La liste des choses à ne pas oublier d'emporter ou le bastion fortifié de mes vacances

- Une tonne de livres que je n’aurais jamais le
temps de lire mais qui sont le meilleur des remparts contre la
banalité des conversations forcées. Ah ! on ne
saluera jamais assez la force de l’approbation sociale que
l’on accorde à la littérature !
- Mon VAIO tout chaud, acheté quasi spécialement
pour disposer d’une échappatoire à ces
soirées où une fois les enfants
couchés, je vais être confrontée
à treize année de souvenirs
obstinément heureux et une flopée de gens bien
intentionnés.
- Une petite dizaine de DVD pour remplacer le cachet
vespéral avalé pour rejoindre Morphée.
- Mon appareil photo derrière lequel je ne me cache que trop
: petite fenêtre par laquelle le monde est tamisé.
- Photoshop évidemment ! pour triturer, abîmer,
assombrir ou surexposer les images de ma vie, ou de ce qu’il
en reste ; ainsi déformé c’est plus
facile à regarder !
Au final un véritable arsenal pour décliner toute
proposition de compassion d’une famille qui n’est
pas la mienne mais qui est essentielle pour mes enfants.
Ce n’est pas parce que je pleure que j’ai besoin
d’une épaule pour m’épancher.
Ce n’est pas parce que je suis seule que je vais accepter une
aide qui n’en sera pas une pour moi.
Je ne veux avoir besoin de personne, je ne veux dépendre de
personne, je ne veux rien attendre de personne, je ne veux emmerder
personne.
Ce n’est même pas de la fierté,
c’est une forme d’esprit.
C’est une règle de survie.
Si je ne sais pas avancer toute seule, je vais sombrer… car
seule je suis devenue.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/08/2004
De bric en vrac
Fil des commentaires de ce billet – Lien permanent de ce billet










Commentaires
"Ce n’est pas parce que je pleure que j’ai besoin d’une épaule pour m’épancher." Jolie phrase. Bonnes vacances !!! (Nous espérons égoïstement que tu auras l'Internet...).
Excellentes vacances !
PS: il faudra un jour que tu nous fasses un petit billet sur tes manipulations d'images ...
PPS : je vais desormais m'ennuyer l'apres-midi ;-)
permets à l'incurable optimiste que je suis (et très habituée aux méchants coups de blues) de te laisser ce que je me répète à chaque fois que j'arrive dans un endroit "où-il-vaudrait-mieux-pour-mon-moral-que-je-ne-sois-pas-mais-j'ai-pas-le-choix" ... *c'est pas parce que y'a des souvenirs qui remontent que tu dois pas t'en faire de nouveaux* ...
mouaip je sais ... pas mes oignons ... ;-)
Passe de bonnes vacances :-*
Nous allons tous nous ennuyer !
Bonnes vacances ;-)
Bonjour
Je n'aurais pas mieux dit que Mel' O'Dye.
Bonnes vacances.
Eheh... ne pas négliger le rempart offert par trois marmots surexcités après une bataille de chatouilles... normalement ça doit pouvoir tenir à distance à peu près n'importe qui, si mes souvenirs sont exacts.
Reposez vous bien et à très bientôt
Euh tu n'as pas oublié la crème solaire, les gateaux au chocolat, le rhum pour les mojitos et les palmes ?
Bonnes vacances et essaie de te reposer
Curieusement les petits sont toujours pleins d'énergie à la rentrée....
Bonnes vacances! Et au plaisir de te lire à nouveau.
Mel' O'Dye, j'aime beaucoup ta philosophie...
bonnes vavances,donnes des nouvelles avec Vaio tout est possible.
Permets nous au moins de t' accompagner de nos pensées.A bientot :=)
Repose toi bien ... et beaucoup de diplomatie ;-)
Mel'O .. Le blues c'est pas méchant et il donne pas de coups :-)
Vous allez fortement nous manquer. Depuis que je vous lis, me revient souvent en tête le début d'un poème d'Armand Monjo : "L'ami disparu nous laisse pour tache de le continuer ...". J'ai paumé la suite mais je cherche. Mais au bout de vos billets, on se trouve souvent tout con (passez-moi le mot mais y en a pas d'autres), les bras ballants, l'oeil hagard et le regard stupide devant le clavier. En quelques jours, on se surprend à penser à cette inconnue, à ses pleurs ou à ses fous rires et nos pauvres mots nous désemparenr.
j'aurai eu les yeux rouges (de rire et de tristesse) toute la journée parce que j'ai lu toutes tes archives. Je t'adresse un profond respect.
Bon alors à rouen, Bicyclette -c'est le nom de mon vélo- se fait doubler, serrer, griller la priorité par un nombre de kéké(e)s incalculable. En province aux grosses allemandes s'ajoutent tout autre style de véhicules (les conducteurs maudissant la terre entière de ne pouvoir rouler en BMW : les crétins).
Ah et puis le voulais te dire que je tiens un magasin genre "pipi et zizi": tu as tout à fait raison.
Bonne lecture.
Et bien, je viens de passer 3 heures entre rire et larmes (et j'avoue honteusement, à peine entre-coupées par le boulot) à me régaler du rattrapage de 3 semaines d'absence de lecture. Ce qui n'a pas été si facile, mon bureau étant quasiment en face de celui de mon patron... J'ai eu très souvent envie de commenter tes billets, mais 2 ou 3 semaines après le post initial c'est pas terrible ; alors, en vrac : comme l'a si bien dit msc, ce qui touche et emeut c'est bien la manière dont on parle de sa peine. J'ai même envie de te dire merci, bien que cela puisse paraître déplacé ; en fait, c'est merci de partager ainsi avec nous tes émotions, quelles qu'elles soient, merci d'avoir confiance en nous, des inconnus pour la plupart. Merci de nous parler de cet amour immense, merci de ce courage qui est en toi. Même s'il est rageant et frustrant de ne rien pouvoir faire pour atténuer cette peine terrible et injuste, je veux moi aussi te dire que je pense souvent à toi et à tes enfants. Et puis tu sais aussi fort bien nous faire rire ! Et tant pis pour les compliments, na !!
A bientôt Tarquine, et courage pour ces "vacances" probablement pleines de trop de souvenirs ; profite au moins à fond de tes bouts de chou !
Bon, une semaine que vous êtes partie, et pas de nouvelles... J'en déduis que tout se passe bien...
Je pense à vous et aux marmots et je vous fais une bise à tous.
Je fais des croix sur mon cartable. Vous nous maquez. SNif.
C'est l'émotion : vous nous manquez.
Saperlotte ! bilbo ! J'ai cru que tu insinuais, par tes propos, que Veuve Tarquine s'adonnât à quelqu'activité d'entremetteuse ! Mais c'était sous le coup de l'émotion, n'est-ce pas ! ;-)
C'est cela. J'ai poussé un cri d'horreur et suis devenu aussi rouge que la tomate de la fenêtre.
Diantre que j'aurais eu tort si j'avais, en mon absence, désactivé les commentaires :)
J'ai ouvert cette page et lu ces lignes avec beaucoup d'émotions...
Au fait (j'ai les synapses aoûtés) la tomate elle a pas mourru j'espère.
Je l'ai mangée avant de partir :) Elle était délicieuse ! Et j'ai bien entendu conservé très précieusement les graines de cette courageuse lignée ! La suite d'ici plusieurs saisons donc !