !). Simplement, ce qui me frappe, c'est que le bipède qu'est l'homme est naturellement fait pour se déplacer à pied. L'évolution nous a fait inventer d'autres moyens de transport, mais le piéton doit rester le prioritaire absolu. Et le premier vélo qui me bouscule ou m'insulte prendra une beigne ! Ah mais !
Vous me faites marrer à dire "Y'en a que pour les vélos, alors qu'ils ne représentent que 0,14% des déplacements" Si aujourd'hui, justement, il n'y a que 0,14% de déplacement à vélo, alors qu'on approche les 50% dans certaines villes, c'est bien parce qu'on a tout fait pendant des années pour arriver dans cette situation! Et on peut dire que c'est réussi! Quant à dire que tout est fait pour les vélos... On voit bien des gens qui n'ont jamais enfourché leur vélo! Paris est encore aujourd'hui une catastrophe en terme de circulation à vélo. Ca s'est amélioré un tout petit peu, mais ca reste une honte à l'échelle internationale... Enfourchez un vélo, on en reparlera!
Bonjour,
n'oublions pas non plus que Paris, fière capitale, ville-lumière connue et reconnue dans le monde entier (qui sait, peut-être un jour le sera-t-elle pour la qualité et la sécurité de ses voies cyclables ;-) ), est avant tout une agglomération de 11 millions d'habitants où 80% des déplacements se font entre le centre et la périphérie (Paris-"Banlieue" et vice versa, dirions nous...). L'équipe municipale n'a, semble-t-il, pas encore compris que les déplacements urbains étaient à l'échelle de l'agglomération, et non de la seule ville de Paris intra-muros. Usager régulier de la petite reine pour aller travailler (entre Villeneuve la Garenne et Gennevilliers), je suis toujours un peu surpris de constater qu'il m'est quasiment impossible, sous peine de finir à l'hôpital, de parcourir à vélo les 6 kilomètres qui me séparent de Paris, et il en est de même pour tous mes concitoyens de la "petite couronne". Le périphérique constitue un obstacle virtuellement infranchissable, de même qu'une frontière invisible barrant l'horizon intellectuel des élus et des urbanistes qui pensent notre cadre de vie à notre place. Même nos chers transports en commun ne peuvent lutter : une heure en moyenne est nécessaire pour parcourir les 6 km séparant Villeneuve de Paris (bus 137+métro ligne 13). Solution à oublier après 20h, bien entendu...
J'ai vécu à Londres et à Berlin, et il m'a semblé que sur le plan des transports intégrés à l'échelle de l'agglomération (métro-bus-vélo-automobile), nos amis britanniques et allemands ont des années d'avance sur nous. La répartition des différents modes de transport y atteint un équilibre dont nous sommes encore bien loins et qui, même s'il n'est pas nécessairement parfait, permet aux cyclistes de cohabiter sans peine avec l'automobile, et à ceux qui vivent à plus de 2 km du centre de l'agglomération de ne pas avoir à planifier une expédition plusieurs jours à l'avance pour s'y rendre.
PS : un dimanche d'août où j'aurai l'opportunité de me balader, je saisirai l'occasion d'aller pédaler un peu sur le nouveau Bd Magenta, et je vous laisserai mes impressions... C'est bizarre quand même les pistes cyclables sur les trottoirs. Le code de la route autorise ce genre de fantaisie ? ;-)
Bonjour,
empruntant souvent le boulevard de la mort du cycliste, j'ai souvent pensé au titre "chronique d'une mort annoncée", et ai été traversée par d'autres manifestation de la terreur quand je le fréquente... et c'est très souvent. J'ai peut-être mal lu, mais il me semble que personne ne fait mention de la signalisation sensée régir les cyclistes sur cette voie de la mort. J'ai eu bon nombre de hauts-le-coeur et chatouillements-dans-les-doigts-de-pieds en arrivant à certains carrefours. Le gros problème est que l'on ne sait pas si l'on est vraiment régis (nous les cyclistes) par les feux piétons. Bref, c'est souvent que je me suis retrouvée à faire grincer (encore plus) les freins de mon vélo pour échapper à l'assault involontaire d'une voiture qui débarque de je ne sais où. Je trouve maintenant que la meilleure solution pour les très larges voies reste les contre allées peu utilisées par les voitures, larges, où l'on ne risque pas de se prendre une porte (ma hantise plus que tout !!). je persiste à faire du vélo ici, comme j'en faisait où j'habitait avant. C'est dangereux, on est mal considéré par tout ce qui n'a pas de roues ou en 4, ça pue... mais ça reste une liberté. Il reste donc aux urbanistes bien intentionnés de chevaucher un vélo et de faire ce que l'on appelle tout bêtement une " expérience". Et voir comment ça fait d'être sur un vélo en ville. Pareil pour les représentants de la maréchaussée, mais c'est encore une autre histoire. Je continue de ne pas comprendre pourquoi il est si compliqué de circuler à vélo sans être assailli de toutes pars. Par un piéton que ça ne concerne en rien de vous voir prendre un sens interdit à très faible allure, en ralentissant et se rangeant quand un véhicule arrive en face. Il faudrait penser à arrêter de prendre les cyclistes pour des maniaco-dépressifs suicidaires. Quand je grille un feu rouge, c'est parce qu'il n'y a pas de véhicule qui débarque et c'est aussi pour échapper aux échappeemnts des véhicules qui appuient à fond sur l'accélérateur au démarrage. C'est aussi bête que ça des fois. Et puis, il ya a une façon de rouler le jour et une la nuit... Bref, être cycliste c'est beaucoup de discernement, sinon on meurt ou on risque le pilori. Il y aurait des lignes et des lignes à écrire à ce sujet....
ps: Bravo pour le blog !
Très étonnant cette suite de message à propos du bd Magenta ! Quelle acrimonie ! quelle agressivité ! Je croyais benoitement que seuls les automobilistes pestaient contre les "travaux du Maire" et je découvre que certains (qui se proclament "quasiment unanimes" !?!) cyclistes aussi. Pour ma part je circule à vélo depuis les années 70 dans Paris et je suis bien content de pouvoir emprunter ces pistes cyclables sur les trottoirs et sur la chaussée. Sans changer la vie du cycliste, je trouve ça plus sympa et beaucoup moins dangereux qu'avant. Les Parisiens en prendront l'habitude (piétons, automobilistes, autobus, camions du ramassage des ordures et cyclistes) et j'espère que les grincheux de tout poils n'auront qu'un temps . . .
Tient, un anonyme ! Curieux !