Cauchemar

Le cauchemar survient au moment exact où je sors des bras de Morphée.
Il y a toujours une image terrifiante qui m'accueille.
Elle n'est pas issue de mes rêves.
Mais issue de mes souvenirs.
Tarquin meurt tous les jours.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 21/11/2004
Tarquin et Tarquine
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Commentaires
et c'est cet instant-là, qui, auriez vous pensé, aurait dû vous détruire, qui vous fait pourtant avancer chaque jour. L'infinie tristesse est juste là, elle sous-tend chaque minute, accompagne votre sommeil et les instants les plus inattendus et pourtant, un jour, d'ici quelques mois, votre corps cessera d'en souffrir. Il paraît que, "statistiquement", cela dure deux ans.. Il est rassurant parfois de savoir que l'on est une mécanique plutôt bien cartographiée par l'Académie, non?...
Ce qui est beau, ce qui est tendre, reste en vous pour toujours, et, déjà, vous le transmettez chaque jour à vos enfants.
Vous avez eu de la chance de connaître Tarquin, ses enfants ont eu de la chance d'avoir un tel père. Un jour, bientôt j'espère, cette conviction suffira à vous rendre supportables tous les futurs bonheurs de la vie.
Pensant bien à vous,
Lina
Terrifiant, oui...
Cette image est terrifiante. J'ai eu du mal a m'en décrocher.
Est-elle de vous ?
Des fils, un labyrinthe et la mort tapie derrière des réseaux et des connexions... Ceux qui s'enchevêtrent dans nos corps, machine bien huilée et en état de marche qui peut s'arrêter comme ça, une mauvaise alimentation, une panne, sait-on jamais les secrets de nos artères, de nos canaux...
Vous étiez femme de funambule.
Je vous embrasse, je voudrais que vos bottes de sept lieues vous aident à traverser plus vite le pays du chagrin.
La vie vous a amputée. La cicatrisation prend du temps mais ce blog prouve que vous êtes douée pour la vie. Courage!
Danielle, une veuve, qui aime vous lire.
"Est-elle de vous ?" : oui, j'aime bien faire des horreurs ! (Je suis très douée pour les horreurs je trouve :)
"cet instant-là, qui, auriez vous pensé, aurait dû vous détruire, qui vous fait pourtant avancer chaque jour." Non ce n'est pas cet instant-là qui me fait avancer. Cet instant-là m'anéantit, encore aujourd'hui.
Je ne crois pas non plus, quoiqu'en dise la respectable Académie de Médecine que dans 10 mois, toute souffrance aura disparue. Accepter de vivre de sans lui (ce que je réalise doucement en ce moment) ne fait pas disparaître la souffrance. Et je connais des veuves désormais heureuses qui s'étranglent de douleur en plongeant dans leur passé.
Mais je ne peux, avec vous, que souhaiter que le temps apaise mes tourments :)
Samantdi, oui vous avez mille fois raison j'étais l'épouse d'un funambule qui ne savait pas lui même qu'il l'était, j'ai été mariée le temps du sursis d'un condamné qui s'ignorait...
Douée pour la vie, je ne sais pas... En tout cas, je ne me sens pas encore morte, c'est toujours ça de pris !
Mille merci pour votre passage sur mon blogg,
le temps joue contre moi aussi je ne ferai pas de droit de réponse sur chacune de vos réactions, cependant j'ai été très surpris à la lecture de votre message portant sur l'intimité. Dans mon mémoire je fait un bref état des lieus des endroits dans lesquels une part d'humain arrive à s'imisser sur le réseau. Je pense que votre blogg est le miroir de ma thèse, en 10 minutes de lecture j'ai découvert beaucoup de choses sur vous, votre famille, beaucoup d'évenements qui sont de l'ordre de l'intime. Les bloggs éxistent depuis 2003, avant cela il n'existait que des pages perso qui se présentaient de la même façon (contenu appropriable par l'utilisateur, personalisation, ...etc ) mais la principale différence réside dans cet échange que je suis en train d'utiliser, mes mots que vous êtes en train de lire, ce dialogue qui s'instaure entre deux parfaits inconnus, voila une autre trace d'intimité réinventé.
Encore merci pour vos réactions, je vous souhaite plein de courage dans votre combat de vie.
Cet instant affreux où le cerveau se réveille et avec lui tout ce que le sommeil avait momentanément fait disparaître... cela assomme, au premier sens du terme.
Pensées et bisous pour vous.
Je viens de découvrir votre blog, il est simplement sublime.
Merci
> oui, j'aime bien faire des horreurs ! (Je suis très douée pour les horreurs je trouve :)
C'est terrifiant, mais j'aime beaucoup. Oui, vous êtes douée :)
Euhhh, j'ai rien de mieux donc : Aïe.
Super, ce blog.
Concernant la douleur que tu ressens, je n'ai malheureusement rien a dire.
Je compatis de mon côté de l'écran, c'est tout.
Courage
Elle a dû partir aussi, ma douce... Elle ne voulait pas, moi non plus et pourtant... Comme vous dites, la douleur ne disparaît pas, mais après 4 ans, je sais qu'elle accepte d'être apprivoisée et de rester en cage tant que je ne décide pas de l'en sortir. Il suffit donc de l'en sortir avant qu'elle ne devienne folle derrière ses barreaux, quand je la sens qui s'agit de trop, je m'isole et je la sors. Pour ensuite la remettre en cage et vivre tranquille. Apaisée. Je suis heureuse aujourd'hui.