Cadavres d'information
Il ne vous reste plus qu'à cliquer votre gentil mulot dans la photo du Portfolio sur
les ravages du tsunamiet sur 15 photographies vous aurez l'immense plaisir d'en voir deux où un père tient un enfant mort dans ses bras !
Merci Le Monde pour cette agréable visite vespérale.
J'ai vraiment appris plein de choses ce soir...
Mais je me pose quand même une question... Mesdames et Messieurs du Monde, si ces photos n'avaient pas été prises à l'autre bout du monde, auriez-vous de la même façon exposé à la vue de tous, les cadavres de ces enfants ?
Je me suis bien amusée, vraiment, mais tout au fond de ma conscience, je finis par me demander si j'aurais aimé que l'on placarde ainsi le corps de mes marmots sans vie.
Et puis tiens ! j'ai une autre question : Est-ce que la dignité humaine s'entend différemment selon que l'on meurt en Asie ou en France ?
Sans doute que non, pour la première région, on ne "fait" que de l'information voyons !
Rajout de 20 heures 30 :
Je dois remercier ici Parisian Smile dont le billet donnez
m'a permis de mettre à profit ma colère pour aller m'alléger de quelques petites dizaines d'euros (moi j'ai choisi MSF mais peu importe l'ONG...)
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 27/12/2004
Déambulations
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Commentaires
Depuis hier, je me demande si j'en parle ou non.
Pas du tsunami, non, mais des "journalistes" qui en parlent.
Du spectacle pour avoir de l'audience, voilà ce qu'ils font.
Les photos, des films insistants sur les pauvres gens qui ont perdus leurs enfants. Je suis révolté.
Pour les reporters occidentaux, l'objectif n'est pas d'informer, mais bien de faire de l'audience. La vie humaine n'a sans doute pas la même valeur et ne bénéficie pas du même respect en Asie que dans les pays occidentaux.
Quelque soit la nationalité de la victime, elle est avant tout une victime. Ce sont encore une fois les gens les plus démunis qui souffent le plus. Ceux qui habitent dans de modestes cabanes en bois sur les bords de mer qui paient le plus lourd tribu dans cette catastrophe.
Et nos c..... de reporters vont là-bas pour satisfaire le voyeurisme de nos sociétés occidentales, bien planté devant la télé pour le 20h00.
ça y est je suis bien énervé.
Je vous prie de bien vouloir m'escuser, Dame Tarquine, de m'énerver ici.
J'ai un peu la même réaction que Monsieur Autchoz, je me demande si l'on peut passer une telle catastrophe sous silence ou s'il faut lui faire une place sur nos blogs. (quant à moi, je me demande encore : pour en dire quoi?)
Je n'ai pas encore vu d'images, même pas sur Internet. Mais en voiture, j'ai été surprise d'entendre : "22 800 morts... 3 français", en insistant lourdement sur le sort de "nos" touristes... comme si, en effet, il y avait des morts plus précieux que d'autres.
C'est l'eternel debat, l'eternelle culpabilite intrinseque a la presse : le reporter doit-il poser son crayon, son appareil pour aider ?? Le reporter est un temoin. Si son but et celui du Monde n'etait autre que de sensibilier ces braves telespectateurs, les interesser suffisament pour qu'ils apportent leur contribution ou simplement leur attention a celui qui meurt loin de chez soi. En journalisme, nous savons que la loi de la proximite, puis du nombre permet de delimiter le champ des news retenues. Car aussi horrible et douloureuse que soit l'actualite, elle n'est horrible que parce qu'elle touche en meme temps 23000 personnes (dont trois francais), chaque seconde combien de personnes meurent, combien de Tidal dont on se fout? Je me souviens d'une expo au Corcoran de Washington DC en Juin sur les prix recompensant les photo-reporters, la beaute des images le disputait a l'horreur des scenes. C'etait tres douloureux mais je crois fermement que le role du reporter est de reporter.
Apnee> En effet le reporter est là pour reporter.
Mais aujourd'hui, ce n'est plus le cas dans une majorité des situations.
Tout cela à cause de la course à l'audience.
