Tendre l'endroit de blanc. Et puis le couvrir d'encre.
Je viendrais oublier tout ce gris dans lequel je me noie. Ces inespérances sans cesse réaffirmées.
Les platanes offrent en cette saison un précieux prétexte à mes larmes. La matin et puis le soir, j'en arrose mon biclou. Comme si celles-ci pouvaient délaver le gris de son cadre. Et aussi celui de ma vie.
Il y a d'abord eu le gouffre. Et puis la terreur. Plus tard, lorsque l'effroi a allégé sa prise j'ai cru que la vie recelait encore quelques espoirs. Je ne sais plus bien pourquoi.
Ici je vais mettre du blanc...
Immaculées déceptions
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 30/06/2010
Chagrine Tarquine
Fémin Actu, 100% féminin, 100 % grossière et 100 % malotrue !
Qu'on se le dise, vivons cachés !
Recouvrons-nous la tête d'une burka et affublons le visage de nos enfants de masques !
En ces temps du numérique où tout le monde fige le monde en un clic, terrons-nous en ces hauts lieux où à défaut d'y respecter le droit à votre image, on y oublie les plus simple des politesses !
Oui, je suis coupable ! +minemment coupable d'avoir exposé céans des représentations de mes enfants. Tellement coupable qu'ils ne méritent plus la moindre protection que se soit et qu'ainsi des sites d'actualité 100 % féminin ne prennent pas même le soin d'envoyer un e-mail.
Un telle requête ne présente pourtant pas la moindre difficulté technique (la source de l'image étant toujours indiquée sur les site de recherche d'image) que de s'appliquer à pondre trois phrases intelligibles et un "s'il vous plaît" dont visiblement elles s'estiment totalement dispensées au prétexte que j'ai choisi de considérer de m'en tenir à la seule protection de la loi au lieu de les escamoter de ces pages...
A défaut d'une telle précaution, il serait donc dans l'ordre des choses que via facebook et les liens d'une amie et blogueuse je découvre la tête de mon Tarquinou pour illustrer un article où le nutella serait trop gras et trop sucré pour l'Europe...
Et bien Mesdames et Mesdemoiselles de 100% féminin (principe dont le concept étrange me conduit à n'utiliser que des pronoms féminins à leur égard), j'ai l'impression que vous aussi vous êtes trop grasses et trop sucrées pour le net. Vous pourriez peut-être vous essuyer la bouche et reprendre une posture un peu plus présentable plutôt que de piocher dans les pots de confitures et de vous goinfrer en douce...
Vous essuyer les mains et prendre votre plume pour demander une autorisation aurait été au moins la preuve d'une maturité dont visiblement vous êtes totalement dénuées...

Je suis curieuse de savoir si le commentaire que j'ai laissé sous le billet (et dont la copie est visible ici) va franchir la barrière de la modération...


C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 28/06/2010
Blogs à brac
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A poil les pieds, à poil les pieds, à poil !
Je suis définitivement une femme infidèle ! (ce billet m'ayant valu un lot de visite proprement ahurissant et généré un flot de déçus de même ampleur, je me garde bien désormais de le mettre en titre).
J'ai ôté mes godasses et sur la pointe des pieds, je suis allée vagabonder sur d'autres contrées.
Bref, désormais, je sévis à cet endroit : Courir nus pieds.
Je ne vais pas abandonner les lieux pour autant ! Simplement, je sais qu'il est temps pour moi de changer la couleur de murs et de retrouver le goût des billets courts et délurés.
Bref, il est temps maintenant de mettre les mains dans le cambouis ici.
A moi dotclear 2 et ma troisième colonne !!
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 22/06/2010
De bric en vrac
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Voir venir...
Voir venir... J'ai maintenant hâte de changer les lieux, de me réapproprier l'endroit. J'y ferai du court ! Je vous harasserai de tranches de 145 caractères par repentir de ne pas savoir écrire en 140 de ceux-là même !
Las ! Mes trois colonnes ne sont pas prêtes
La faute à ce temps trop couard qui n'en finit plus de s'ensauver devant moi !
La faute aussi à mes doigts gourds sous lesquels se crispent thèmes et fioritures... Une page blanche en attendant ? Un titre et une page blanche... pourquoi pas ?
