Recette de gambettes

Si je n'étais pas pétrie de mansuétude à votre égard, vous auriez mériteré que je vous infligeasse un gros plan de mes dents jaunes... (Je suis assez peu sûre de mon imparfait du subjonctif...)
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 16/11/2004
De bric en vrac
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Commentaires
Comme sur les t-shirts, "j'y étais" ;)))))
Hi Hi Hi !!!
(rire bête laissant apparaître quelques rares dents jaunes dans une mâchoire quasi-déserte)
:o)
(moi j'ai la bouche fermée, quand je souris)
l'imparfait du subjonctif est parfait... le "mériter" se porterait mieux dépouillé de son "R" terminal en revanche non?
(ceci dit avec un grand sourire complice ! parce que plutôt que de poster des bétises pareilles dans vos commentaires je voudrais trouver des mots pour vous exprimer plein de choses fortes et futiles... je ne trouve qu'un mot pour ça : admiration pour ce que vous êtes pour vos gamins !)
Ah ! Je vois qu'il y a des gens qui viennent voir autre chose que mes cuissots ! Merci :)
Et je suis rouge de honte pour cette affreuse faute... Garfieldd, merci pour vos judicieuses corrections mais je ne mérite pas de compliments, c'est la vie qui est mal foutue, ce n'est pas moi qui suis meilleure que les autres. Et avant toute chose ce sont mes marmots qui sont géniaux :)
Ce que je trouve étonnant moi, c'est ce besoin de se savoir lu à l'aide de statistiques et de graphiques à toutes les sauces. Moi aussi évidement j'aimerais assez savoir qui me lit, dans son lit, dans un pyjama, en nuisette, en cuissarde et bas résille ou en caleçon mais pourtant je n'ai aucun moyen de le savoir et je ne m'en porte pas plus mal, enfin je crois, presque sûr, croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer.
Ce que je trouve étonnant moi, c'est ce besoin de se savoir lu à l'aide de statistiques et de graphiques à toutes les sauces. Moi aussi évidement j'aimerais assez savoir qui me lit, dans son lit, dans un pyjama, en nuisette, en cuissarde et bas résille ou en caleçon mais pourtant je n'ai aucun moyen de le savoir et je ne m'en porte pas plus mal, enfin je crois, presque sûr, croix de bois, croix de fer si je mens je vais en enfer.
J'avoue que j'ai cliqué sur le lien dans l'aggrégateur pour voir la photo :)
Au moins les regles sont simples pour faire de l'audience ;-)
Il est a noter que la seule *menace* de publier des images graveleuses suffit egalement pour faire exploser les statistiques et le nombre de commentaires ...
jocker : ouais moi j'ai abandonné l'idée, de toute façon quand on n'a pas plus de 4 lecteurs, c'est déprimant et amusant de lire les logs : "tiens, t'es pas venu hier :O)"
Sinon, je passe par ici tous les jours/deux trois jours, maintenant avec le rss-feed, donc j'étais là, mais j'étais aussi un peu là avant (quelques semaines)
Faut il faire un concours de jambes?
ok!
L'imparfait du subjonctif pour mériter ressemble plutôt à cela : "que vous méritassiez". Bon, je l'avoue, j'ai triché : j'ai regardé sur le dico de tv5.org...
L'imparfait du subjonctif se construit sur la racine du passé simple: il mérita, que vous méritassiez, il vint, que vous vinssiez, il prit, que vous prissiez... (c'est beaucoup plus drôle avec le troisième groupe, pratiquement invisible avec le deuxième groupe (moi j'adore, mais je ne sais pas les placer à l'oral (enfin, ce n'est peut-être pas plus mal. J'attend d'avoir le courage d'en mettre un dans une note de bureau))).
Cela me rappelle qu'à la fac de droit, j'avais créé avec quelques amis l'ARPSAIS, l'Association pourla Renaissance du Passé Simple et l'Assomption de l'Imparfait du Subjonctif. Les membres de cette association non déclarée s'engageaient à utiliser une fois par jour dans une phrase le passé simple et l'imparfait du subjonctif, qui sont deux temps magnifiques.
Quand un de ces temps était utilisé avec à propos, les autres membres de l'association qui entendaient la phrase devaient la relever en commençant leur réponse par "cet imparfait du subjonctif (pu : ce passé simple) t'honore".
Aujourd'hui, j'essaie d'en caser un dans chacune de mes plaidoiries, mais bannis ces temps des écrits judiciaires, pour lesquels le passé composé est le temps idoine pour un texte clair.
Le grand luxe ! Ah me voilà réconciliée avec mes statistiques !
C'est donc dorénavant un imparfait du subjonctif qui fait couler l'encre céans ! Quel plaisir :)
Et peu me chaut que le verbe dont s'agit était "infliger" et non "mériter", cela n'a pas gâché ma félicité !
Tiens cela me donne envie de réécrire un billet dans le goût de ce vieux poulet : Lit es-tu.
Eolas > Je fis autant, lors j'étais au lycée (encore en culottes courtes et en baskets "Nike" !) :-). Le subjonctif est un mode que j'affectionne tout particulièremement.