Sinon pourquoi ne pas reporter sur l'Erythrée, sur le SIDA en Afrique du Sud, sur la polio en Afrique au Sahel... Parce que cela ne fait pas d'audience.
Chère Apnée, déjà Albert Londres se plaignait qu'un mort à Paris valait deux morts à Lyon, 4 à Marseille, 10 en Italie, 1000 à Istanbul et aujourd'hui plus de 25000 en Asie. Cette différence de traitement de l'information est révoltante. Et tous les médias y participent avec leurs équipes de reporter qui ne reportent pas, mais donnent à manger ce que les ventres affamés d'images chocs réclament.
J'arrête là, je sens que je m'énerve.
AutchoZ> Du spectacle pour avoir de l'audience, voilà ce qu'ils font.
Samantdi> j'ai été surprise d'entendre : "22 800 morts... 3 français"
apnee> le reporter doit-il poser son crayon, son appareil pour aider ??
Bien esquivé, mais raté. C'est toujours la même esquive d'ailleur. Personne n'a dit que le reporter devait poser ses outils et aider, ci-dessus. Mais les commentaires remettent en cause la manière dont les faits sont rapportés.
Le poid des morts varie de façon inversement proportionel à la distance psychologique perçue par le "chef de rubrique"...
François > Résumé court clair concis auquel j'adhère totalement.
C'est à la mode de cracher sur le journaliste. Mais considérez que l'on a les journalistes qu'on mérite.
Le reporter reporte. Après, ce qu'il rapporte passe ou ne passe pas. Nous sommes dans la société dans laquelle nous sommes, capitaliste, dans laquelle il s'agit de faire de l'audience et de vendre. Et dans ce monde, les reporters n'ont aucun pouvoir de décision. Ce ne sont pas les journalistes qui ont vendu leur journaux à des marchands de nouille, de béton, d'armes ou que sais-je encore et ils se battent la plupart pour continuer à essayer de faire le métier honorablement, malgré leurs patrons bien souvent. Il me semble, pour ce que je peux en observer, que si il y avait des spectateurs ou des lecteurs en masse pour regarder de l'info que vous appelez de vos vœux, les marchands d'info (qui ne sont pas des journalistes mais des capitalistes proprétaires de journaux qu'ils appellent des produits) vendraient de la vraie info et pas du spectacle. Mais qu'est-ce qui intéresse la majorité d'entre nous ? Quand je vois comment mes confrères et consœurs se battent pour faire le métier, sur le terrain ou dans leur rédaction, en étant, pour la plupart, payés une misère par rapport à leurs horaires, leurs études, leur engagement, faut vraiment avoir la foi... La critique est aisée, mais l'art est difficile...
Excuse-moi Tarquine pour cet assau de mauvais poil. mais je n'ai pas l'habitude de prendre des seau de m... sans réagir. Il ne t'es pas destiné particulièrement bien sur. PLutôt un mouvement d'humeur contre tout ceux qui qui prennent tellement de plaisir à nous enfoncer dans la bour sans connaître notre profession, ses difficultés et encore moins sa réalité. LES journamistes, cette lie de l'humanité qui n'aime rien tant qu'à exhiber la misère su monde pour gagner du fric. c'est sur que nous sommes tous millionnaire, que nous roulons en rolls et que nous regardons les petits enfants mourir (surtout s'il sont Niakoués) avec un plaisir non dissimulé pour peu que ça fasse spectacle et de l'audience. Il faut être sévère avec la presse, car elle a une responsabilité dans la démocratie. Mais tout le monde s'en fout de la presse. Au lieu de l'aider, de la tirer vers le haut, d'être exigeant, on la roule dans la boue. Qui va exiger de ses représentants de la défendre, de l'aider de lui éviter d'être achetée par les Bouygues, Dassault, Lagardère et compagnie. Qui ? Bon, je devrai pas veiller si tard, ça me rend de mauvaise humeur. Je m'en vais prendre mon bain et dormir, demain il fera jour et peut-être neigera-t-il ce qui fera rire nos petits enfants d'ici... Ce sera toujours ça de pris. je te ferai un post scriptum sur le droit à l'image demain.