Sur cette page je vous dirai alors pourquoi je cours nus pied.
Et aussi combien c'est bon de sauter dans les flaques...
Oui, j'ai plus envie de tripoter les mots que les div ou span... une page blanche en attendant de voir venir...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 08/06/2010
De bric en vrac
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L'un mesure et l'autre saute quand la troisième danse
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 17/05/2010
Les Tarquinioles
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Métaux lourds
Je rêve d'un cœur d'airain.
Dans mon harnois je ne craindrais ni le sort, ni la mort.
Alors je cesserais mon guet dans la crainte de leur cinglants ricochets.
Et puis je dormirais un peu. Je fermerais les yeux et je m'abandonnerais un peu.
Mais le plomb n'est pas l'airain.
Et je n'ai que le premier pour armure.
Je croyais que la vie me tenait, parfois même contre mon gré.
Je me trompais.
J'ai trop fréquenté la mort pour en aimer encore le commerce.
Et si j'ai moins croisé le venin que le ventre mou des désenchantés, les deux empruntent tant à sa logique qu'à ses façons.
Je n'ai su que faire des besogneux mensonges pas plus que des demi mesures mort-nées.
Il me reste la ouate pour étouffer cris et envies puis oublier ce que confiance veut dire.
Enfin, remplir ma vie de mouvement pour en accepter le vide.

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/05/2010
Chagrine Tarquine
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Verrières et lumières à la Gare du Nord
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 10/05/2010
Déambulations
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Les gants du bouilleur de cru
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 08/05/2010
De bric en vrac
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L'échine et le temps qui passe
Un jour, je vais mourir.
Ecrasée. Par le poids de ma vie.
Pour l'heure, j'aimerais juste une minute ou deux.
J'écrirais.
Et si j'étais raisonnable, je dormirais un peu.
Là, je vais reprendre son cours.
A tombeau ouvert.
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 06/05/2010
De bric en vrac
Bricablog two coming soon
Je l'ai cajolé, flagorné pour tenter de la conserver mais cette ingrate troisième colonne ne voulait rien savoir : fourbe, c'est par le bas qu'elle se carapatait ! J'ai fini par la coincer pour la plaquer contre le mur ! Le corps à corps à été si long que je n'ai pas encore fini de repeindre tous les murs (la déco des billets pris isolément est à peine ébauchée). C'est par ici que cela se passe (avant la migration définitive céans) et vos commentaires —et critiques— sont les bienvenus !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/05/2010
Blogs à brac
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Neige & gamelle...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 21/04/2010
Les Tarquinioles
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La pêche aux ronds...
<-ne ou robot ?
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 19/04/2010
De bric en vrac
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Quand j'étais heureuse... et ben, je savais que l'étais ! Et je le sais toujours...
Dans leurs chambres, il est un album de photographies tout corné d'être feuilleté et trimballé de l'un à l'autre. Un album de photographies qu'ils regardent seuls.
Ce soir, Tarquinou et moi avons lu un livre. Un livre qui ne l'interessait guère. Il voulait surtout ma main. Et plus encore des câlins. Des câlins au petit dernier qui devient si grand que bientôt il n'en voudra plus, cela ne se refuse pas... Je me doutais bien qu'il avait quelque chose à me dire...
- Papa me manque.. Moi je n'ai pas de souvenirs... tu te rends compte maman !? je n'ai jamais vu son visage !!"
- Oui, mon petit chat, mais tu sais il t'aimait tellement qu'il t'aimera toute ta vie, tu sais ça ? Tu veux voir son visage ? "
- Oh oui maman !!
Un disque dur et trois clics plus loin, nous voilà 7 ans avant. Papa avec son dernier dans les bras, sur les genoux, avec l'un qui dort sur l'autre, et puis l'autre qui lui fait des blagues en soufflant dans un tuyaux, et... et... et des enfants radieux. Et moi qui raconte, qui montre tout ce bonheur qui crève l'écran de mon vaio. Et là, le grand qui danse de joie, et là, la belle avec des cheveux roses et des rires plein la bouche et... et... et... la voix de maman qui s'éraille et les sanglots qui débordent... et le petit qui pleure aussi, et moi comme une cruche à lui dire que "c'est rien, c'est rien, c'est rien..." comme s'il ne voyait pas que je me répands... Putain.. qu'est-ce qu'on était heureux...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 15/04/2010
Tarquin et Tarquine
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Dotclear mon amour (1) : le thème d'origine...
