J'ai mal aux yeux à force de scruter toutes les imperfections que recèle mon nouveau bricablog.

Tant mieux, celles-ci ont le mérite de pouvoir être corrigées !

Et puis, en ce premier jour de l'année, cela m'évite de m'interroger sur le sens du temps qui passe.

Oh, ce n'est pas l'âge qui me fait réfléchir, mon âge, je ne sais pas pourquoi, je m'en suis toujours peu émue. Souvent je l'oublie, et puis je m'en fous un peu de vieillir... Je m'en réjouis presque maintenant. Pourquoi ? Et bien quand on vieillit c'est que l'on est pas mort... Moi par exemple, quand je pense à Tarquin, je sais qu'il ne vieillira plus jamais.

Non c'est pas l'âge qui me cuisine, c'est le temps qui passe.

Le temps qui me sépare de lui. Le temps qui l'éloigne de moi.

C'est une curieuse sensation, celle où l'on ne sait pas s'il faut se réjouir ou s'il faut craindre - non pas d'oublier, oh non ! - mais de sentir le temps arrondir les brisures de son passé.

Il y avait un avant et il y aura dorénavant un après.

De quoi il sera fait, je n'en sais, évidemment, foutre rien.

Mais comme je n'ai surtout pas envie de m'interroger sur ce que la vie me réserve, pas plus que je n'ai envie de larmoyer sur mon passé, je me réjouis de bricoler...

Cela n'empêche pas de pleurer ou de rire, cela n'enlève ni la douleur du passé, ni les petits plaisirs du présent, cela permet simplement de ne pas réfléchir au temps, aux temps échus et ceux à échoir.

Et je peux vous garantir qu'une table de commentaires qui refuse de se laisser importer, si cela vous détourne des temps qui échoient, cela ne vous protège pas votre patience, la mienne vient de passer de vie à trépas !