Une nuit avec E.T.

Je ne connais pas de meilleur soporifique qu'un
écran brillant sur lequel se dévoile un film de
cinématographe.
Hier-soir, entêtée par de sombres
pensées, je renâclais à laisser mon
esprit vagabonder en attendant Morphée.
Si j'avais été célibataire nullipare,
j'aurais pu naviguer toute la nuit sur la toile géante,
donnant ainsi à l'esprit la matière
nécessaire pour ne pas se dérouter des chemins
indolores. Et puis, je me serais levée à des
heures indues…
Mais si j'avais été célibataire
nullipare, je n'aurais pas eu besoin de juguler de si insupportables et
morbides pensées puisque la robe du veuvage n'aurait pas
été revêtue !
Las, puisqu'il fallait bien me résoudre à quitter
le net, j'ai fait une infidélité au grand lit
conjugal.
J'ai pris mon léger Vaio
que j'ai placé à l'endroit où dormait
Tarquin l'aimé, et j'ai passé la nuit avec E.T.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/08/2004
Chagrine Tarquine
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Commentaires
Vous êtes vraiment émouvante et, si quelque chose pouvait être dit, je vous le dirais volontiers. Peut-être ne sommes-nous jamais que seuls avec nos peines et que la seule manière de les conjurer est de les transformer en beauté. Ce que vous faites si bien ici. Je ne sais pas si ça sert ni dans quelle mesure mais vous méritez notre "merci".
Un troupeau d'E.T. a rendez-vous au Sous-Bock ce soir. Vous joindriez-vous à nous ?
Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Moi je me fais mon cinéma, sans pognon sans caméra
Bardot peut partir en vacances
Ma Vedette c'est toujours toi
CLAUDE NOUGARO
msc, votre commentaire est charmant, j'ai cependant le sentiment persistant que vos compliments sont quelques peu immérités : ce qui suscite principalement l'émotion, ce sont des événements pour lesquels je n'y suis pas pour grand chose. Il n'en demeure pas moins que je suis trés touchée par votre gentillesse !
GeorgeSSSSSSSSS, comme vous avez dû vous en rendre compte, ce Paris CArnet était une entreprise impossible pour moi ce soir, cependant, vous avez suscité ma curiosité et j'espère pouvoir me débrouiller pour en être lors de la prochaine édition !
D'ici là, on ne m'y reprendra plus à omettre de vous pourvoir de votre S (car vous aviez eu la délicatesse de ne pas le relever mais il n'y avait pas que Laurent à s'être laissé abuser par cet S facétieux!)
Je ne suis pas d'accord avec vous puisque je le suis avec moi. Ce qui suscite l'émotion ce n'est pas que les événements que vous citez (et j'osais en effet espérer que vous n'y étiez pas pour grand'choseà) mais aussi la manière de les raconter. Nombre de blogs, avec tout le respect que l'on doit à leurs auteurs (ce qui ne m'empêchera pas de sortir ma vacherie) enfilent les malheurs comme des perles sans souci de la forme.
La forme, voilà : est-ce le style de la note ou l'atmosphère qui se dégage de votre blog ? Je n'en sais rien. Des deux sans doute. Le bonheur que vous écrivez (par exemple la dernière avec vos enfants) est communicatif (et c'est d'autant plus fort que, n'ayant pas d'enfants, c'est un sentiment que je n'eus dû pas ressentir) et votre malheur aussi. C'est d'autant plus touchant que c'est vrai, mais pas seulement. Lorsque je suis vide et que je vous lis, je me sens plus humain. Bref, ce n'est pas de la flagornerie, c'est à peine une gentillesse : c'est un merci.
Remarquez la petite corde autour de mon prénom pour tout maintenir solidement attaché.
Je crois que beaucoup - dont myself - vous rencontreront avec beaucoup de plaisir lorsque vous nous rejoindrez dans cet endroit relativement débauché.