Oui, c'est décidé le bricablog va changer de version, et... changer de thème. Une troisième colonne pour écrire des broutilles.
J'ai très envie de broutilles ! Et pour cela il me faut changer l'aspect des lieux. Je leur ai confié tant de poisse que les tapisseries s'en sont empreintes... Un autre thème donc. J'ai des idées.
Et un manque de temps criant pour les réaliser sauf que... la semaine prochaine, je file vers les cimes avec marmailles, skis et VAIO ! Et les Wi-Fi y étant peu sûrs, j'ai installé wamp server et une jolie version locale de dotclear 2.1.6. J'ai aspiré la documentation dédiée sur mon disque dur et s'il me reste un brin d'énergie après la préparation du p'tit déj, la chasse au gants et au forfait du grand, les courses en vitesse, quelques pistes avec les deux benjamins, le repas du midi, la chasse aux lunettes, à la crème solaire et les minutes pour être à l'heure aux départs des cours, l'après-midi de ski avec le plus grand —et là on fonce sur les pistes sans autre répit que les remontées mécaniques — le goûter, les courses, le ménage, le repas du soir, les bains, et deux ou trois trucs que j'ai oubliés— alors dans une dizaine de jours, vous devriez peut-être voir du changement !
En attendant, en farfouillant dans mes fichiers j'ai retrouvé une version qui tient particulièrement à cœur : c'est la première des lieux, celle que j'avais bidouillée pour la peindre en rose et rajouter des colifichets tantôt à droite, tantôt à gauche....
Je ne résiste pas à vous la faire partager pour la journée... Je suis certaine qu'elle rappellera des souvenirs à nombre d'entre nous...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 14/04/2010
Blogs à brac
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Soutache, vipère et... cycliste
Notes pour plus tard :
- prévoir une colonne supplémentaire pour mettre des petits riens, humeur ou badinage, crachouillis ou mignardise.
- Soutache... il me plaît ce mot pour la désigner cette supplémentaire colonne ! " Galon
étroit et plat, à deux côtes, qui orne un vêtement en cachant les
coutures ou en figurant par ses entrelacements des dessins variés. Soutache de coton, de laine, de soie; broderie
de soutache. "
- J'y dirais ce qui m'amuse ce jour : "Lors de
l'inauguration de DECATHLON (photos), les personnalités présentes
se satisfaisaient de l'implantation d'une telle enseigne,
considérée comme locomotive commerciale. « Il
vaut mieux être une ville avec qu'une ville sans - DECATHLON ! +.Lorsque l'on sait que la ville en question — Soissons— abrite depuis je crois une dizaine d'année un magasin Go Sport... je pouffe mais je pouffe !!
- J'y dirais aussi qu'un homme en vélo m'a enrhumé ostensiblement. Je redémarrais d'un feu écarlate devenu pers. Il avait son élan et la superbe de ceux qui règnent sur le pavé. Le mollet rond, la trajectoire sûre, le frein calibré... je savais, à ces petits riens coutumiers que l'on partage, qu'il était un as de la rue... Mais bientôt la rue est devenue pentue, et... si, à regret, mes gambettes ne courront pas le marathon de paris dimanche, elles ont conservées de sa préparation, une certaine vigueur... Il était devant moi et je savais qu'en un coup de pédale j'allais l'envoyer derrière. Mais 30 ans devait nous séparer. Et je pensais que j'aimerai bien avoir la pédale aussi verte que lui dans 30 années... Il n'en a jamais rien su, mais j'ai pensé lui être agréable en gardant la lanterne quand il tenait le phare...
Note pour maintenant : il n'y a aucune justification à parsemer mes phrases de puces... mais que les listes sont belles... elles invitent à les poursuivre et les poursuivre encore...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 08/04/2010
De bric en vrac
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Bricablog 1 vers bac à sable 2
6 ans de blougounage par le chas d'une aiguille : 5 minutes chrono !! Mille mercis monsieur Help-pep, l'artiste qui cisèle le code !
