un bus

Il y a des jours où rien ne va plus, des jours qui succèdent à des nuits d'involontaires insomnies.

Tarquinette la pauvrette a commencé la sérénade avec des terreurs nocturnes dont elle est malheureusement coutumière puis deux heures plus tard, Tarquinou le petit bout, atteint d'une bronchite -et d'une fièvre équine- lui a succédé pour me rappeler de bénir les nuits où nous étions deux à nous relayer auprès d'eux !

Ce matin, le reveil a sonné une heure entière avant que je ne l'entende. Cela ne m'était pas arrivé depuis mes jeunes années.

Ce soir, sans être parvenue à récupérer mon retard accumulé, je vais chercher ma marmaille.

Tarquinet l'aîné à main droite, Tarquinette la minette à main gauche, Tarquinou le petit chou calé dans son porte bébé.

Nous patientons 20 minutes avant de voir deux bus à la queue leu leu se profiler au loin. L'arrêt est sur un décroché du boulevard que les autobus doivent donc emprunter pour s'arrêter et charger leurs passagers.

Mais ce soir les deux conducteurs (pourtant en service régulier) doivent être très pressés, alors l'air de rien ils poursuivent leur route sans se détourner pour honorer leur arrêt !

Parfois, dans la vie, on a des envies de RATPcide !

15 minutes plus tard enfin un bus condescend à prendre son chargement, évidemment, il est complet ! Un homme bien urbain me voyant suer sous mon fardeau se lève et m'offre son siège qu'un malotru s'attribue illico ! A la personne civile qui lui fait remarquer que j'étais destinataire de cette place, il répond un loquace "Et alors ?".

Parfois on rêve de génocide...

Hum... ce qu'il me faudrait à moi, c'est le ver sasser !

S'endormir puis se réveiller et répéter la procédure plusieurs fois. Cela ne ferait que rétablir la vérité : des journées comme celle-là seraient trois en réalité !!!