N'oublions pas que ces foutus journalistes revelent les scandales, la misere, les abus du systeme et les millions de morts. Ils ne les provoquent pas, ne les amplifient pas. Leur dilemme quotidien, et cruel, est de selectionner l'information qui interessera le lecteur, de la presenter sous un angle specifique (attribuable au journal, sa "patte"). Il suffit de lire trois minutes les news de L'AFP ou Reuters pour se rendre compte que le monde ne manque pas de deuils, de tragedies et de morts a pleurer. Par ailleurs, si l'information est traitee en produit c'est qu'il lui faut des clients (je sais c'est trivial lorsque l'on pense a tous les grands journalistes, de parler d'argent). Faute de lecteurs, la presse perd sa liberte. La TV a vendu son ame a la pub, notre presse (vu des US) est a defendre. Ne la tuez pas encore ;-)
Vous seriez Chef de rubrique, vous l'auriez traite comment cette info ? Bonne soiree a tous (ici il est 9:16)
Oui, c'est ça. Traitez la l'information. et faites en sorte d'être lus :-)))) MAis question argent, je rappelerai juste que le salaire moyen d'un journaliste, c'est le smic. Alors quand on connait le salaire de ceux qui font de la télé, cela veut dire qu'il y en a beaucoup plus qui ne gagnent même pas le smic
Oui, on ne peut qu'opiner vivement du chef et réaliser combien eux-aussi doivent être pris en otage par cette course à l'image et au fric
Alors précisément, nous les lecteurs, les "consommateurs" objets de tant de convoitises coupables, râlons ! Faisons donc savoir nous ne voulons pas voir du TF1 dans Le Monde !
En l'occurrence, montrer ces photos n'apportaient rien de plus à l'information déjà sidérale : 23.000 morts et 30.000 disparus
Je persiste à penser que Le Monde n'aurait jamais publié ces photos s'il s'agissait d'enfants morts dans un accident ou une catastrophe naturelle en France.
Alors, râlons, oui, pestons, et faisons leur savoir que ce n'est pas de ce journalisme là que nous voulons !
En n'incluant pas ces deux photos dans le Portfolio.
Le traitement de l'information dépend bien du journaliste.
Le reportag dépend bien du reporter.
Apnée> Sortir des scandales ?
Pour quelle raison les journalistes sortent-ils des scandales ?
Et quels scandales ?
Pourquoi Denis Robert ne trouve pas de journaux pour relayer les enquètes de fond, les investigations qu'il mène.
Non décidément je ne vous suis pas sur cette voie.
Les argumentations corporatistes n'ont qu'un seul résultat, à mon avis, rendre suspecte et décridibiliser la corporation concernée.
JM Colombani est un piètre journaliste sans aucune déonthologie, sans aucune ethique. Alors que le Monde s'engouffre dans la brêche n'est pas étonnant.
Racontars> Ne vous énervez pas. Vous n'avez pas à assumer les errements de votre profession. Je connais aussi des journalistes honnêtes, des reporters qui reportent. Je suis contre le systématisme.
Le traitement de cette catastrophe mondiale dont nous parle Dame Tarquine soulève notre indignation. C'est cela qu'il faut conprendre.
On banalise l'horreur, c'est un fait de société et pas forcément la faute des journalistes.A chaque nouvelle catastrophe, c'est un peu plus d'images, certes nécessaires mais hélas trop souvent à la limite de la décence tant la dignité humaine est mise à l'écart. On montre des cadavres comme si le caractère humain leur était ôté avec la mort. Je généralise biensûr et ce n'est pas juste envers ceux qui font ce travail et le font bien. Mais je ne peux, à votre instar, qu'être profondément révoltée et ne toujours pas comprendre la transition que mon esprit aurait du faire pour accepter de parler dans le même temps d'une maman effondrée tenant son enfant mort dans les bras(c'était déjà une image de trop!) et d'une pauvre touriste "française" ayant perdu son passeport suite à la catastrophe ??? Quel public peut y donner la même importance....je me le demande...
Moi aussi j'ai choisi MSF
Tarquine, pour les photos, je suis d'accord sur le fait qu'elle n'apportent rien. Je ne les aurais pas publier non plus.
