une plage au bord d'un lac

- Une tonne de livres que je n’aurais jamais le temps de lire mais qui sont le meilleur des remparts contre la banalité des conversations forcées. Ah ! on ne saluera jamais assez la force de l’approbation sociale que l’on accorde à la littérature !

- Mon VAIO tout chaud, acheté quasi spécialement pour disposer d’une échappatoire à ces soirées où une fois les enfants couchés, je vais être confrontée à treize année de souvenirs obstinément heureux et une flopée de gens bien intentionnés.

- Une petite dizaine de DVD pour remplacer le cachet vespéral avalé pour rejoindre Morphée.

- Mon appareil photo derrière lequel je ne me cache que trop : petite fenêtre par laquelle le monde est tamisé.

- Photoshop évidemment ! pour triturer, abîmer, assombrir ou surexposer les images de ma vie, ou de ce qu’il en reste ; ainsi déformé c’est plus facile à regarder !

Au final un véritable arsenal pour décliner toute proposition de compassion d’une famille qui n’est pas la mienne mais qui est essentielle pour mes enfants.

Ce n’est pas parce que je pleure que j’ai besoin d’une épaule pour m’épancher.

Ce n’est pas parce que je suis seule que je vais accepter une aide qui n’en sera pas une pour moi.

Je ne veux avoir besoin de personne, je ne veux dépendre de personne, je ne veux rien attendre de personne, je ne veux emmerder personne.

Ce n’est même pas de la fierté, c’est une forme d’esprit.

C’est une règle de survie.

Si je ne sais pas avancer toute seule, je vais sombrer… car seule je suis devenue.