Mon bac à sable revêtu d'une robe piquée à Kozlika me convainc d'y poursuivre plus que jamais mes pâtés !C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 08/04/2010
Blogs à brac
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Béquilles, huile et peintures
"Adieu veau, vache, cochon, couvée, finis les beaux rêves" j'ai troqué un marathon contre des béquilles au prétexte —inouï— d'une méchante fissure au niveau du Lisfranc, le tout avec contusion et épanchement articulaire local. Je fuis le métro où s'étalent les affiches de l'épreuve et si je fais la maligne sur mon vieux biclou, j'ai le moral en berne sans pouvoir fuir mon cafard avec de longues cavalcades... Six semaines d'arrêt com-plet ("complet-complet, hein ?" m'a répété mon médecin, l'œil goguenard cherchant mon regard... "vous risquez de ne plus pouvoir courir du tout..." a-t-il ajouté pour me convaincre de l'impérieuse nécessité de calmer mes ardeurs)
Dimanche je resterai donc chez moi... dans ma banlieusarde commune où se tient... la grande course populaire municipale annuelle ! Celle où l'année dernière j'avais reçu une jolie breloque sous les yeux émerveillés de ma Tarquinette, celle où j'avais fait tombé la barre des 12 km/h. Mégaphone et cotillons jusque sous mes fenêtres, je ronge mon frein moitié riant, moitié pleurant...
Et puis, il m'est venu une idée lumineuse : cela fait 6 ans que le bricablog n'a pas quitté ses penailles...Six ans où les versions de dotclear 1 se sont succédées mais sans que je ne parvienne à envisager le grand plongeon vers dotclear 2 au bête prétexte de ne pas changer les rideaux. Ceux-là qui tantôt clos, tantôt ouverts m'ont permis de conserver la lumière d'un monde qui me semblait perdu.
Je crois qu'il est tout simplement temps pour le bricablog de huiler sa mécanique et puis de secouer un peu ses oripeaux... +pousseté, le rose de son teint a, sans doute tout à gagner... Et pour être tout à fait honnête je sens que ma vie a désormais trop changé pour ne pas vouloir marquer la rupture avec des années qui ne tenaient du rose que par la magie d'un code #fff4ff...
Non, il n'y a aura pas de marathon dimanche. Mais j'ai dans l'idée que faire passer mes archives par le chas d'une aiguille risque de me valoir d'aussi valeureux efforts !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 07/04/2010
De bric en vrac
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Depuis la coursive
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/03/2010
Déambulations
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Les corps perdus
Oui, l'on peut me dire que c'est cela le Beau. Peut-être est-il cela. Mais (et sans la moindre forme d'animosité à l'égard de celui dont je pointe le lien et dont j'apprécie autant l'enthousiasme que la photographie) suis-je donc la seule à voir la déraison de ces corps-enjeux dont l'insolence et la démesure se vêtissent des mains d'un corps honni ?...
From the Front Row.... Lanvin by Garance Doré Studio — The Sartorialist
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 20/03/2010
De bric en vrac
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Tarquinou chouchou hibou caillou ...
..."Tarquinou, enfin ! Mais pourquoi donc clamer devant ton irascible sœur que tu es "le petit chouchou de Maman" !! Outre que c'est faux, c'est pure provocation !"
Et lui me regarde avec ces yeux-là...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 15/03/2010
Les Tarquinioles
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La lèche du commentaire, le dragon et le remonteur de temps
Compte tenu des commentaires précédents, je tiens
absolument à préciser la définition de
la lèche du commentaire. En effet, n'est pas
lèche du commentaire qui veut ! D'abord il ne faut pas
oublier qu'il s'agit d'un parasite. La
lèche du commentaire entend donc, et avant toute chose,
tirer un bénéfice de son intervention (le plus
souvent à l'aide d'un lien vers une page mais tous les cas
de figure sont possibles). Par ailleurs le signe
caractéristique de la lèche du commentaire est de
commenter avec peu de discernement ! Le cas le plus flagrant
étant le "Waouh
c'est super ce que tu écris, je suis contente pour toi
" sous un billet à faire chialer Landru. J'en
ai abrité quelques très beaux
spécimens sur ces pages mais je dois faire l'aveu que je
les ai méthodiquement (avec un soupçon de
sadisme) grillés au lance-flammes... Bref, et
malgré ma jolie forme de dragonne retrouvée que
les gentils commentateurs qui me font l'heur d'un joli mot n'aient
crainte : il semble bien que j'ai laissé — au
moins pour un temps — l'usage de ma lance incendiaire !