Je ne suis pas d'accord sur le fait qu'elles n'auraient pas été publiées si elle avait concerné des français. Lors de la catastrophe AZF de Toulouse, j'ai encore (et je garderai toujours) dans ma mémoire cette photo de cette femme, au sol, le visage en sage, avec de chaque côté d'elle ses jumeaux, dans le même état qu'elle. quand j'ai vu cette photo, je ne peux pas dire dans quel état ça m'a mise. C'était un traumatisme. Elle était en double page dans Paris Match, avec quasi pas de texte. Le poids des mots le choc des photos.
Goldlapus. Je ne suis pas d'accord pour dire qu'on publie de plus en plus de photos horribles. On l'a toujours fait. Toutes les photos ont toujours été prises. Qui se souvient de cette photo de ce petit garçon accroupi, en train de mourir de faim, surveillé de près par un vautour. Qui se souviens de ces enfants courant affolée sur une route du Viet Nam avec cette petite fille toute nue. Ces photos ne datent pas d'hier, elles ont été prises et publiées. Je me souviens d'un raz de marée qui avait eu lieu quand j'étais gamine au Bengladesh. Et les photos n'avaient rien à envier en horreur à ce que nous voyons maintenant.
Autchoz : venez faire un stage dans un rédaction avant de dire que vous ne nous suivez pas sur cette voie là. Les reporter reportent. C'est-à-dire qu'ils vont sur le terrain quand on veut bien les y envoyer. Ils ne choisissent pas le terrain. Ils proposent et les patrons disposent. Et c'est assez rare que les patrons soient d'accord. Nos armoires croulent sous les sujets qui ne seront jamais acceptés, mais aussi sous les sujets, traités, acrités et qui ne seront jamais publiés parce que ça pourrait fâcher. Et je ne parle pas des titres et des légendes qu'on nous change au dernier moment pour édulcorer, des fois que ça fâcherait un annonceur. Je parle de chose que je connais, moi. Que je vis tous les jours. Que la plupart des journalistes vivent tous les jours. Et entâcher mes propos de coorporatisme (ha la belle affaire) ne changera rien à leur véracité. Alors oui, il y a des journalistes qui restent à l'extérieur du système, et qui ont de grande difficultés pour se faire entendre. Comme Denis Robert. Qui fait des enquêtes admirables. Mais là encore, ce ne sont pas les journalistes qui décident de ne pas passer ses papiers. Ce sont les patrons. Et d'autres qui sont dans le système et qui le vivent pas vraiment très bien. Mais il faut bien manger. Quand, dans ce métier, on a la chance d'avoir un CDI, on ne crache pas dessus. C'est tellement rare. Là ou je te suis, c'est à propos de JM Colombani. Il est même tellement piètre journaliste qu'il ne l'est plus du tout et ce depuis longtemps. Il est patron de presse. Il n'a donc pas (plus) la carte de presse. Et personnellement, je lis le Monde rarement parce que ce journal me sort par les trous de nez, d'autant plus depuis le livre de Pierre Péan...
Et bien Racontars, nous partageons les mêmes idées.
Les photos du Vietnam et en particulier celle dont tu parles a participé à la prise de conscience pour arrêter la guerre.
Ce que je vois dans beaucoup de médias et que j'entends à la radio aujourd'hui n'a pas le même but.
Nous sommes d'accord sur le fait qu'aujourd'hui la course à l'audience pour trouver de la pub a vérolé le journalisme. Albert Londres, Beuve Méry, Pierre Lazaref sont bien loin malheureusement.
Finalement celui qui est honnête sur la situation d'aujourd'hui c'est Patrick le Lay.
Encore une fois malheureusement.
Veuve Tarquine> Je vous prie de bien vouloir m'excuser d'avoir squatté votre blog pour ces débats sur le journalisme. Forts intéressants d'ailleurs les débats.
Racontars, merci pour ces précisions de professionnelle :)
Autchoz, vous n'avez pas à vous excuser vous êtes ici le bienvenu !