Veuve Tarquine > Si vous poussez, à l'excès, le vice de la rectitude, il faudrait que vous écrivissiez ceci (dans un souci de concordance des temps) :
"Si je n'étais pas pétrie de mansuétude à votre égard, vous auriez mérité que je vous eusse infligé un gros plan de mes dents jaunes..."
ou alors
"Si je n'étais pas pétrie de mansuétude à votre égard, vous mériteriez que je vous infligeasse un gros plan de mes dents jaunes..."
Mais bon, ce serait pousser les choses un peu loin. :-)
BabOOn : Etes vous sûr que votre phrase est correcte ?
Que je vous infligeasse est l'imparfait du subjonctif : la concordance des temps exige qu'il apparaisse près d'une proposition principale rédigée au passé.
Ainsi, vous mériteriez (conditionnel présent) appelle un subjonctif présent : que je vous inflige.
Et vous auriez mérité (conditionnel passé première forme) ou vous eussiez mérité (conditionnel passé deuxième forme) appelle un imparfait du subjonctif : que je vous infligeasse.
A titre exceptionnel, un subjonctif imparfait peut être acollé à une proposition principale au présent pour souligner le caractère très peu probable de la proposition subordonnée. Exemple : Pour que j'apprenne l'humilité, il faudrait que je perdisse un procès. On frôle ici l'impossible...
Ce BabOOn, si je n'avais pas vu ses chaussures, je croirais qu'il exerçât le beau métier de grammairien des universités... (anacoluthe)
Je corrige mon erreur, après lecture du message d'Eolas :
Ce BabOOn, si je n'avais pas lu le rectificatif d'Eolas, j'aurais pu croire qu'il exerçât le beau métier de grammairien, hélas, il semblerait qu'il n'en soit rien.
samantdi > Convaincue semblez-vous être par Eolas - que je tiens en haute estime de part ses interventions toujours pleines de bon sens, mais peut-être serez-vous à nouveau dubitative (chiasme), devant l'explication que je propose ci-dessous. :-)
Eolas > J'aimerais, de grâce, que vous ne prissiez point ombrage du fait que je vous contredisse quelque peu et réitérasse mon point de vue sur l'usage de l'imparfait du subjonctif lorsque, dans une phrase, la proposition principale est au conditionnel présent.
De manière générale, la concordance des temps peut être construite comme suit :
- indicatif + présent dans la principale > subjonctif + présent dans la subordonnée
- indicatif + passé (temps simple) > subjonctif + imparfait
- indicatif + passé (temps composé) > subjonctif + plus-que-parfait
Maintenant, pour ce qui est du mode conditionnel dans la principale, la concordance des temps à appliquer est semblable à celle des temps "passés" à l'indicatif. Et, selon que le conditionnel est présent (temps simple) ou passé (1ère ou 2ème forme, donc temps composé), la subordonnée sera respectivement au subjonctif imparfait et au subjonctif plus-que-parfait.
samantdi donne un exemple de cette règle dans son antépénultième commentaire, ci-dessus, qu'elle s'est ensuite empressée - à tort, à mon sens - d'amender.
Je débutais mon propos en disant que ces règles étaient appliquées de manière générale. Mais comme évidemment, la langue française, dans sa beauté, est subtile, des nuances sont à apporter, selon que, dans la phrase, il existe une relation qui d'antériorité, qui de simultanéité, qui de postériorité, entre la proposition principale et la proposition subordonnée.
C'est ainsi que l'on pourra voir souvent un subjonctif présent dans la subordonnée, alors que la principale est à l'indicatif imparfait, voire à l'indicatif à un temps passé et composé.
Le dernier commentaire de samantdi (après modification) est de ce fait, correct, lui aussi. Il y a l'idée de simultanéité des faits entre sa proposition principale et sa subordonnée.
Pour étayer mon commentaire, je me suis aidé de :
- membres.lycos.fr/clo7/gra...
- www.synapse-fr.com/manuel...
- Mon "Nouveau" (depuis 1979) Bescherelle :-)
La fin de mon propos, qui à n'en pas douter, est devenu long, samantdi se le voit destiner (anacoluthe ?). Je n'ai aucune prétention sur le net. Jamais je n'ai affirmé être quelqu'un que je ne suis pas. Rien ne dit que je sois toujours comme les gens l'imaginent. Et je ne tiens pas à me laisser modeler à la façon de quiconque.
Il n'est pas impossible que je ne sois pas grammairien... Je préfère juste être le dilettante, amoureux de la langue française.
Fo lir "Eric Orsenna" k'est 1 supair mec dan leu "subjonctif".
ila fé pl1 2 livre é an + il è a lakadaimi .fr
ila fé com "Bernard Pivot" dé livr ki veul sové la leng frenssaise...pfff lol ptdr hannnn stro nul
-biblio->delirium.lejournal.free.f...
-listen->www.radiofrance.fr/listen...
Alors là MERCI ! Merci d'avoir gommé de ces carnets toute l'indécence d'une d'audience qui n'existerait qu'en raison de l'exposition d'une paire de guibolle. Je me demandais si la belle langue de Molière allait parvenir à susciter plus de commentaires que les "pompes à la BabOOn". L'égalité sera atteinte avec le mien, j'en suis fort aise.
Cependant, j'avoue que je ne suis pas certaine d'user du subjonctif imparfait sans ressentir désormais l'impérieuse nécessité de recourir au Grevisse plutôt que de me contenter d'approximations avouées...
Enfin, je fais l'indubitable constat que vous ne méritez décidément pas un gros plan de mes dents jaunes !