Et j'en profite pour vous faire part, toujours dans le microcosme de la
course à pied, de ma découverte d'un nouvel
animal numérique : le remonteur de
temps ! Je vous explique, en course à pied le
principe c'est que le chrono se déclenche sur la ligne de
départ et s'arrête sur la ligne
d'arrivée. Habituellement nous suivons donc un cheminement
chronologique cohérent à savoir que le temps
s'écoule au fur et au mesure des mètres
parcourus. Et bien sur internet on trouve des animaux bizarres dont les
temps finaux sont inférieurs à ceux qu'ils
avaient 200 mètre avant ! Oui! Vous avez bien lu : ils
remontent le temps ! Exploit qu'ils ne réalisent d'ailleurs
qu'à la faveur d'un lectorat néophyte. C'est beau
la technologie hein ? Je ne sais pas si c'est beaucoup plus
glorieux que ceux qui se goinfrent de Ventoline mais c'est moins
dangereux pour la santé... Longue vie à eux donc
(ce qui semble aller de soi quand on connaît leur surnaturel
pouvoir).
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/03/2010
De bric en vrac
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Les animaux du net (et le retour du dragon...)
Il y a trop longtemps que je fricote sur le net pour ne pas
avoir une
propre et empirique classification des espèces qui s'y
nichent.
Chez les vertébrés, il y a le troll
velu
évidemment. Encore qu'avec le temps on s'aperçoit
que le poil ne fait pas l'animal et — force de son adaptation
sans doute— il se présente sous des
aspects les plus divers ; de cosmopolite, il est devenu
protéiforme. Les invertébrés abritent
quant à eux tout un florilège de parasites aussi
divers que variés : le cybersquatteur
(forme évoluée de cet embranchement) mais aussi
le tænia
du trackback ou la lèche
du commentaire dont la particularité est de
passer — sans relâche— de la brosse
à reluire à son hôte !
La course à pied et ma fréquentation des lieux numériques y associés m'a convaincu que mon classement était robuste et que nouvelles terres ne signifiaient pas nouvelles bestioles. En revanche, et c'est là où l'on mesure la force de l'environnement, certaines espèces y prospérent bien plus qu'en autres biotopes !
Prenez le coq de forum, par exemple. On a TOUS connu un coq de forum, un qui sait tout mieux que tout le monde, qui est le plus fort, le plus beau, qui le clame et qui vous anéantit de sa superbe... Le coq de forum, le vrai j'entends, celui avec une crête et des ergots, est certes un animal grégaire mais rarement sédentaire ! Après avoir niché dans un forum une paire de jours, de mois, exceptionnellement, pour les animaux les mieux entraînés, une ou deux années, il finit toujours par devoir le quitter et repartir par le net chercher un autre gallodrome. Soit les lieux qu'il a quitté se sont vidés au fur et à mesure de ses interventions ciblées (exaspération, intimidation, parfois brimade) n'offrant ainsi plus d'adversaires — mais surtout de public — à sa mesure ! Soit, et c'est le cas le plus fréquent, il a été proprement sommé de transporter son baluchon sous d'autres cieux !
Et
bien figurez-vous qu'avec la course à pied j'ai
découvert une espèce sédentaire ! Un
coquâtre de salon qui dispense science et morgue à
un parterre de dames... Icelles, parce qu'elles sont bien
élevées tentant de faire abstraction du
fâcheux pendant que d'autres se pâment qui devant
ses muscles, qui devant ses perfs. Peu au fait des mœurs de
l'endroit et bien que timide, il m'est venu l'idée (absconse
!) de ne pas faire — pour un iota — chorus avec
les vierges ...