Je n'ai pas lu tous les commentaires .. En effet, selon que ce soit Le Monde qui publie les photos d'enfants tués dans une catastrophe naturelle ou Al-Jazira qui diffuse les photos d'enfants déchiquetés par les bombes US, la perceptions des journalistes ( et des pseudo-intellos, et des politiques ) n'est pas la même. On tape ( Le Monde tape) sur Al-Jazira depuis des mois à cause de photos de la guerre en Irak qu'elle montre et voilà qu'on fait la même chose. Mais il faut les comprendre, il ne faut pas montrer les photos d'enfants, de vieillards tués par les américains, ce n'est pas bien voyons. Les USA c'est une démocratie ( sic) et les américains sont nos alliés. Il ne faut pas salir une démocratie. Et puis boff .. montrer le cadavres des enfants asiatiques, c'est un peu leur "rendre hommage" ( ironie ) car ils ont quand même une vie de misère dans ce côté de la plantète, alors pensez-vous, ils passent à la télé et font la une du Monde. Et comme a dit Tarquine ... Vont-ils nous montrer les cadavres des victimes françaises ? Quand à la question qui pose problème ( elle ne m'a jamais posé problème ) : Le reporter doit-il s'arrêter de reporter pour aider ou bien reporter ? La réponse est on ne peut plus simple et même si évidente. Si cela nous arrivait : l'enfant de l'un de nous en train de se noyer, que voudrions nous ? Un reportage sur sa noyade sur France2 ou TF1 ou bien son sauvetage et au diable le reportage ? Je pense que tout à la même réponse.
grmbl grbml, je voudrais reagir ici ET sur le billet de Yenayer ... bon, allez, c'est ici.
De toutes facons, c'est juste pour dire que la reponse a "le reporter doit il s'arreter de reporter pour aider", je l'ai eue y a bien longtemps, c'est l'image de cette petite fille en train de se noyer dans la boue qu'on nous passait en direct ... je ne me souviens plus de la catastrophe, ni du pays, ni du nom de la petite fille, je me souviens juste de ma colere, on pouvait faire venir mille et mille camera et aucune grue ... et pas un journaliste pour tendre la main ...
depuis j'ai jamais plus regarde les infos de la meme maniere.
et la encore, si cette petite fille avait pas ete si bronzee si exotique, peut etre bien qu'on l'aurait pas filmee en train de mourir, peut etre qu'on l'aurait respectee un petit peu plus ...
pfffiou veuve Tarquine, t'as reussi a faire un billet qui enerve tout le monde (mais dans le bon sens) ! :) (et moi j'avais fait un don juste AVANT le raz de maree a deux ong, surement qu'ils ont trouve quoi en faire)
diiiiis veuve tarquine j'ai tout casse les commentaires, j'ai meme pas reussi a faire un lien, t'es pas fachee, hein ?
Pas de soucis, je vais tenter de remettre ton commentaire à peu près d'aplomb :)
Bonjour Je prend la discussion en fin grande fin et je pense que personne ne lira mon commentaire, du moins je crois que je l'espére. Je crois que j'aimerai que mes enfants soient en photos sur la première page d'un journal si... Je ne peut le dire ou l'écrire. Cette présence fera que leur ... est et sera reconnu sinon personne ne vous crois personne ne veut svoir que ça existe. Pourquoi êtes vous révoltez, je l'ai été mais je ne le suis plus. Avez vous peur d'attraper la mort des enfants juste en regardant? La seul chose qui me dérange c'est qu'on ne voit plus même si on regarde ces images on ne voit plus parcequ'on ne veut plus voir. Mais ils existent ces enfants morts, ils existent ces gens qui portent leur deuil, la douleur de la disparition de l'enfant alors laisser leur le deuil et reconnaitre la mort de l'enfant peut aider à faire le deuil. Il est si facile de faire comme si rien n'avai existé parce qu'il est tellement dur. Mais quand vous le vivez vous avez envie que tout le monde le sache sinon pourquoi ce blog existerait? La mort nous fait peur nous fera toujours peur, mais il faut vivre avec même celles insupportable de nos enfants. Alors ne rajoutons pas à l'insuportable en faisant comme si ça n'existait pas. Ne niez pas la peine sous des faux pretextes. Ces images sont importantes pour tous si on les regarde avec respect et empathie pour ceux qui souffrent. La photo n'appartient plus aux photographes mais à celui qui la regarde. Ne regardons pas ces photos d'enfants morts avec rapidité, consommable non il faut les respecter s'en imprégner pour que nous soyons la mémoire de ces enfants qui on eu une vie aussi courte. Nous les vivants devons vivre pour leur souvenir. Bonne journée
Donc pour vous seule l'image est digne de crédit, tout autre évocation est par nature mensongère ?
