La génèse
Et hop ! A mon tour ! A mon blogue...
Me voilà donc tirant la langue sur mon clavier, l'oeil vigile et le souffle court pour coucher sur "le papier" quelques impressions impudiques ou imaginaires, ébauchées ou débauchées, mais toujours si révélatrices de leur auteur... (j'ai toujours du mal avec "auteure"...)
La question du jour est donc :
« Pourquoi un blog ? +
1- J'en avais envie depuis longtemps...
-malin comme réponse... j'ai quand même du mal à m'imaginer un blogueur ne souhaitant pas bloguer débutant un blogue-
2- Ma vie s'est effondrée dans un grand "SPLAOUTCH" et je profite donc des opérations de reconstruction pour dégoter une petite place à ce projet.
« Un blogue de quoi + ?
Là, la réponse est simple : la réponse est dans le titre : un blog de tout et de rien.
Un pot pourri d'idées tranchées, d'insondables doutes ou d'interrogations ainsi que des fidèles comptes rendus de mes observations ethnologiques -voire quelques souvenirs...
Je m'interroge encore quant à savoir si le titre n'est pas lui-même réducteur... Bah ! qui vivra verra...
« Le blogue de qui ? +
Oups, pardon ! J'aurais sans doute dû commencer par là ! Je craignais vraissemblablement qu'un tel début ne vous menâtes vers de lointains sites...
Je suis donc Veuve Tarquine atteinte de l'étrange déveine d'avoir perdu tous ceux qu'elle aimait à la notable exclusion de mes très précieux loustiques que je vous présente dérechef :
- Tarquinet le grand biquet 8 ans, des histoires de zizis et de prouts plein la bouche, affublé d'un solide sens de l'humour et de celui de la dérision.
- Tarquinette la mi-minette 5 ans et toujours vêtue de rose pâle que l'on devine péniblement sous les tâches de boue, de sauce tomate ou de feutre dont elle ne manque jamais d'agrémenter son ordinaire.
- Tarquinou le petit bout 18 mois, grand séducteur devant l'éternel, spécialiste des sourires désarmants et du charabia-bia enjôleur.
Et aussi, car c'est quand même le premier arrivé :
- Tarquari le chat flapi, rappliquant ventre à terre lorqu'on l'appelle, dédaignant câlins et papouilles mais grand philosophe avec les Tarquinets qu'il a vu débarquer, grandir et l'envahir.
Voilà donc les Tarquinioles au complet auxquels il faut rajouter pour être honnête:
- Feu Tarquin l'aimé, goûtant par dessus tout le rire et la vie, la vie... cette fille ingrate qui l'a planté là sans prévenir...
Et puis aussi :
- mes bouquins,
- mon PDA,
- ma bicyclette,
- ma frangine, et ses pataloustics,
- le rayon de soleil qui brille et qui me rappelle qu'il y a aussi une vie sans PC !!!!
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 27/03/2004
De bric en vrac
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Commentaires
Quelque fois, affublé d'un torticolis pour avoir gardé la tête constamment tournée vers l'à venir, le pas encore, le peut-être un jour, je m'arrête un moment. En m'asseyant sur le rebord du temps, je me dis que le passé renferme des charmes non négligeables. Alors, il me prend, à moi aussi, l'envie de replonger vers les sources, où tout commence. Là où l'inexistant cesse de l'être.
Au commencement était Rien. Puis, surgi de Rien, vous, Veuve Tarquine, avez amené à l'-tre ce carnet si émouvant, si vrai, si drôle aussi ! Pour cela, recevez de ma part un fervent hommage.
Et moi, me voilà coite, émue de vos mots touchants bien que franchement immérités car soyons francs, le sujet est facile, la matière inépuisable (trois tarquinets à demeure c'est une source intarissable d'observation).
Emue de vos mots si touchants, incarnat je suis, et incarnat je fuis... Merci BabOON, du fond du coeur.
Vous découvrir pendant un samedi après-midi ensoleillé dans le Cantal, en flânant de blog en blog pendant que mon fils joue avec son copain, mon homme au bricolage et qu'au départ, je cherchais une recette de cuisine ! ça calme !... mais voilà, vous m'avez accrochée et ... je reviendrai ... vite ...
je vous découvre aujourd'hui, par hasard, en lien sur un de nos co-blogataires, à qui je rends visite quelquefois..votre blog me rend mélancolique et me fais regretter de ne pas faire partie de vos proches connaissances...je suis une femme de 47 ans ( mais j'en fais beaucoup moins ) et j'ai connu comme beaucoup de gens, la perte de mes parents..ma mère, pour mes 15 ans, mon père pour mes 22 ans et l'homme qui partageait ma vie , pour mes 42 ans..... aujourd'hui, j'ai ouvert un autre " livre " dans ce qui commence à devenir la bibliothèque de ma vie..les chats ne seraient donc pas les seuls à disposer de plusieurs vies ?? Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir rencontré une âme soeur que la présence d'enfants (déjà grands à l'époque), n'a pas empêché de m'épouser...lui-même n'en n'a pas et le " crabe " qui s'est posé sur moi, un jour de1998 m'interdit de lui faire ce bonheur...maintenant, mon âge lui-même tend à en devenir la raison principale... ceci est une présentation sommaire, mais il me semble intéressant de connaître un peu de la vie des personnes que l'on croise.... je vais aller explorer un peu plus chaque jour, ce blog qui sent bon le frais.... mais avec parcimonie, car le seul PC dont je dispose pour le moment est celui de mon travail... à bientôt, j'espère F.
