L'attirance sexuelle des bovidés est un des domaines fréquemment abordé par le droit de la responsabilité.

Voici donc un jugement du Tribunal d'instance de Saumur à qui l'on doit nombre d'éclats de rire d'étudiants en droit. La décision est un peu ancienne mais toujours représentative du droit et des moeurs de ces animaux érotomanes :

"Le propriétaire d'un animal est responsable du dommage causé par celui-ci égaré ou échappé. Seul un événement constitutif d'un cas de force majeure l'exonère et si le comportement de la victime n'a pas été pour le gardien imprévisible et irrésistible, il ne peut s'exonérer, même partiellement.

Il appartient au gardien de caractériser la faute de la victime et il ne saurait fonder son exonération sur de simples hypothèses. Un éleveur ne saurait prétendre à l'imprévisibilité d'une saillie lorsqu'une génisse aux effluves attractives rôde près d'un taureau.

S'il est reconnu par le propriétaire qu'une génisse en chaleur est sortie de la prairie où elle se trouvait et a rejoint d'autres animaux où se trouvait notamment le taureau qui, en faisant la saillie, s'est fracturé la cuisse gauche, la position anormale de la femelle hors de chez elle, dans un but précis générateur de l'accident, exclut la passivité.

Le fait actif de l'animal implique la responsabilité de plein droit de son gardien."


Tribunal d'instance de Saumur, 25 juin 1986, Gaz. Pal., Rec. 1986, somm. p. 368



Ne vous avisez pas de venir me bassiner avec le sexe "fort", je vous rirai au nez !