Ainsi pour pouvoir juger d'un viol il faudrait donc que des magistrats y assistent?
Pour pouvoir juger de la cruauté il faudrait en contempler les images?
Les mots n'ont donc plus aucune valeur pour vous ? Vous êtes à ce point tombé dans TF1 que vous ne savez plus lire un article de journal ? Un vrai ? Un charpenté ?
Pour savoir que quelqu'un est mort il n'est pas nécessaire de voir son corps gisant, je puis vous l'assurer...
Non je n'ai pas peur d'attraper la mort en la regardant. Je n'y ai même pas pensé à une pareille ineptie en regardant le corps de mon mari...
Les médias conditionnent nos passions humaines de la manière la plus sotte et indigne qui soit. Le matraquage médiatique autour de la guerre USA-Irak est symptomatique de l'état d'abrutissement achevé de nos contemporains. Cette guerre retient toutes les attentions, comme si le monde se résumait à ces pitreries martiales. Les journalistes les plus minables se prennent pour des Albert Londres sous prétexte qu'ils "couvrent" (quel terme impudique !) l'événement.
Les bombes sont devenues la matière première des journalistes qui trouvent là une occasion inespérée de se faire un nom. Cette guerre, c'est surtout le baptême du feu pour les journalistes occidentaux. Des guerres, il y en a toujours eu. Celle-ci est filmée, "couverte" par CNN. Elle prend en cela une dimension particulière. Mais dans le fond, les belligérants y meurent ordinairement et les civils trinquent à la place des chefs, comme dans n'importe quelle autre guerre qui n'est pas "couverte". On ne voit que les journalistes dans cette guerre.
Pire encore, on ne voit que le saint écran de télévision dans cette guerre USA-Irak. Et chacun n'y voit finalement que sa tête d'ovin qui s'y reflète.
Raphaël Zacharie de Izarra
Les journalistes sont en train de polluer nos esprits avec leurs incessants matraquages à propos de la libération des otages, fait en soi anecdotique, voire parfaitement insignifiant ! Seul le fait est notoire pour les familles et devrait décemment le rester. Comment peut-on manipuler de la sorte un peuple entier avec des pecadilles pareilles ? Le journalisme est devenu un métier dévoyé à l'éthique douteuse. Ces échotiers qui ont pris le pouvoir à force de subtiles manipulations ne sont que de vulgaires prostitués à la cause de la plèbe avide "d'infos". Relativisons les choses : Dans un pays islamiste deux hommes ont été pris en otages par quelques fanatiques en turban. Dans un pays démocratique un peuple entier se laisse prendre en otage par une poignée de journalistes grassement payés pour leur laver les cervelles. Après l'odieuse monopolisation des organes de presse au sujet des élections de BUSH, ces bandits de journalistes vont encore profiter de l'occasion pour soûler avec leurs granulés "Noëliformes" des millions de cerveaux bovinisés jusqu'à la moëlle pour vendre leurs salades haïssables !
Raphaël Zacharie de Izarra
> Les médias conditionnent nos passions humaines de la manière la plus sotte et indigne qui soit.
Ils conditionnent ceux qui veulent bien y prêter attention...
> Ces échotiers qui ont pris le pouvoir à force de subtiles manipulations ne sont que de vulgaires prostitués à la cause de la plèbe avide "d'infos".
N'ont pris que le pouvoir que d'autres ne voulaient pas exercer.
Cette diatribe contre les journalistes m'agace car n'émergent de la foule que ceux que le "publique" laisse émerger.