Las ! que n'avais-je pas fait là, l'homme
m'adresse personnellement un message (quelle grâce
m'accorde-t'il donc là !) pour me faire part de son avis,
non pas sur le iota discuté, mais sur une prose
pondue
ailleurs, et dont il me souligne l'ineptie. Soit.
Très
soucieuse de ne pas polémiquer en dehors de chez moi, je me
suis simplement permise de lui faire remarquer que je concevais
parfaitement qu'il n'apprécie pas mon verbe avant
— quand même— de prendre publiquement,
bien que pudiquement, la défense d'une
malheureuse qu'il avait cloué au pilori de son
écrasant mépris.
Le net est trop grand
— et je crois mes terrains de jeu trop nombreux —
pour ne passer pas mon chemin. Mais je dois dire que depuis
l'épisode je regarde amusée les mœurs
de l'endroit ! Le gallinacé est en
réalité plus malin qu'un singe. Sa foudre ne
s'abat que sur la valetaille (laquelle se trouve ni plus ni moins
sacrifiée par toutes les autres pour s'assurer de son
auguste présence) et il se garde bien de provoquer les
gardiennes du temple auxquelles il dispense force conseil (et narration
d'exploits passés). Enfin, en présence de plus
illustre que lui, il se fait discret, se contentant de marquer sa
présence de phrases lénifiantes et
consensuelles...
Si ce n'était des considérations
assez tristes qui me viennent sur les rapports entre hommes et femmes
et les progrès qu'il nous reste à faire, ainsi
que l'embarras de certaines que je devine peu dupes, je crois que l'on
pourrait s'amuser franchement du personnage si emblématique
des lieux communautaires. Une chose est sûre...
l'espèce n'est pas menacée d'extinction ! Ce qui
me chagrine cependant c'est qu'elle semble ne devenir
sédentaire qu'à la faveur d'un lectorat
féminin... Il ne me reste plus pour parfaire mon observation
qu'à trouver un forum abritant une poulette
régnant sur une basse cour de poulets...
Et ces considérations sont si longues que je les cesse là incontinent et vous parlerai une autre fois de l'animal extraordinaire qui, en parcourant 200 mètres, parvient à faire reculer le temps !
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 10/03/2010
De bric en vrac
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Autodafé
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
Pas un jour sans penser à lui.
Au détour d'un son, d'une odeur, d'une couleur,
En regardant un enfant. En regardant grandir les siens.
Il n'y a plus qu'eux pour deviner mes larmes.
Pour savoir pourquoi ma voix s'enroue et mon front obstinément se baisse.
"Rien mes enfants, rien, ça va passer"
Et la vie qui continue parce qu'il faut que ce soit ainsi.
Taire sa peine. Ne pas la laisser s'épanouir.
Oublier combien il m'aimait. Oublier combien je l'aimais.
Ne pas dire le goût qu'avait le bonheur, avant...
Ne pas s'en souvenir...
Ne pas le laisser brûler ce qu'il me reste d'avenir.
Oublier.
Pas un jour sans penser à lui.
Et la vie qui continue...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 04/03/2010
Tarquin et Tarquine
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Le tube cathodique
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 02/03/2010
Les Tarquinioles
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Petits mots sur sac en papier...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 26/02/2010
Les Tarquinioles
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L'infidélité que l'on consomme dans les "toilettes-dames"
L'honnêteté m'oblige à vous le dire, je déverse — du moins s'agissant de mes cavalcades — mes circonlocutions sur d'autres terres...
Les gens qui me font le plaisir de passer par ces pages n'étant pas forcément friands de connaître le régime des inscriptions en ligne des courses à pied, ou des afféteries du logiciel SportTracks, cela ne m'a pas sembler constituer la moindre infidélité à ces carnets auxquels je suis tout particulièrement attachée.
En revanche, il est un billet, un billet qui à mon sens aurait pu aussi être écrit autant par la plume de Tarquine que de celle d'Aurélie. C'est donc sans vergogne et sous cette excuse absolutoire que je m'en vais m'autociter :
Qu’on se le dise, les toilettes, et davantage encore les toilettes-dames sont à l’organisation des courses pédestres ce que la numérotation est au Code civil, la pâte à choux à une pièce montée et la rime au poète : sans elles l’œuvre est gâchée !
