Chronique d'une cycliste : au commencement, était l'effroi !
Je vous le dis tout de suite, si vous imaginez que j’ai toujours fait
la fière sur mon vélo, vous vous trompez lourdement !
Ah ! je fais la fougueuse, la trompe-la-mort, hardie sur ma selle, la lèvre ironique et le regard fier (mais le casque toujours de travers...) Et bien cela n’a pas toujours été comme ça !
J’ai honni le vélo ! j’ai haï le vélo presque autant que le vinaigre (qui occupe depuis ma petite enfance la plus haute marche au Panthéon de mes détestations).
Mon père, cycliste amateur et compétiteur dans sa jeunesse, se désespérait de me voir quitter mes « roulettes ». Car évidemment Zomozygote qui triomphe dès qu’il y a un engin avec des roues (vélo, skate board, patins à roulette) elle pédalait depuis belle lurette ! (Grrrr ! je l’ai détesté).
Mais moi, je ne voulais pas. J’avais peur ! Je donnais un tour de pédale et « paf ! » je posais les pieds par terre ! Tant et si bien qu’un jour mon père piqua un sprint en poussant mon vélo blanc et moi avec, puis nous lâcha en pleine vitesse ! Comme l’engin et moi-même ne nous sommes pas désolidarisés, j’ai condescendu à pédaler mollement, les pieds prêts à retomber pour retrouver la terre ferme !
Ensuite, j’ai mis à profit mon abâtardie inexpérience pour me venger de Zomozygote ! Puisque mon vélo devenait trop petit, il était urgent que je dédaignasse pédaler plus efficacement pour grimper sur un engin plus grand… Comme sœurette – qui je le rappelle, est née avec une roue à la place du cerveau – elle avait déjà un plus grand vélo –vert -, comment croyez-vous que j’ai appris à me perfectionner ? Et bien en lui « bignant » son beau « 10 vitesses » cadre de course (papa était cycliste, ne l’oublions pas !) Et toc ! Ensuite, évidemment j’ai pris grand soin de mon beau « 10 vitesses » cadre de course –bleu - (Papa était aussi un cycliste empreint d’égalité) !
Mais après toutes ces années, il me reste cependant un regret, c’est de n’avoir pas réussi à me venger de ma copine Mumu !
Parce que elle, elle pédalait en sifflant –juste !- l’air du toréador de Carmen les mains dans le dos ! J’ai cru mourir cent fois ! Moi empruntée, les fesses et les dents serrées sur mon deux roues, les yeux révulsés par la peur et elle qui se baladait les bras en l’air !
Et bien, je vais vous dire, entourée comme je l’étais par ces deux frimeuses du pédalier, il m’a fallu bien du mérite pour parvenir à acquérir – très péniblement – un semblant d’équilibre sur mon vélo !
Et je me réjouissais d’être enfin parvenue au sommet de la maîtrise cycliste et voilà que Zomozygote remet ça et me snobe avec un MONOCYCLE !
Je hais la bicyclette !
Ah ! je fais la fougueuse, la trompe-la-mort, hardie sur ma selle, la lèvre ironique et le regard fier (mais le casque toujours de travers...) Et bien cela n’a pas toujours été comme ça !
J’ai honni le vélo ! j’ai haï le vélo presque autant que le vinaigre (qui occupe depuis ma petite enfance la plus haute marche au Panthéon de mes détestations).
Mon père, cycliste amateur et compétiteur dans sa jeunesse, se désespérait de me voir quitter mes « roulettes ». Car évidemment Zomozygote qui triomphe dès qu’il y a un engin avec des roues (vélo, skate board, patins à roulette) elle pédalait depuis belle lurette ! (Grrrr ! je l’ai détesté).
Mais moi, je ne voulais pas. J’avais peur ! Je donnais un tour de pédale et « paf ! » je posais les pieds par terre ! Tant et si bien qu’un jour mon père piqua un sprint en poussant mon vélo blanc et moi avec, puis nous lâcha en pleine vitesse ! Comme l’engin et moi-même ne nous sommes pas désolidarisés, j’ai condescendu à pédaler mollement, les pieds prêts à retomber pour retrouver la terre ferme !
Ensuite, j’ai mis à profit mon abâtardie inexpérience pour me venger de Zomozygote ! Puisque mon vélo devenait trop petit, il était urgent que je dédaignasse pédaler plus efficacement pour grimper sur un engin plus grand… Comme sœurette – qui je le rappelle, est née avec une roue à la place du cerveau – elle avait déjà un plus grand vélo –vert -, comment croyez-vous que j’ai appris à me perfectionner ? Et bien en lui « bignant » son beau « 10 vitesses » cadre de course (papa était cycliste, ne l’oublions pas !) Et toc ! Ensuite, évidemment j’ai pris grand soin de mon beau « 10 vitesses » cadre de course –bleu - (Papa était aussi un cycliste empreint d’égalité) !
Mais après toutes ces années, il me reste cependant un regret, c’est de n’avoir pas réussi à me venger de ma copine Mumu !
Parce que elle, elle pédalait en sifflant –juste !- l’air du toréador de Carmen les mains dans le dos ! J’ai cru mourir cent fois ! Moi empruntée, les fesses et les dents serrées sur mon deux roues, les yeux révulsés par la peur et elle qui se baladait les bras en l’air !
Et bien, je vais vous dire, entourée comme je l’étais par ces deux frimeuses du pédalier, il m’a fallu bien du mérite pour parvenir à acquérir – très péniblement – un semblant d’équilibre sur mon vélo !
Et je me réjouissais d’être enfin parvenue au sommet de la maîtrise cycliste et voilà que Zomozygote remet ça et me snobe avec un MONOCYCLE !
