Hiéronymus Bosch - Le jugement dernier

Déclaration commune du président George Bush et du premier ministre Tony Blair en date du 08 avril 2003 :

Les opérations militaires de la coalition progressent et seront couronnées de succès. Nous mettrons fin à la menace que font peser les armes de destruction massive de l’Irak, nous apporterons une aide humanitaire et nous garantirons la sécurité du peuple irakien. Nous créerons un milieu dans lequel les Irakiens pourront décider de leur avenir démocratiquement et pacifiquement.



Selon le CICR, les sévices infligés aux détenus s'inscrivent dans "un vaste schéma, un système". Un rapport confidentiel avait été remis aux autorités américaines dès le mois de février

Je ne vais pas user et abuser de copier et de coller... Le Monde de ce jour, contient une somme de ressources extrêmement importantes sur ce sujet -jusques et y compris une collection de photographies dans la rubrique multimédia que j'ai été incapable de regarder.

Je repense à l'Algérie à nos bruyantes casseroles que nos successifs gouvernants s'acharnent à n'avoir jamais voulu entendre.

Je repense au Général Massu qui 43 ans plus tard avait exprimé ses regrets. « Quand je repense à l'Algérie, cela me désole, on aurait pu faire les choses différemment. »

L'expérience des uns ne sert donc jamais aux autres ?

Est-ce vraiment nécessaire de rappeler le droit international (la quatrième Convention de Genève) pour savoir que la torture est prohibée en temps de paix comme en temps de guerre ?

Faut-il vraiment aligner moult arguments pour démontrer aux militaires l'inutilité de celle-ci a fortiori quand il s'agit d'une guerre de libération !

Non, je n'ai pas envie de faire l'historique, de l'émergence à leur consécration, des droits élémentaires de la personne humaine, fut-elle irakienne ou afghane, birmane ou chinoise.

En faire l'énumération serait, en réalité, une véritable offense à ces droits inaliénables. Doit-on énoncer les articles 221-1 et suivants du Code pénal pour démontrer qu'il est interdit de donner la mort ?

Non, décidément, plutôt que de m'acharner à démontrer l'évidence, je serais curieuse de connaître les arguments de ces généraux, de ces agents de renseignements, de ces êtres sans doute assez communs, pour justifier de commettre de tels actes sur leurs prochains...

Il y des jours où vraiment, on a l'impression que le monde tourne ne pas rond...