Quand point le jour

Moi que l'on appelait la marmotte, j'ouvre
désormais les yeux dès potron-minet
Alors je me lève sans bruit et dans le petit jour, je les
regarde dormir.
Je surprends un battement de cil, une esquisse de sourire,
Je lisse une joue fripée d'une fronce de taie d'oreiller
Lentement ils expirent,
Lentement ils inspirent,
Je me repais de leur beauté et de leur
sérénité
Je cherche aussi les traits qu'ils tiennent de leur papa
Alors dans le silence des matins blancs, j'écrase parfois
une larme qu'ils ne sauront pas.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 29/06/2005
Les Tarquinioles
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
"j'écrase parfois une larme qu'ils ne sauront pas", c'est tout à fait ça. merci pour ces mots qui m'aident aussi à comprendre ce que chez moi je ne sais pas toujours nommer.
est tu vrai, je ne peux le dire. Suis-je touché par ce que je lis, certainement. la solitude qui n'existe pas, celui qui chantait ça, se trompait. Je l'avais oubliée depuis longtemps, elle revient comme une ancienne compagne.
Toujours faire front, mais a-t'on le choix?