non pas lit de vieux mais lieu de vie

Peu me chaut qu'il s'agisse de mes tarquinets, quand je tombe dans les bras de Morphée, j'entends bien ne point partager ma couche !

Et il me font braire ces gêneurs qui viennent quérir ma présence nocturne, se moquant de n'être pas bienvenus mais se gardant bien cependant de faire bruire mes draps, l'espoir de ne pas me réveiller sourdant sous leur paupières.

Ils arrivent l'un après l'autre avec les objets dont ils sont férus, qui son oreiller, qui son biberon, qui son "bébétubbies", affrontant seul les ténèbres, voire les escaliers pour venir échoir dans le lit de leur mère.

Stupéfaite par tant de courage (et surtout gisante abasourdie de sommeil), j'avoue ne pas souvent rejoindre les rives du Lethé où je navigue la nuit venue, et m'apercevoir par trop tard de leur forfait.

C'est ainsi que quand point le jour, je me découvre quasi-corsetée par ce lot de marmots.

Je rêve alors d'un lit clos, de vivre recluse dans une tour cadenassée, voire même de les occire ces minots issus de l'amour !!

Mais il appert que mes harangues, pas plus que mes menaces d'eau et de pain rassi ne défont le cours des choses...

Je finis par accroire que j'aime parfois me repaître du sommeil de ma progéniture...

  


Quel(le) est iceluy ou icelle qui décèlera la totalité des verbes défectifs dont j'ai truffé ce billet ?