Je hais la bicyclette !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 10/09/2004
Ma bicyclette
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Commentaires
Ah ça ! Je suis réconfortée de voir que je n'ai pas été la seule à apprendre laborieusement à tenir en équilibre sur le vélocipède.
Avez-vous eu un mini-vélo?
Le mien était blanc !
J'en rêve encore!
Bonne journée, Tarquine !
Votre récit me rappelle bien des souvenirs... sauf qu'à ce jour, je n'ai guère évolué et que j'ai relégué la pratique du vélo aux oubliettes! :-)
Ouh ça fait des années que je n'ai posé mon digne séant sur l'un de ces engins... et la dernière fois il me semble que j'avais oublié tout ce que j'avais mis si longtemps à apprendre !!
Celà dit, ton "je hais la bicyclette" me paraît plus réthorique que réel, mais je peux me tromper !!
Aucun souvenir de comment nous apprîmes le pédalage, grande soeur et moi. Surement dans la douleur de coudes et du rouge aux genoux, routine enfantine, je suppose. Par contre, les week end à Juliénas en Beaujolais où nos parents louaient une aile de chateau masurien, on s'en souvient encore. Concours de celui qui frenne le dernier dans la grande descente de trois kilomètres....plus gravier et grand virage...Avant de boire du vin, j'ai connu le cep de très près et dans toute les positions, vu que je gagnais toujours au jeu de freins. J'ai laissé de multiples lambeaux de peau dont d'orteils, vu que la cascade, c'est mieux en tongues!!! Quand je me vois, papa poule avec ma fille, la petite voie de mon enfance se marre bien.
Ah, cela me rappelle des souvenirs terribles de... patin à glace ! Ma petite Maman s'est à une époque escrimés, année après année, à me préparer au championnat d'Europe... Bon peut-être pas, mais elle s'est vraiment donné du mal. Mais contrairement à ton Papa vélocipédiste, elle ne patinait même pas ! En revanche, l'ami d'enfance de mon âge que l'on emmenait aux sports d'hiver avec nous évoluait déjà comme un futur champion olympique ; et moi il était impossible de me faire lâcher la rambarde ! Bref, un jour le traître ami d'enfance m'a prise par la main, emmenée au centre de la patinoire... et lâchée !! La panique totale, moi hurlant au milieu de cette étendue affreusement glissante. J'ai fini par tomber (sans avoir bougé un orteil, c'est très fort) et une âme charitable m'a ramenée à ma rambarde salvatrice. J'avais 7 ou 8 ans, et je n'ai pas évolué d'un pouce ! Mais je n'essaie plus depuis très longtemps, depuis que la notion de ridicule ne m'est plus inconnue... :-)
J'adore positivement ces souvenirs de la nenfance et la fraîcheur s'y rapportons. Cela dit, dès que tu ajoutes des menottes et des robes noires de crétins,... un plein sac de "je connais la vie" qui se tappe dessus vient mordre le phago-citage dessus. C'est fun mais chiant ! Super idée, Dr buchmoll oblige, j'habite non loin d'une réserve de "corneilles-corbeaux", si tu désires m'envoyer certains/taines de ces choses, je peux demander une dérogations. Au pire, j'ai des amis vétérinaire....Dès qu'il s'agit de pédaler, les langues se éssoufflent donc. A moins que le week-fin-de-semaine en Normandie-Marie-Sophie...n'empèche...Excuse le langage du vécu de Villeurbanne qui te dit, bises à tout ton clan.
Oui mon vélo blanc était un petit vélo pliable :) sans doute fort semblable au vôtre, Samantdi.
Véronique, vous m'avait fait rire parce que j'ai des souvenirs poignant de patins à roulettes qui ressemblent aux vôtres également (espoir de championnat en moins, s'entend :)
Comme avec le Docteur Buchmoll : après l'avoir lu je regardais mes coudes afin de constater que les traces de gravier survenus après une mémorable chute en descendant la côte de la Demeure, étaient toujours présentes. Oui mes deux coudes s'en souviennent alors que moi je n'en ai faite qu'une de chute ! Docteur Buchmoll êtes vous donc "bio-ionique" pour avoir résisté à pareil traitement ?
Anne, Chanterelle, je vous assure ! le vélo ne s'oublie pas , la preuve ! On y prends même goût sur le tard :) Car vous avez raison Anne,mon aversion 'est plus rhétorique que fondée !
Oui c'est vrai Tarquine, ça n'a pas changé, je pédale comme je respire !
J'adore zigzaguer entre les obstacles, m'insérer dans le double flux des voitures qui se croisent la Place de la République, et bien sûr je continue de lâcher le guidon dès que je peux : je me rappelle avoir passé des heures dans la résidence de notre enfance à m'entraîner à faire un demi-tour complet à chaque extrémité du parking "sans les mains" : comme dans beaucoup de choses, il faut le goût, il faut l'aisance ou le don, mais en plus, il faut le travail et l'entrainement !!!
Je suis d'une précision diabolique avec cet engin. J'ai parfois le sentiment lorsque je me déplace (lentement) dans des foules à pied, que je suis beaucoup plus mobile et réactive que si j'étais à pied, le pouvoir d'accélération et la vitesse de réaction sont bien supérieurs à vélo que lorsque l'on repose sur ses deux pieds, à condition d'utliser son dérailleur à bon escient, et de pratiquer la technique de "l'accélération au frein".
Kékcékça ? me direz-vous... Ben, c'est un truc que j'ai découvert en m'observant en plein action dans mes déambulations vélocipèdiques mais je ne vous ennuierait pas avec ça...
Bon, je suis folle de jalousie : qu'est-ce que c'est donc qu'un monocycle ??????