ps: mon blog: FAUSTINIA
J'ai laissé un message sur votre blog il y a quelques jours. En passant par hasard, pour le fameux arrêt de la poule du puy de dôme.... Il n'y a pas de mot pour dire ce que je ressens. Sans vous connaitre pourtant je ressens le besoin et l'envie de vous témoigner mon amitié, ma compassion, et une profonde admiration pour la femme que vous êtes. Si seulement ma mère avait pu être cette femme là. Pourtant je ne lui en veux point, finalement "être adulte c'est avoir pardonné à ses parents"... Mais j'aurai tant aimé qu'elle ne me fasse pas payer chaque jour le fait que mon visage lui rappelait sans cesse celui de mon père. Je sais après vous avoir lu, que votre fille lui ressemble... Et la petite fille que j'ai été tremble de peur... J'admire votre courage et votre force. Pardon pour ce message tardif, décousu, et mal écrit... Excusez-moi si je vous dérange, mais il est bon parfois de coucher les mots sur du papier (virtuel). Si vous avez le temps, si vous avez l'envie... Je suis là. Sincèrement,
Je fais aujourdh'ui connaissance avec vous Arrivée au hasard d'un clic je prendrais le temps de vous lire un peu plus Bon dimanche
Je vous lis pour la première fois. Je reviendrai. Délicieux.
La Veuve Tarquine, je vous en veux. Vous me faites tant de mal. Je vous lisais depuis quelques temps, déjà, silencieusement. Et puis j'ai arrêté, parce que c'était dangeureux. Et ce matin, Matoo m'a fait déraper par hasard sur les ébats de Tarquinou à la piscine. Et depuis je pleure. Sans tarir. Comme une petite fille, la lèvre inférieure tremblante, le nez qui coule et la grosse boule coincée là, au milieu de la gorge. La boule dans la gorge : c'est une absence, une déchirure depuis 8 ans. Le flot que j'ai du mal à endiguer, c'est la similitude avec mes 2 crakottes à moi qui convoitent le papa d'une autre portée. Finalement, La Veuve, je vais finir de lire toutes vos notes, sans rien m'épargner, du portrait, à la genèse et jusqu'à l'écrit le plus impudique, et quand j'aurai enfin pleuré tout ce qui est contenu depuis 8 ans, je reviendrai peut-être vous remercier pour cet exutoire, cette délivrance. Je l'espère. Antonia
Merci...Infiniment
J'aime éspérer que le temps panse ce que la vie déchire.Tu vas mieux j'éspère. Oui je fais un souhait.Je ne saurai rien faire de plus pour vous.Du plus loin que cela puisse venir, prends soin de vous.Je ne suis rien mais je t'envoie tout.
Je découvre votre blog aujourd'hui. Je cherchais le texte de Saint Augustin "Ne pleure pas si tu m'aimes", et je suis arrivée jusque chez vous. Il n'y a pas de hasard, paraît-il... J'y ai passé plusieurs heures de mon dimanche solitaire, et l'ai ajouté dans mes favoris parce que sans doute je reviendrais admirer votre prose, vos mots si beaux, et les yeux de vos enfants, qui ont sûrement de la chance d'avoir une maman si pleine d'énergie et de talent. De chagrin et de souffrance aussi mais cela fait aussi partie de ce qui nous construit, non ? Je regrette qu'il n'y ait pas ici de moyen de vous envoyer un petit mot rien que pour vous car je n'ai pas l'habitude de livrer mes sentiments en dehors d'une sphère privée et j'aurais préféré vous envoyer un peu d'amitié de façon plus particulière à vous et aux Tarquinet, Tarquinette et Tarquinou.
Si vous avez envie un jour que nous discutions, ce sera avec plaisir. Vos mots m'ont émue et fait revivre certaines émotions - pas oubliées, non loin de là - juste apaisées et c'est déjà ça.
Je ne signerai pas "Veuve X...." parce que "techniquement", je ne le suis pas : je ne suis jamais passée devant Mr le Maire. Mais dans mon coeur et dans mes tripes je le suis, deux fois (et oui, ça arrive, pas de veine ? Non, je ne me considère ni plus ni moins "malchanceuse" que quiconque, c'est ma vie, c'est tout....). La première fois j'avais 29 ans et nous essayions de faire un bébé, la deuxième fois j'avais 38 ans et il n'en était pas encore question. Aujourd'hui j'en ai 41 et je n'ai aucun p'tit lou dont les yeux pourraient me rappeler J ou P. Parfois je m'en félicite, parfois je le regrette. J'ai entendu dans vos textes (et parfois en vrai sur mes hauts-parleurs) des rires d'enfants qui aident sûrement à se tenir debout jour après jour....
Je vous remercie en tous cas pour ce petit bout de chemin fait avec vous aujourd'hui. Il est important pour beaucoup, et pour vous, j'en suis sûre.
Tendrement à tous les quatre
Mon grand-père est mort au retour de Dien-Bien-Phu, sur la route en France, juste avant que ma grand-mère ne puisse le revoir. Deux garçons et une petit fille. Les deux derniers ne se souviennent pas de leur père, et la troisième ne l'a jamais vu. Merci de m'avoir fait prendre conscience de quelque chose. Merci encore.
L'émotion m'assaille après la lecture de ce billet. C'est consternant de banalité, je sais... Ma belle soeur s'est retrouvée dans une situation analogue, 34 ans, deux filles (6 et 4 ans) et des jumeaux de 5 mois, lorsque +ric, (37 ans) est mort d'un cancer généralisé. 14 ans après, nous ne l'oublions pas et en parlons le plus possible avec ses enfants qui en ont gardé très peu de souvenirs. Aussi étonnant que cela puisse paraître un énorme sentiment de culpabilité m'assaille lorsque je pense à eux (ma vie de famille est banalement heureuse...) et alors que je découvre votre blogue, ce même sentiment m'anime...J'aimerais être Dieu (dommage je suis athée) et réparer toutes les monstruosités et injustices dont les humains sont victimes.