Eu égard au peu de considération qui semble animer nos gentils organisateurs à prévoir des lieux d’aisance en nombre suffisant, il m’apparaît tout à fait indispensable de rappeler à ceux-là, les constantes physiologiques supportées par le genre humain :
* Contrairement à une idée communément reçue de nos édiles municipaux et d’une majorité d’argentiers chargés des questions d’hygiène, les Français — et a fortiori les Françaises — ont des besoins naturels ! Oui, oui, vous lisez bien ! En dépit de ce que pourrait faire accroire l’absence de toilettes dans nombre de lieux publics (mais non chez nos voisins européens ou d’outre-atlantique) les citoyens Français ont une diurèse totale quotidienne moyenne de 0,8 à 1,5 litres ainsi que des selles dont le poids moyen est de 150 g. qu’ils évacuent en se rendant 3 à 5 fois aux toilettes par jour.
(...)
L’indice “toilettes-dames”, l’éloquent révélateur de l’organisation des courses pédestres…

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 23/02/2010
Cavalcades
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Quand le foulard leur tombe devant les yeux...
Je cite (in fine du texte) :
"l'objectif est d'agir ensemble afin d'en finir une fois pour toutes avec l'exploitation et toutes les oppressions." — Avec ou sans foulard, nous sommes d'abord laïcs —
La bonne blague ! Et pourquoi pas le foulard comme étendard de la liberté pendant qu'on y est ?
" En finir avec toutes les oppressions " dites-vous ? Heu... peut-être faudrait-il pour être crédible ôter les marques de soumission que vous arborez...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 12/02/2010
De bric en vrac
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Les banques, internet et le bas de laine
A la suite d'une mésaventure que je narrerai sans doute un
jour prochain (j'attends d'avoir recouvré l'ingralité des
prélèvements indument ponctionnés
avant de tremper ma plume dans le vitriol...) il se trouve
qu'après de longues décennies où j'ai
reconduit tacitement un paisible contrat de compte souscrit
auprès d'un établissement financier, j'ai
très hâte désormais de me
séparer de celui-ci !
Je jette donc désormais un œil plus bienveillant
qu'autrefois sur toutes ces réclames qui se vantent de ne
vouloir que mon bonheur en faisant main basse sur mon argent...
Bienveillant peut-être mais encore tout à fait
bovin... Bref, que la banque Fortuneo, me demande, et à la
seule fin de m'envoyer
une documentation gratuite, mon état civil quasi
complet, la totalité de mes coordonnées postales,
numériques et téléphoniques ainsi que
le montant de mes revenus mensuels m'a fait passer l'envie de leur confier
quoique ce soit...
Je dois concéder que je suis assez
sidérée par les renseignements que
les établissements financiers s'autorisent — sans
aucune contrepartie — à
récolter sur la toile sans que quiconque ou presque ne s'en
offusque. J'ai bien envisagé une seconde de modifier mes
critères de sélection et d'y inclure la condition
du respect des données personnelles sur le net mais
franchement une banque éthique...
Sur ce, je m'en vais tricoter un bas à mailles
serrées...
C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 11/02/2010
De bric en vrac
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Les petits riens, l'indispensable ensemble d'entiers naturels
Papotages. Croisée d'ogives et contrefort.
Lumière
et grandeur. Dans la voiture une petite voix ose alors timidement une
question : " Dis Maman, le gothique c'est une religion
satanée, c'est çà ? "

A battre la mesure avec la semelle de mes runnings, j'ai trois fois
fait le tour de mes fichiers.
Je me souviens que dans une vie antérieure, j'avais des
disques...
Deux grands tiroirs qui abritent les miens au milieu de tous les siens.
Les siens que je regarde enfin. Entre le 18ème qui me
bornait et le 20ème qui l'abritait, il y avait une petite
île mélodieuse où nous savions nous
retrouver.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires.
Mille et une histoires. La mille et unième est celle de ce
disque-là que je ne saurais distinguer des autres. A un
détail près.
Il est encore cellophané.
Deux grands tiroirs remplis d'histoires...

Cavaler. Courir. Oublier.
Fuir mais pas seulement.
Avancer puisque la vie m'est restée.

C'est ce que Veuve Tarquine a écrit le 07/02/2010
De bric en vrac
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